Dans le milieu du vélo, Taïwan est connu de toutes et tous et il y a fort à parier que les vélos sur lesquels vous roulez en ce moment sont estampillés “made in Taïwan“, sortis de l’une des nombreuses usines de l’île dédiées à la production de cadres ou l’assemblage de vélos. Ce pays reste malgré tout assez mystérieux pour beaucoup d’entre nous, et souffre de beaucoup d’a priori. “Que des usines, des villes blindées qui grouillent de monde…

 


Temps de lecture estimé :  30 minutes – Récit & photos : Thomas Lecoq


 

 

Et sinon, ça roule là-bas ?

Pourtant, loin des préjugés, ce pays regorge de surprises… Il y a apparemment bien plus que cela à Taïwan ; une culture riche, des gens simples, une cuisine à se lécher les babines, une nature luxuriante jamais très loin… C’est un pays qui s’ouvre au tourisme et qui souhaite se faire une nouvelle image.

La question semble un peu stupide, mais alors que Taïwan est au cœur de la fabrication des vélos, est-ce que les gens sur place roulent aussi ? Est-ce que la scène VTT est active ? Y a-t-il moyen de faire du VTT à Taïwan ? Si oui avec qui et comment ?

Nous avions l’an dernier avec Fabrice – lors de notre voyage en Thaïlande – fait la connaissance d’un groupe de sympathiques enduristes Taïwanais. J’ai saisi cette année l’opportunité d’aller à leur rencontre pour échanger avec eux et rouler sur leurs chemins, afin d’avoir une réponse à la question qui nous anime et qui est à la source de nos voyages : et sinon, ça roule là-bas ?

 

 

À propos de Taïwan

Taïwan est une île de 400km de long pour 120km de large, située entre le Japon et les Philippines et à 160km de la côte sud-est chinoise, qui compte 23 millions d’habitants. Cet espace relativement petit abrite à la fois le charme de l’Extrême-Orient, une nature subtropicale, la culture chinoise et plusieurs religions asiatiques.

Taïwan – qui est un pays industrialisé jouissant d’un niveau de vie équivalent au Japon ou à l’Europe – a connu un développement exceptionnel dans les années 1970. Vu d’occident on connaît surtout Taïwan pour son effervescence économique et nous avons en tête des villes trépidantes et débordantes d’activité, ce qui est vrai. Taipei, Taichung, Tainan ou Kaoshiung sont des villes en ébullition permanente mélangeant subtilement la culture chinoise ancestrale et un mode de vie moderne et animé. Des siècles de traditions anciennes rencontrent la modernité et le dynamisme du XXIe siècle.

Ceci-dit, et peu de gens s’en doutent, la nature est omniprésente à Taïwan et l’île est composée à 60% de montagnes. Elle est divisée par une chaîne montagneuse centrale de 270km de long qui s’étend du Nord au Sud et compte plus de cent sommets de plus de 3000m d’altitude !

Les coutumes religieuses, les fêtes animées, les plats délicieux et l’art local font tout autant partie de ce pays que l’accueil cordial et chaleureux de ses habitants.

 

 

 

Taïwanese vibes…

 

 

 

 

Le VTT à Taïwan

Bien que premier producteur de vélos au monde avec une industrie de pointe et un savoir-faire reconnu mondialement, les Taïwanais ne se sont réellement mis au vélo que tardivement. Depuis une dizaine d’années ils ne se contentent plus de produire des vélos, mais se mettent aussi à les utiliser et à prendre du plaisir à leur guidon.

Sous l’impulsion du gouvernement Taïwanais qui a multiplié les initiatives, le pays voit apparaître de plus en plus d’infrastructures liées au vélo dans les villes et les événements autour du cyclotourisme et du vélo de route pullulent. Il y a de nombreux festivals organisés et le président de Giant a lui-même effectué plusieurs fois le tour de l’île à vélo, ce qui a aussi participé à l’engouement pour ce sport.

Une des cyclosportives les plus difficiles au monde attire chaque année des participants du monde entier : la KOM Taïwan et sa terrible ascension sèche de 120km où les coureurs partent du niveau de la mer jusqu’au sommet le plus haut de Taïwan à 3275m d’altitude.

 

 

D’autre part, le gouvernement n’a pour le moment pas mis les moyens comme cela a pu être fait chez son voisin Hong kong par exemple, où les autorités ont investi plusieurs centaines de milliers d’euros dans des infrastructures dédiées au VTT. Enfin les Taïwanais, bien qu’amoureux de la montagne, sont plus tournés vers la randonnée à pied qui est très populaire sur l’île.

Le VTT n’est donc pas aussi répandu que le vélo de route et le cyclotourisme à Taïwan, mais cela ne veut pas dire que le VTT soit pour autant absent, et comme souvent dans ce cas de figure, c’est sous l’impulsion de certains nouveaux pratiquants passionnés que le VTT tel qu’on l’aime se développe. Ça tombe bien, nous avons eu le plaisir de rouler avec certains d’entre eux.

