On l’a encore vu récemment en commentaires du nouvel Occam, et c’est quelque chose que l’on écrit peut-être trop rarement : nos VTT peuvent coûter (trop ?) cher ! Et même si pour le coup, l’Orbea Occam fait un effort intéressant avec sa déclinaison aluminium à 2300€ prix d’appel, cette somme reste un bagatelle et ne doit pas être un frein pour avoir le droit de s’amuser à vélo… 

C’est clairement dans cet esprit que la marque espagnole met également à jour l’Orbea Laufey ! Alors certes, oui, c’est un semi-rigide… Mais on nous a déjà, par ailleurs, suggéré qu’il avait de quoi être séduisant pour les amoureux de pilotage que nous sommes sur Endurotribe. Pourquoi ?! Comment ?! On jette une fois de plus un œil sur la nouveauté, histoire d’y voir s’il y a de quoi s’enthousiasmer… 

 


Temps de lecture estimé : 5 minutes – Photos : Orbea


 

 

 

Jusqu’ici…

Avouons le : l’Orbea Laufey était un peu passé à travers les radars Endurotribe… Et pourtant, depuis un petit moment déjà, la marque travaille à faire évoluer ce semi-rigide vers un côté ludique. Une fois de plus, une belle initiative quand on pense qu’il y a moins de 10 ans, l’entreprise était tournée vers la Route et les pratiques Cross-country.

Ces derniers temps déjà, le plus grand filou de tous les temps – en référence à Loki, personnage de la mythologie scandinave qui fait partie des racines du Pays Basque espagnol… – était passé à l’offensive : roues de 27,5+ ou 29 pouces, 130mm de débattement avant, une allure sloping et des bases plongeantes suggérant un boitier bas perché…

 

 

Orbea Laufey

  • Usage All Mountain / Enduro
  • Roues en 29 pouces 
  • 140mm avant, Fox/Marzo
  • Triangle avant & arrière Alu hydroformé
  • Reach 435mm en taille M, offset court
  • Roues Orbea, 30mm

  • Maxxis Forekaster Exo 2.6
  • Shimano MT501/201, 200/180mm
  • 3 modèles, 4 tailles, 1299€ à 1999€
  • Poids à préciser
  • Dispo immédiate
  • Fiche du vélo sur www.orbea.com

 

Étape par étape…

Mais disons que sur ce segment aussi, ces évolutions n’étaient finalement qu’une étape, pour éviter de brusquer les plus conservateurs. Car en 2020, l’Orbea Laufey pousse encore le bouchon un cran plus loin…

Premier coup d'oeil

L’an passé déjà, les lignes de l’Orbea Laufey avaient de quoi attirer l’œil… D’ailleurs, la sortie du Santa Cruz Chameleon C – sorte de mythe dans le domaine – en avait fait réagir certains, trouvant une certaine proximité entre les deux modèles. Il n’empêche que cette année, les lignes et le travail d’hydroformage franchissent un nouveau cap en matière de dynamisme et d’attrait…

 

Geometrie

Qui dit semi-rigide et absence de suspension arrière, dit forcément prépondérance de la géométrie dans le caractère du vélo. Et c’est bien là que le Orbea Laufey fourbit de nouvelles armes. En la matière, le visuel fourni par la marque est sans équivoque…

+25mm de reach, +5mm de bases en plus et -1,5° d’angle de direction : on est clairement dans l’idée que ça doit pouvoir rester stable et sain quand le rythme augmente. Mais on sait aussi que plus d’espace pour se placer sur le vélo, c’est aussi moins de précision nécessaire pour être à propos. Donc une certaine facilité aussi.

Qui plus est, l’angle de selle à 75° permet de générer une position plus redressée et confortable pour pédaler, sans tirer le dos… Et on l’a encore constaté récemment à l’essai : cette initiative donne le sentiment d’un vélo plus petit qu’il n’y parait, et évite de pâtir d’un vélo trop grand…

 

Specs

Côté specs aussi, l’Orbea Laufey profite des derniers travaux de la marque en matière d’essai et de développement. Finies les roues en pneus de 27,5 pouces +, place à celles de 29, montées de pneus en 2.6 de section. Une initiative que l’on voit de plus en plus comme un compromis qui cherche à limiter le rebond des gros pneus, mais en conserver la (très) bonne adhérence.

Au delà de cette considération qui peut toujours faire débat, d’autres initiatives sont à noter. Notamment la présence d’une tige de selle télescopique dès le premier modèle… Le retour de Shimano dans le match, dont les 12 vitesses SLX et XT présentes sur le modèle intermédiaire et haut de gamme… Et l’option Myo d’une Fox 36 à la place d’une 34, pour le modèle le plus haut de gamme, si la tentation est vraiment grande d’en faire un vélo à toute épreuve !

 

 

Pour qui ? Pour quoi faire ?!

C’est cette lecture et ces liens avec les derniers essais en date qui me font penser que l’Orbea Laufey a de bons arguments pour se placer là où on peut l’espérer : pour une pratique typée Enduro, et/ou entre les mains des jeunes pousses qui conçoivent le VTT comme une activité avant tout dédiée au pilotage.

Quelque part, l’Orbea Laufey opte pour une géométrie qui à quelques chouilles près, s’inspire grandement des très bons tout-suspendus du moment. Et en ça, il suit le sillon grand public déjà plébiscité sur le Commençal Meta HT AM l’an passé… Tandis que les 4 tailles, dont la plus petite à partir de 1m50, suggère qu’il puisse fleurir dans certaines écoles VTT toutes dédiées à l’art du pilotage…

 

 

Qu’en penser ?!

Voilà en tout cas le genre d’initiative qui inspire de l’enthousiasme et qui, de notre point de vue, va dans le bon sens. On pourrait néanmoins encourager encore à quelques efforts, dont celui désormais de décliner l’Orbea Laufey dans une taille XS, ou bien de s’en inspirer pour produire un modèle qui couvre les tailles de 1m20 à 1m50 et démocratise encore plus l’idée que le pilotage n’attend pas l’âge pour se développer.

En attendant, l’Orbea Laufey fait descendre de 1000€, soit près de 50% du prix d’appel d’un Occam, le tarif auquel un pilote qui veut s’amuser sur un Orbea en Enduro peut le faire. Le tout, avec une géométrie, un aspect et des équipements tout ce qu’il y a de plus sexy pour ce prix. Pas mal non ?!

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