C’est l’heure de prendre des nouvelles fraîches du front : ce week-end, il y a Enduro World Series ! Manche française qui plus est, aux Orres ! Alors, l’endroit et la ferveur locale réussissent-ils aux frenchies ?! Que faut-il retenir de ce premier jour de course ?! On fait tout de suite le point… 

 


Temps de lecture estimé : 4 minutes – Photos : Enduro World Series


 

 

 

Dailly, d’un cheveux

Hier, en présentant la compétition, une certaine liste de pilotes tricolores se dégageait pour préfigurer les favoris du week-end… Et parmi eux, Adrien Dailly, progressivement mais sûrement sur le retour après sa blessure de l’an passé… Et visiblement très à l’aise lors des reconnaissances.

Et bien, c’est lui qui mène au soir de ce premier jour de compétition. Pour deux secondes sur Richie Rude, lui aussi sur un certain retour. L’Américain avait pourtant bien entamé la journée en signant le deuxième temps de la SP1 à 0,25s de la tête, puis le scratch de la spéciale reine et ses 1000m de D-.

C’était sans compter sur 2 OTB de l’espace dans les spéciales suivantes, qui viennent s’ajouter à celui déjà capturé aux reconnaissances. Ce week-end, Richie Rude va au tapis… Tandis qu’Adrien Dailly et Ed Masters, l’autre homme en forme du moment, restent jusqu’ici habillement sur leurs roues..!

Les voilà donc devant l’Américain, dans un mouchoir de 3 secondes seulement… Derrière, les trois autres Français attendus au tournant sont là : Florian Nicolaï – dans son statut de leader du général – Kevin Miquel et Dimitri Tordo – en vainqueurs des précédentes éditions – se tiennent en 4 secondes, elles mêmes à 10 secondes du podium…

 

 

La bataille qui fait pchiiiit !

On l’écrivait en début de semaine : au classement général, Florian Nicolaï est désormais suivi par Sam Hill. Au coeur de la course, c’est donc cette bataille que l’on espérait suivre… Sauf, qu’elle n’a pas eu lieu ! Crevaison pour l’Australien dès la première spéciale, pointage en retard au départ de la deuxième…

“La saison Enduro World Series 2019 est décidément folle !”

Pour l’heure, un doute subsiste sur l’attribution ou non de la pénalité qui lui est due pour non départ à l’heure prévue dans la deuxième spéciale du jour… Mais crédité du 109e temps dès le premier chrono, Sam Hill pointe en 65e position au classement au soir du premier jour de course, à 1 minute 53 secondes de la tête…

 

 

Entre logique et surprises…

Voilà ce qu’il en est côté masculin. Place maintenant à la bataille féminine ! Et là, comme à son habitude, la course oscille entre logique et surprises. Logique sportive une fois de plus respectée parce qu’Isabeau Courdurier poursuit son bonhomme de chemin : elle mène la course de 20 secondes après, notamment, avoir une nouvelle fois empoché les points de la spéciale reine…

Surprise parce que derrière elle, il s’agit d’un nom que personne ne s’attendait à voir : Raphaela Richter fait trembler les habituelles dauphines ! L’Allemande n’est pas totalement étrangère au petit monde du vélo puisqu’elle a déjà, par le passé, couru en EWS. Sa dernière en date, avant quelques études prenantes, était en U21, à Millau, en 2017. Depuis, elle avait couru en Coupe du Monde de 4X, et a terminé au pied du podium – 6e – en Coupe du Monde de Descente à Leogang cette saison.

L’air de rien, elle colle 54 secondes à Ines Thomas et autour d’une minute à Noga Korem et Miranda Miller. Des nombreuses Françaises sur la liste de départ, ce sont Mélanie Pugin et Morgane Charre – 6e et 7e à 10 et 14 secondes du podium – qui s’en sortent le mieux. À noter qu’avec le retour de Katy Winton, le plateau est particulièrement dense chez les dames ce week-end !

 

 

Chez les anciens ?!

Dense, le plateau l’est moins, chez les Masters… Mais ça n’empêche pas Karim Amour et Cedric Ravanel de se livrer une bataille à couteaux tirés ! Séparés d’à peine une seconde avant la dernière spéciale, séparé de tout juste 4 seconde après… C’est le plus jeune des deux, Cédric Ravanel, qui mène devant Karim Amour, champion en titre, pour le moment.

Même team, et même écart pour Antoine Vidal, protégé de Cecile Ravanel, qui mène une fois de plus chez les Espoirs. Il devance son concurrent direct  cette année : Brady Stone. C’est Cecce Camoin, de retour sur le circuit Enduro World Series maintenant que les épreuves du bac sont passées, qui complète le podium !

 

 

La suite ?!

C’est ce dimanche, une nouvelle fois sur les pentes des Orres, mais en restant dans le périmètre de la station. Au programme, 4 nouvelles spéciales dont une très longue pour débuter, et quelques bien pentues ensuite.

Pour l’heure, le terrain a séché en l’absence de nouveaux orages. Les passages rocailleux, pentus et rendus glissants par la pluie gagnent donc en contrôle, tout autant qu’en vitesse d’exécution. Le spectacle sera-t-il donc encore plus intense ?! À très vite pour la suite !

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