J’ai rendez-vous le week-end des 8 et 9 novembre (2019) pour rouler avec Dan Chiang et Penny Chou qui sont deux figures emblématiques de la scène VTT taïwanaise. En attendant de pouvoir rouler avec eux, j’en profite pour explorer en solitaire les montagnes au nord de Taipei et je n’ai pas été déçu !

 

 

Deux sorties en solo à Taipeï vite fait bien fait…

Pendant la durée de mon séjour je suis resté essentiellement à Taipei, la capitale de Taïwan située au Nord et qui est la ville de l’île la plus importante aussi bien sur le plan économique, politique que culturel.

Taipei qui abrite 3 millions d’habitants est une mégalopole vibrante, mais pourtant entre les buildings on aperçoit une nature qui n’est jamais loin. La ville est quasiment entourée de montagnes avec le parc naturel de Yangminshan affichant des sommets à 1200m d’altitude, et les montagnes de Wulai au Sud qui marquent le début de la chaîne montagneuse Nord-Sud.

Pour préparer mes deux premières sorties en solitaire, j’ai dû travailler un peu le parcours et me renseigner sur les endroits propices au VTT à Taipei. Mon premier réflexe a été de regarder sur Trailforks (plateforme animée par les utilisateurs eux-mêmes qui téléchargent leurs sentiers) et surprise : il y a pas mal de sentiers répertoriés ! Je sélectionne donc deux endroits qui paraissent intéressants : Battleship Rock situé à Beitou pour le premier ride, WuZhiShan un peu plus au Nord pour le second.

Pour m’assurer de m’y retrouver sur le terrain, j’utilise en parallèle l’application Maps.me, une appli super pratique qui fait office de GPS, accessible sans internet si besoin et disponible en tout temps sur votre téléphone. Le gros plus de cette appli c’est qu’elle recense également les sentiers de randonnées de façon très précise. Assez difficile à croire, mais cette application est bluffante de précision ! En recoupant Trailforks et la cartographie Maps.me je ne me suis (presque) pas perdu et j’ai réussi à suivre les traces de Trailforks.

 

 

Pour accéder à ces deux spots situés à une quinzaine de kilomètres au Nord de la ville, rien de plus simple ! Un réseau de pistes cyclables Nord-Sud et Est-Ouest très bien établi longe les deux rivières de la ville et permet d’aller dans les montagnes sans quasiment prendre les routes du centre-ville. Le trajet sur ces pistes cyclables est super agréable, sans voitures, avec de grands parcs, ce qui tranche radicalement avec la circulation dense du centre ! Éventuellement si vous êtes flemmards, vous pouvez toujours prendre le métro car en effet depuis l’an passé et pour favoriser la pratique du vélo à Taipei, la municipalité autorise désormais le vélo dans le métro de la ville.

 

 

Ride solo : Battleship Rock

Battleship Rock est situé à Beitou, un endroit emblématique de Taipei pour ses montagnes et ses sources d’eau chaude. Je pars du centre-ville et après avoir longé la rivière Danshui, je traverse le nouveau quartier de Beitou et commence une ascension sur le bitume.

Je quitte les zones d’habitation et m’éloigne petit à petit de la densité de la ville. Il est bon de pouvoir prendre son VTT et de voir s’éloigner la civilisation au fur et à mesure, et le ride jusqu’au spot en lui-même, même s’il n’est pas intéressant en termes de VTT, vaut le coup car il vous permet de découvrir un autre aspect de la ville !

L’ascension sur le bitume se termine à un temple ; c’est ici que commence le sentier en terre. Je quitte donc le tarmac et attaque une montée de quelques kilomètres de piste qui m’amènent sur une zone de chemins en crêtes avec une vue dégagée sur la ville et sur les montagnes du Parc National de Yangmingshan. Les trails sont assez courts, mais c’est ludique.

 

 

En retournant au point de départ, il y a moyen de descendre par plusieurs sentiers différents et de remonter par la même montée. L’une des descentes a notamment été aménagée par des riders locaux puisqu’il s’agit d’une piste de DH avec quelques passerelles et de beaux virages relevés. Sympa ! Les chemins sont plutôt secs et assez lisses, c’est propre ! Le point haut est assez étonnant puisqu’il s’agit d’un gros rocher en forme de navire de guerre sur lequel on peut rouler, et offre un superbe panorama. Je tourne un peu dans ces chemins, c’est amusant à souhait, et même si les descentes sont courtes cela reste très ludique !

 

 

 

Ride solo : Wuzichan

Pour ma deuxième sortie dans la capitale taïwanaise et après avoir regardé les différents choix, je décide de m’orienter vers WuZhiShan.

C’est à cet endroit que se concentrent le plus de trails avec a priori le plus d’options.

 

 

Je me dirige à nouveau vers le nord de Taipei, mais cette fois vers le quartier d’affaires de Neihu, toujours en empruntant la piste cyclable le long de la rivière. Après avoir traversé ce quartier, je suis les instructions de Trailforks et j’attaque une montée qui se fait sur plusieurs kilomètres d’une route peu fréquentée. La montée sur la route est relativement longue (600m de D+) et arrive à un cul-de-sac qui laisse la place à une piste de rando pédestre permettant de continuer l’ascension.

