Avec l’intensification de l’épidémie à l’entrée de l’hiver et après un premier confinement de 2 mois au printemps, la France se reconfine ! Les restrictions et limitations de la pratique sportive, notamment en VTT, reprennent. Rien n’a changé ou presque avec, toujours, la sacro-sainte règle 1h/1km ! Mais quelques-uns s’organisent pour faire bouger les choses…

 


 

 

Avec le deuxième confinement 2020 qui nous concerne actuellement, les restrictions sont de retour… Dont une qui nous touche particulièrement, nous, pratiquants d’une activité physique extérieure qui peut être individuelle : celle du 1h/1km, qui ampute franchement la sortie VTT !

Comme l’attestation le confirme, où les cases à cocher et les motifs n’ont guère changé pour les pratiquants amateurs, ça n’a pas beaucoup évolué depuis le premier confinement. Au point que l’on puisse se demander ce que l’on aurait appris ou retenu du premier acte… Pourtant, depuis, de l’eau à couler sous les ponts…

 

 

Mobilisation

C’est ainsi que la Mountain Bikers Foundation s’indigne et s’active pour faire bouger les choses. Notamment à propos de cette limitation qui nous porte peine, et même préjudice pour certains, quand elle ne semble tout simplement pas contre-productive !

Une tribune commune, soutenue par 16 signataires dont des docteurs, des fédérations sportives – cyclisme, athlétisme, randonnée, triathlon… -, des regroupements d’entreprises… voit le jour pour demander la levée de cette restriction. Enfin !

Cette tribune pointe notamment du doigt les risques liés à la santé mentale et physique d’une population en manque d’activité physique. Ou encore la fréquentation en hausse de certains endroits où tout le monde se trouve contraint d’aller alors qu’un rayon d’action plus important limiterait ces phénomènes. Ou enfin, la rupture que cela constitue avec les habitudes de chacun en terme de mobilité. 

Une proposition qui vise aussi à rejoindre nos voisins européens confinés et à harmoniser nos pratiques entre les pays. Surtout que, logiquement, la pratique sportive individuelle en extérieur ne semble pas favoriser la contamination !

 

 

Qu’en penser ?!

Nous soutenons cette initiative. D’une part, puisqu’on partage au quotidien le constat des aberrations que le 1h/1km soulève parfois, selon les circonstances. D’autre part, puisque depuis la reprise du confinement, nous nous étonnions de ne voir aucun enseignement tiré, ou presque, pour améliorer cette seconde période de restriction de l’année. Cette tribune en est le premier signe.

On rappellera tout de même à chacun de rester digne et responsable lors de ses sorties VTT pour limiter le risque d’infection et d’accident : dans le respect des règles sanitaires actuelles, dans la modération de la prise de risque et dans une pratique qui doit rester individuelle ou limitée au cercle restreint des personnes avec qui ont est confinés.

Ne donnons aucun grain à moudre à ceux qui souhaiteraient s’opposer à nos intérêts. D’ici là, on reste attentif à l’évolution et au possible aboutissement de cette demande tout en limitant au strict minimum l’abord de cette période morose dans nos colonnes, surtout pour ceux dont le VTT reste au garage… 😉 

 


 

Mise à jour du 25/11 – Sans que l’on puisse établir un réel lien de cause à effet, les dernières nouvelles vont dans le sens des revendications évoquées ici. Au 28 novembre, les restrictions en vigueur sont allégées et le confinement s’assouplit. Les 1 h/1 km font partie des mesures qui évoluent. Il est désormais question d’une pratique sportive dans un périmètre de 20 km autour de chez soi, et pour une durée de 3h…

 

Tribune commune

 

Pour la santé de tous : limitons les contacts plutôt que les sorties !

 

16 signataires, dont la MBF, demandent à travers une tribune la levée de la limite d’un kilomètre du domicile pour le motif d’activité physique, comme dans les autres pays européens.

Alors que le deuxième confinement pourrait durer plus longtemps que le premier, autorisons aux citoyens un accès responsable à l’activité physique individuelle en extérieur. L’usage du vélo, la marche et le running relèvent de questions de santé publique tant physique que mentale !

Il est désormais établi que la pratique individuelle en extérieur expose peu au virus. Ainsi, une pratique en extérieur présente bien moins de risques qu’en intérieur, et quand elle est individuelle, le risque de contamination devient quasi nul. Ce qu’il faut éviter, ce sont les regroupements denses, a fortiori en intérieur.

Nous comprenons la nécessité de limiter autant que possible les sorties, mais uniquement dans le but d’éviter les regroupements. Ainsi, la restriction de distance nous semble totalement contre-productive. En effet, elle entraîne de nombreux effets pervers :

• Le rayon d’un kilomètre rend la pratique peu attractive, voire désagréable, là où il faut au contraire l’encourager, en particulier pour les personnes atteintes de maladies chroniques.

• En zone dense, la limite d’un kilomètre favorise les regroupements dans les rares espaces verts. Une levée de la restriction permettrait aux citoyens mobiles de pratiquer ailleurs et ainsi laisser le bénéfice de ces espaces verts de proximité à celles et ceux qui sont moins mobiles.

• Il est établi que l’accès à la nature participe à l’équilibre psychique des individus. Être en mesure de s’exposer à des grandes aires boisées ou enherbées n’est pas toujours possible dans un rayon d’un kilomètre.

• Les usagers du vélo et des autres modes actifs, particulièrement s’ils ont l’habitude d’être équipés de manière sportive pour se rendre à leur travail ou effectuer leurs courses essentielles pourraient être soupçonnés de mentir sur le motif de leur déplacement afin de s’affranchir de la limite d’un kilomètre. Ainsi, lors du premier confinement, de nombreux marcheurs, coureurs à pied ou usagers du vélo ont été abusivement verbalisés à cause d’une mauvaise compréhension du décret par les forces de l’ordre (comme confirmé par l’ordonnance du Conseil d’Etat du 30 avril 2020 suite au référé-liberté de la FUB). En effet, les mobilités actives, – usage du vélo, marche et le running dans toutes ses formes – ont la particularité de permettre à la fois une activité physique de qualité et un déplacement efficace, sans risque de contamination.

Cette tribune presse est soutenue par 16 signataires :

  • Docteur Alexandre Feltz – Médecin Généraliste
  • Docteur Gérald Kierzek – Urgentiste
  • Fédération Française de la Randonnée Pédestre
  • Filière Nationale du Commerce et de la Réparation du cycle et du motocycle
  • Vélo & Territoires
  • Fédération Française de Cyclisme
  • Fédération Française de Cyclotourisme
  • Mountain Bikers Foundation
  • Fédération Française de Course d’Orientation
  • Fédération Française d’Athlétisme
  • L’Heureux Cyclage
  • Fédération Française de Triathlon
  • Syndicat National des Moniteurs Cyclistes Français
  • Fédération française des Usagers de la Bicyclette
  • Club Villes & Territoires Cyclables
  • Union des entreprises de la filière du Sport, des Loisirs, du Cycle et de la Mobilité Active

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