On continue de monter gentiment, et plus on se rapproche des premiers sommets des montagnes, plus le temps est couvert et menaçant alors qu’il y a un grand ciel bleu en bas. C’est un phénomène fréquent à Taipei, les dépressions viennent du Nord-Est et se bloquent sut la barrière montagneuse du nord de la ville. Il n’est donc pas rare qu’il fasse grand soleil dans le centre-ville, mais qu’il pleuve dans les montagnes…

 

 

Arrivé au premier sommet qui est le croisement de plusieurs sentiers sur Trailforks, j’ai plusieurs options et je décide de remonter le fameux trail WuZhiShan à l’envers dans un premier temps pour pouvoir rattraper une route, puis prendre le début du chemin par le haut pour pouvoir le faire dans son intégralité. Au passage, cette partie de la montagne au nord de Taipei est assez connue des trailers à pieds puisque c’est aussi ce chemin qui abrite la traversée des montagnes nord de Taïwan, un trail organisé chaque année et balisé à l’année.

Les chemins sont bien différents de ce que j’ai pu rencontrer à Battleship Rock : beaucoup de racines, des gros rochers glissants, une humidité omniprésente avec des chemins gras. C’est une ambiance “Jurassic Park” vraiment particulière, car on se retrouve au milieu des plantes grasses et des fougères géantes dans un environnement qui est toujours humide… D’ailleurs ça ne loupe pas, plus je monte et plus le temps devient menaçant, et c’est finalement sous une pluie battante que je termine mon ascension et attaque la descente sans perdre de temps.

 

 

Le trail WuZhiShan est un trail vraiment technique, majoritairement en descente, mais avec quelques passages en montée et même un peu de portage (à moins d’être très costaud). La descente au départ est assez flowy puis cela devient rapidement de la survie (pour moi en tout cas) avec de la pente, des racines en dévers, des marches en rochers etc… Mais pourquoi je ne roule pas en pédales plates ??! J’avoue qu’entre la pluie qui tombe fort, le chemin hyper technique et sketchy alors que je suis tout seul au milieu de la forêt, je me demande un peu ce que je fous là et pourquoi j’ai eu cette idée à la c** ! Après un passage engagé et un portage, je tombe sur un abri de fortune et sur un papy taïwanais qui est en rando à pied. Tout aussi surpris que moi de croiser quelqu’un ici, on papote et il m’offre un thé vert chaud bien réconfortant.

Je continue la descente du trail, le soleil refait son apparition et cela fait le plus grand bien. Le chemin qui suit est assez compliqué avec pas mal de portages et en vérité, je commence à être cramé. Sur les derniers kilomètres les sentiers deviennent (enfin) super agréables à rouler.

On voit d’ailleurs que de par sa proximité avec la ville, c’est un chemin emprunté par les vététistes car il y a beaucoup de traces. J’emprunte un chemin dégagé qui donne directement sur le quartier des affaires alors que je suis en pleine montagne, et j’ai devant moi les gratte-ciels modernes et la ville qui s’entend devant mes yeux. Un véritable contraste !

 

 

La descente se termine ; au total une soixantaine de kilomètres dont une trentaine de vrai VTT. La pluie, le dénivelé, les portages, les passages techniques ont été éprouvants, mais c’était bien bon !

Je retourne donc dans le centre-ville pour une bonne bière, le vélo et le bonhomme couverts de boue. C’est un véritable décalage entre la frénésie de la ville et les montagnes dans lesquelles j’étais un peu plus tôt, et beaucoup de gens me regardent en se demandant d’où je peux bien sortir ! Comme lors de ma première virée, je suis super content d’avoir réussi à bidouiller cette sortie ! Ce fut à nouveau épique, mais ça valait le coup !

 

 

Dan et le crew – On fait connaissance

J’avais contacté avant mon départ Dan et Penny, deux pilotes Taïwanais, pour savoir s’ils étaient dispos pour rouler avec moi. La chance ne souriant qu’aux audacieux, ils étaient tous les deux disponibles et nous avons réussi à passer deux jours à shredder ensemble. Déjà bien content de mes premières sorties à vélo, il me tardait de rouler avec eux pour en savoir plus sur le VTT à Taïwan, et qu’ils me fassent découvrir leur terrain de jeu.

 

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La parole aux riders locaux…

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Dan Chiang

Dan Chiang n’a que 25 ans, mais c’est déjà une légende à Taïwan pour tous les passionnés de VTT Taïwanais. Il est à l’heure actuelle le meilleur pilote de l’île avec plusieurs titres nationaux à son actif et se montre ultra polyvalent. S’il a un passé de descendeur et un penchant pour cette discipline, il est également rapide comme l’éclair au guidon d’un vélo de XC dont il est le champion en titre et possède un sacré coup de guidon en Enduro. Depuis deux saisons il se consacre d’ailleurs un peu plus à cette discipline avec des résultats plutôt probants puisqu’il arrive à scorer dans le top 30 en Enduro World Series régulièrement !

Il est le seul Taïwanais jusqu’à présent à avoir roulé en Coupe du Monde de DH ou en Enduro World Series. Ce qui est étonnant, c’est que Dan fait partie aujourd’hui des meilleurs mondiaux, mais qu’il s’est formé en autodidacte, n’ayant pas d’entraîneur international et alors même que la culture VTT est relativement limitée à Taïwan. Cela fait plus de 15 ans maintenant qu’il roule et s’entraîne quasiment seul, avec uniquement son papa qui s’occupe de lui. Avec autant d’années de VTT derrière lui et après avoir roulé un peu partout dans le monde sur les meilleurs sentiers, il n’est pas étonnant que Dan connaisse tous les chemins les plus intéressants de Taipei, voire même de Taiwan. Après plusieurs années à haut niveau, il commence à penser à sa reconversion tout en restant un compétiteur.

Lorsqu’il ne voyage pas pour participer à une course, il en organise. Il a créé avec l’aide de la fédération et de son club une série de 16 épreuves pour encourager les compétitions de VTT et a organisé les championnats nationaux de XC et DH (qu’il a remportés). C’était donc une année 2019 chargée pour Dan, mais cela ne l’empêche pas de rouler pour le plaisir avec ses compagnons et de former la relève. Depuis 2 ans, il roule en compagnie de jeunes Taïwanais à l’écoute du “Maître” et inspirés par le parcours de leur mentor.

Une énergie débordante, une passion vibrante pour son sport et l’envie de partager, voici ce qui anime Dan. Nous l’avons rencontré et posé plein de questions qui nous brûlaient les lèvres.

 

 

Comment t’appelles-tu, d’où viens-tu ?

Je m’appelle Dan Chiang, j’ai 25 ans, je viens de Taoyuan, Taïwan.

 

Comment as-tu commencé le VTT, quelle est ton histoire ?

J’ai commencé le vélo grâce à ma famille. Mon père et mes frères font tous de la moto, du vélo… Il y a un dans notre famille culturellement un lien fort avec les sports de deux-roues, c’est donc naturellement que j’ai commencé à faire du vélo très tôt, à l’âge de trois ans car je voulais faire comme ma famille. Je me souviens d’ailleurs à cet âge avoir cassé deux tricycles, ahah.

 

Tu fais partie des pilotes parmi les plus rapides au monde en Enduro et en DH. Pourtant, on sait que la pratique du VTT n’est pas développée à Taïwan. Comment as-tu pu devenir aussi fort sans entraîneur ou avec peu de personnes te tirant vers le haut ?

Je pense que c’est la passion avant tout, transmise par mes parents et l’amour du VTT qui font que j’ai réussi à progresser. J’ai franchi les étapes une à une et j’ai toujours persévéré en m’entraînant fort, en repoussant les limites à l’entraînement et en compétition. Le fait d’aller aussi participer à des courses à l’étranger m’a beaucoup aidé. J’ai aussi toujours eu en tête de devenir le meilleur et cela m’a toujours motivé à aller de l’avant.

 

Tu as eu des bons résultats en DH, mais tu t’es rapidement tourné vers l’Enduro, est ce que c’était un choix naturel pour toi ?

Il n’y a pas ou très peu de chemins tracés ou shapés à Taïwan, ce sont surtout des chemins utilisés par des randonneurs à pied, très naturels et techniques. Cela se rapproche des chemins d’Enduro engagés qu’on peut retrouver parfois en Europe. De plus, je pratique aussi le XC, donc en fait pour moi l’Enduro est un parfait mix entre DH et XC sur des parcours engagés, je pense que c’est pour cela que cette discipline me convient bien.

 

Ton papa n’est jamais très loin de toi que cela soit sur les compétitions ou à l’entraînement. On sent vraiment la connexion entre vous deux. Je suppose qu’il joue un rôle très important dans ta réussite ?

Ma famille a toujours été très présente et m’a toujours supporté, surtout mon père JiangXinfun. Ils sont vraiment là pour moi en cas de besoin et font tout pour que je réussisse à leurs côtés.

 

Tu es champion de Taïwan dans plusieurs disciplines, reçois-tu des aides du gouvernement Taïwanais ?

Dans l’ensemble, il n’y a presque rien. Pendant les Championnats d’Asie du VTT, nous recevons des subventions pour rouler au nom du pays, mais les prix sont attribués par le classement. En grande majorité je me débrouille grâce aux sponsors. J’ai également un magasin qui vend des vélos et je donne des cours particuliers et des stages de pilotage.

 

Quand tu roules à l’étranger lors des Championnats d’Asie par exemple, tu roules avec le maillot de l’équipe nationale “Chinese Taipei”. C’est toujours assez spécial de rouler pour son pays surtout dans les relations diplomatiques actuelles entre la Chine et Taïwan non ?

L’équipe nationale doit porter ce nom à cause de la loi Olympique qui lui a attribué le nom de “Chinese Taipei” [la Chine ayant fait pression auprès du Comité Olympique International pour que Taïwan ne puisse pas porter le nom de Taïwan sur les maillots des athlètes Taïwanais lors des compétitions officielles – NDLR] , mais de toute façon sur la plupart des compétions je roule avec le maillot de mes sponsors… Mais quand les gens me demandent d’où je viens, je réponds naturellement que je viens de Taïwan…

Comment est la culture du VTT à Taïwan ?

Il y a beaucoup de gens qui font du vélo de route, mais il y a beaucoup moins de vététistes ! Il y a pourtant à Taïwan de belles montagnes et des endroits pour rouler à VTT, mais les informations sont difficiles à trouver et ne sont pas coordonnées. Il n’existe pour le moment aucune trace ou sentier répertoriés, hormis les segments Strava et les trails sur Trailforks, mais rien d’officiel. C’est comme s’il n’y avait que des “secret spots” un peu partout en fait… C’est ce qui rend si compliquée la pratique du VTT pour les débutants à Taïwan ou encore pour les étrangers qui souhaiteraient venir rouler ici. Que les choses soient claires, c’est possible de rouler à Taïwan et de faire du beau VTT, mais les endroits sont encore trop confidentiels pour le moment.

D’autre part, il est parfois compliqué non seulement de tracer mais aussi d’aménager des sentiers à cause du climat à Taïwan et des pluies diluviennes. On roule donc majoritairement sur des sentiers non-aménagés, ce qui ne me pose pas de problèmes car c’est ce que je préfère parce que j’aime être proche de la nature. Ceci-dit nous avons quand même quelques endroits à TaoYuan où nous organisons des courses sur des trails qui sont aménagés, un peu comme un mini bike-park. Nous focalisons notre travail sur cet endroit qui permet de fédérer les efforts (et les gens) en un seul et même endroit pour commencer.

 

Tu roules beaucoup et participes à de nombreuses compétitions dans le monde, mais tu es aussi organisateur d’un bon nombre de courses à Taïwan !

Il n’y a pour le moment pas eu beaucoup de pilotes Taïwanais au top niveau mondial en VTT. J’aimerais que mon expérience inspire les jeunes et je souhaite développer la compétition à Taïwan pour élever le niveau global, en facilitant l’accès à la compétition. Nous avons besoin de plus de participants et nous avons, avec mes partenaires, créé une série de courses, mais également des stages et diverses activités liées au développement du VTT. En 2019, nous avons créé 16 événements, mais ce n’est qu’un début !

 

Tu vas participer à certaines courses Enduro World Series l’an prochain, et on aura le plaisir de te voir en France. Quel est ton objectif ?

Rentrer dans le top 40 sur chaque course !

 

Est-ce que tu as une copine ? Sinon es-tu intéressé par une petite amie Française ?

Ahah, je n’ai pas de petite amie donc oui, je serais ravi de rencontrer une jolie vététiste Française 😉 !

 

Quelque chose à ajouter aux lecteurs d’Endurotribe ?

Même s’il n’y a pour le moment pas beaucoup d’endroits pour rouler à Taïwan, il y a un super potentiel dans un futur proche. En tout cas nous travaillons dur pour cela ! J’espère que cet article donnera envie à des lecteurs de venir à Taïwan pour rouler, et si c’est le cas qu’ils n’hésitent pas à me contacter : ils pourront rouler sur nos “secret spots” et découvrir la nourriture taïwanaise qui est délicieuse !

 

 

Penny Zhou

Penny n’est pas très grande, mais elle impressionne. Dès le premier regard on voit que la demoiselle est affûtée, et avec ses tatouages et ses cheveux colorés coupés court, elle ne laisse pas indifférent. Multiple Championne de Taïwan de DH, pilote de XC émérite, Championne en titre, Penny aime le vélo sous toutes ses formes. Elle roule maintenant principalement en Enduro et n’hésite pas à participer à quelques courses en Asie, même si elle reste le plus souvent à Taïwan. À côté de ses qualités de pilote, c’est une personne charmante et également une mécanicienne hors pair qui officie depuis de nombreuses années dans des magasins de vélos et plus récemment à son propre compte. Il lui arrive également d’accompagner les équipes nationales sur route lors de leurs déplacements sur les courses internationales.

Quelle est son histoire ? Comment une femme taïwanaise a-t-elle pu tomber dans le VTT, au point d’en faire son métier ? Autant de questions que nous lui avons posées…

 

 

Comment t’appelles-tu, d’où viens-tu ?

Je suis Zhou Peini, j’ai 35 ans, je viens de et j’habite à Kaohsiung, une ville au sud de Taïwan.

 

Quand as-tu commencé le vélo ? Qu’est-ce qui te plaît dans ce sport ?

J’ai commencé à l’âge de 15 ou 16 ans. J’aime le vélo, car c’est un sport qui permet de se dépasser, de se faire de nombreux amis, de faire de nouvelles connaissances, et aussi de découvrir de beaux endroits.

 

Comment as-tu appris à faire du VTT et qui t’as inspiré ?

Au départ j’ai juste suivi des amis en les regardant rouler, j’étais fascinée en les voyant faire des sauts et cela m’a donné envie. Je me suis mise doucement au VTT grâce à quelqu’un qui a un magasin de vélos. Il m’a accompagné et donné des conseils, puis je suis devenue complètement passionnée. J’ai commencé par le VTT puis par le vélo de route, pour le plaisir et en compétition…

Jusqu’à faire du vélo mon métier puisque je suis mécanicienne vélo et que je possède mon propre atelier de maintenance de vélos.

 

C’est vrai que tu es une mécanicienne hors pair ! Comment as-tu appris ?

Ahah, nan je ne suis pas si douée que ça… Mais j’aime faire du vélo, et j’aime comprendre comment fonctionne mon propre vélo. J’ai toujours voulu être capable de le réparer moi-même. C’est comme ça que j’ai débuté, et en étant formée, j’en ai fait mon métier.

Tu es une pilote ultra polyvalente : vélo de route, DH, Enduro, tu es capable de t’aligner sur le départ d’une course au guidon de n’importe quel type de vélo ! Au fond de toi, quelle discipline préfères-tu ?

En fait, je préfère rouler en tout-terrain, car j’aime rouler dans les bois, au contact de la nature et profiter de la beauté des paysages ! C’est quelque chose que j’apprécie vraiment.

 

Quel est ton endroit préféré pour rouler à Taïwan ?

Habitant moi-même le Sud, c’est vrai que c’est une région que j’apprécie pour rouler. Les montagnes y sont un peu moins hautes, plus accessibles et les grands espaces un peu plus présents. J’aime beaucoup le chemin permettant de relier Pindong à Taidong, qui s’appelle le “Jinshuiying Historic Trail” (c’est un chemin qui permettait à l’époque de la Dynastie Qing de relier la côte Ouest à la côte Est en traversant la partie la plus au Sud de la chaîne de montagnes qui traverse l’île).

 

Tu viens quand nous rendre visite en France ?!

J’attends ce jour avec impatience ! Le plus tôt sera le mieux !

 

Tu as un copain ? Tu veux qu’on te présente un rider Français ?

Je suis célibataire parce que j’aime être libre et sans attache ! Tu peux me présenter un rider Français, mais il devra être plus mignon que toi… Ce qui risque d’être compliqué à trouver non ? Ahah !

 

 

Jour 1 avec Dan : Taoyuan, le spot de Dan et le cœur du chaudron !

Le rendez-vous m’est donné dans la banlieue de Taoyuan à une cinquante de kilomètres au Sud-Ouest de Taipei (c’est la ville qui abrite l’aéroport). En regardant la carte, je suis assez surpris car il n’y a à priori pas de grande montagne à cet endroit, mais je fais confiance au maestro et je le retrouve donc au rendez-vous sur place, accompagné de Bun Un, Juily, Spencer et PaoChu. Trois hommes pour trois femmes, la parité est respectée ! Je suis en bonne compagnie, le temps est au beau fixe et j’aperçois des petits singles au loin. La journée devrait être sympa !

 

 

L’endroit où nous sommes est une forêt vallonnée avec quelques plantations de thé. Même s’il n’y parait pas, il y a quand même du dénivelé et c’est ici que Dan et ses amis ont commencé à tracer plusieurs chemins. C’est aussi un repère pour les enduristes à moto qui partagent l’endroit avec beaucoup de respect. C’est le lieu où Dan organise ses courses de Cross-country et nous empruntons donc les parcours tracés à cette occasion. Il y a tout ce qu’il faut pour s’amuser, du single flowy, de la patate bien raide, des passages techniques. Du vrai XC moderne !

Le repérage des lieux nous sert de chauffe et nous attaquons ce que Dan appelle le “Mini Enduro” : des spéciales de 2min environ, bien tracées et super agréables à rouler qui nous emmènent au fond d’une vallée. Il faut à chaque fois remonter au point de départ pour reprendre une nouvelle spéciale. Au final l’endroit en soit n’est pas très impressionnant en termes de vue ou d’environnement, mais regorge de singles qui se coupent et se recoupent.

Après avoir roulé une bonne partie de la matinée, Dan nous emmène sur un autre spot qui a accueilli les derniers championnats de Taïwan de DH, situé à quelques kilomètres d’ici. Nous chargeons les vélos dans le camion du Papa de Dan et c’est parti pour une après-midi navette !

 

 

Dan prend soigneusement le temps de faire à tout le monde une première reconnaissance de la piste. Nous nous arrêtons et il fait travailler des passages à ses amis/étudiants en leur donnant des conseils. Après plusieurs descentes entrecoupées d’ateliers, on finit par faire full gaz les dernières rotations. La piste est relativement courte mais bien tracée, avec des passages aménagés nécessitant du rythme pour bien enchaîner au risque de se tanquer. C’est Dan et son père qui ont tracé et même s’il y a toujours des échappatoires convenant à tous les niveaux, ils ont volontairement voulu une piste avec des passages techniques pour qu’il y ait des différences entre les pilotes et pour les faire progresser.

L’après-midi passe à vitesse grand V, la nuit tombe et il est déjà temps pour moi de retourner sur Taipei.

 

 

Jour 2  : Navette à Taipei, Sketchy, Nasty, but so goooood

Le rendez-vous est pris pour le lendemain matin 9h, cette fois dans les montagnes au Nord de Taipei, non loin du spot WuZhiShan où j’avais roulé quelques jours auparavant…

Dan a prévu une journée 100% navette et 100% Enduro, et m’a promis de me montrer ce qui se fait de mieux à Taipei ! J’ai hâte… mais je me méfie aussi car je connais le niveau du bougre ainsi que le terrain “particulier” de ces montagnes de Taipei et je m’attends un peu à tout. Ça ne loupera pas !

 

 

Aujourd’hui nous sommes un groupe un peu plus restreint, Penny et son ami ne nous ont pas rejoint, mais le frère de Dan nous accompagne ainsi que deux autres pilotes de Taipei.

Le programme de la journée est de faire plusieurs fois les meilleurs sentiers des montagnes au Nord de Taipei dans le parc de YangMingShan. Le principe est simple : une première descente pour reconnaître et faire quelques passages en atelier, on remonte en navette, une deuxième avec plus de rythme et ensuite, on enchaîne les descentes !

 

 

Le premier trail sur lequel nous allons est répertorié sous le nom de “Bamboo Trail” sur Trailforks. C’est bien dans la lignée de ce que j’avais fait à WuZhiShan : de la pente, des pierres glissantes, des racines et de la forêt vierge ! Je suis halluciné de voir la vitesse et la facilité avec laquelle passe Dan. J’ai l’impression de ne plus savoir faire de vélo et je suis en mode survie (ça sera un peu le mode de la journée). Après quelques runs et navettes, nous nous dirigeons vers un autre spot, SpeedTrap, où nous passerons une bonne partie de l’après-midi.

La dépose se fait en bord de route et la descente est constituée de deux parties entrecoupées d’une section de route qui relie les deux sections. La première est naturelle et sauvage, un peu moins engagée que Bamboo Trail mais une fois de plus il y a de la pente et des rochers au programme. La seconde partie en revanche est beaucoup plus sympa, enfin disons que c’est plus dans nos repères d’Européens avec un trail shapé, des petits virages relevés et quelques sauts.

Effectivement le parcours est moins engagé, mais du coup les énervés avec lesquels je roule en profitent pour descendre placard, forcément ! Ça va vite, très vite, et après avoir frôlé deux fois la correctionnelle en fin de journée, je décide de me calmer et de les laisser s’arsouiller entre eux ! En tout cas l’ambiance est bonne, du ride, des amis, un peu de n’importe quoi et du délire… Un cocktail classique VTT qu’il fait plaisir de retrouver à l’autre bout du monde et qui me rappelle une fois de plus que le plaisir de rider est universel et ne connaît pas de frontières ! « Encore une » me lance Dan que rien ne semble arrêter !

 

 

 

Pour terminer la journée, Dan décide de me montrer un dernier chemin situé un peu plus à l’Est des montagnes, plus proche du centre-ville. On charge une dernière fois les vélos dans la benne du camion et c’est reparti pour une navette. Après quelques minutes, nous arrivons sur un sommet dégagé avec une grande prairie. Il s’agit en fait d’une énorme tombe en l’honneur d’un défunt et compte-tenu de l’espace que représente sa tombe, nul doute que cela devait être une personne importante.

Nous devons faire un peu de pédalage et en arrivant au début de la dernière descente, la journée est déjà bien entamée, si bien qu’il fait… nuit. La vue devant nous avec la ville illuminée est une fois de plus magique. Heureusement j’ai ma lampe frontale dans mon sac et un autre ami aussi, on attaque donc une descente en tchou-tchou le plus proche des uns des autres, dans le noir complet, avec deux lampes pour six dans un pierrier géant engagé vraiment costaud. “Do you like this black line ?” me lance Dan mort de rire, alors que lui roule sans lampe devant tout le monde en mode petit cabri taïwanais.

La fin de la descente approche, les lumières de la ville sont désormais à proximité. Tout le monde s’arrête, mort de rire et cette fois tout le monde est d’accord pour dire que c’était la dernière.

 

 

Voilà, la journée est finie et le week-end de ride en compagnie de mes nouveaux amis aussi. Je viens seulement d’arrêter que j’ai déjà envie de revenir pour rouler à nouveau avec eux… On se quitte donc en se faisant la promesse de se revoir bientôt. Pour Dan, cela pourrait arriver rapidement car il a prévu de participer aux EWS en Europe et il se peut bien qu’il s’arrête nous faire un petit bonjour en Ardèche, à la rédac’ Endurotribe. Affaire à suivre !

 

 

 

Conclusion

Il faut bien l’avouer, j’étais un peu sceptique avant mon arrivée à Taïwan et je me demandais bien ce que j’allais trouver sur place. Au final j’ai réussi à trouver deux spots relativement sympas à rouler par moi-même et surtout j’ai fait la connaissance de passionnés chaleureux avec qui j’ai passé deux jours de ride excellents. En termes de qualité de ride, on est loin de ce que l’on pourrait trouver ailleurs en Europe ou même en Asie comme à Hong Kong par exemple, mais il règne une ambiance dans ces montagneuses taïwanaises particulière, sublimée par la culture locale. On sent que la culture du VTT est réellement en train de se développer et nul doute que d’ici quelques années et sous l’impulsion des passionnés que nous avons rencontrés, la pratique a un bel avenir devant elle.

J’ai également, en discutant avec tout ce beau monde, découvert d’autres spots et itinéraires qui permettent de rouler sur de longues distances sur des sentiers montagneux et qui paraissent plutôt sympas, comme la traversée de l’Ouest à l’Est, au Sud de Taipei (une trentaine de kilomètres, et la traversée au Sud comme l’indiquait Penny). La parfaite occasion pour planifier un prochain voyage !

 

 

Pourquoi pas vous ?

Lors de mon séjour, j’ai fait la connaissance de nombreux pilotes locaux et j’ai aussi découvert de nombreux acteurs de la scène VTT Taïwanaise. Un nom est revenu souvent pendant les conversations lorsqu’on parlait d’entretien des chemins ou de la promotion du VTT à Taïwan : Simple Gravity Adventures. J’ai donc saisi l’opportunité pour en savoir d’avantage et j’ai fait la connaissance de Nicole Hsu qui nous présente Simple Gravity Adventures.

 

 

Est-ce que tu peux rapidement te présenter toi et Simple Gravity Adventures ?

Je m’appelle Nicole Hsu et je fais partie de Simple Gravity Adventures qui est une entreprise proposant des trips VTT à Taïwan, mais aussi au Japon ou au Canada. Nous sommes un groupe de passionnés de VTT et les activités Outdoor en général. Nous encadrons des sorties XC, Enduro, Trail Riding ou Gravel pour les étrangers qui souhaitent visiter Taïwan sous un autre angle, mais aussi pour les Taïwanais qui souhaitent commencer le VTT. Notre but est de rendre le VTT le plus accessible et le plus fun possible, et le plus important est que nos clients soient satisfaits avant tout ! Nous proposons des stages de pilotage et travaillons également pour rendre la pratique du VTT encadrée légalement à Taïwan.

En ce qui me concerne, j’ai un emploi à temps plein en parallèle de cette activité, je travaille au Contrôle Qualité et Service Client chez Kona Bikes.

 

Selon toi, comment décrire la scène VTT à Taïwan ?

On en est encore au tout début et au balbutiement du VTT en tant que sport. Même si Taïwan est connu pour son industrie du vélo, il n’y a pas encore beaucoup de Taïwanais qui comprennent ce sport et son charme.

 

Existe-t-il un organisme officiel pour fédérer les efforts individuels et soutenir la construction de sentiers à Taïwan ?

Il n’y a pas encore d’organisme officiel dédié à la fabrication et à l’entretien des chemins pour le VTT à Taïwan, comme l’équivalent de le IMBA par exemple. Nous apprenons de nos expériences à l’étranger, il y a encore beaucoup de travail à faire, mais plusieurs associations ou clubs locaux travaillent quand même en commun.

Nous estimons, en recoupant les informations à droite et à gauche, qu’il y a pour le moment une centaine de sentiers praticables pour le VTT un peu partout à Taïwan, qui rappelons-le est constituée à 70 % de montagnes.
À certains endroits, des sentiers ont été aménagés (surtout dans la région de Taizhong) avec des sauts, des virages relevés et des sections avec du bon flow !

Il existe des bons spots avec des pistes de DH à Taipei, à Taichung et à Kaoshiung, et même des pumptracks.
La plupart des sentiers les plus connus et les plus emblématiques sont répertoriés sur Trailforks, dont je suis l’administratrice pour Taïwan (PS : j’ai fait connaissance de Nicole après avoir utilisé moi-même Trailforks pour Taïwan, le hasard complet !! ^^)

https://www.trailforks.com/region/taiwan/

Comment vois-tu le futur du VTT à Taïwan ?

En ce qui me concerne, je suis tout particulièrement intéressée par le développement du VTT pour les femmes ! Depuis plusieurs années j’écris des articles sur le sujet, j’ai interviewé des pilotes étrangers et je fais de mon mieux pour faire la promotion du VTT à Taïwan auprès des femmes.

Vous pouvez suivre ma page sur pinkbike : https://www.pinkbike.com/u/davieangel/blog/ ou alors suivre notre page Facebook : https://www.facebook.com/MTBGIRLSTAIWAN/

 

Pourquoi recommander Taïwan pour venir faire du VTT ?

Parce qu’au-delà des endroits que vous allez découvrir sur le vélo, vous ferez la connaissance d’un pays charmant qui possède beaucoup d’attrait : la nourriture, la culture est extrêmement riche à Taïwan. C’est également un pays facile pour se déplacer et très sûr. De plus, le coût de la vie est relativement raisonnable ! Enfin dernier conseil, si vous souhaitez partir à l’aventure accompagnés de pilotes locaux pour vous faire découvrir les meilleurs sentiers clé en main, n’hésitez plus et faites appel à nos services !

 

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