Ceux d’entre nous qui en font régulièrement usage l’ont certainement noté : en dévoilant la RockShox Reverb AXS – sans fil – la marque américaine a aussi communiqué sur certaines évolutions intéressantes des mécanismes à l’oeuvre dans sa tige de selle RockShox Reverb. 

Il était donc logique que l’ensemble de la gamme, et pas seulement les modèles de luxe, en profite. C’est désormais le cas avec la RockShox Reverb Stealth C1, nom de code de cette troisième génération de la tige de selle télescopique en verve… 

 


Temps de lecture estimé : 5 minutes – Photos : SRAM/RochShox


 

 

 

Jusqu’ici…

On ne présente plus la RockShox Reverb, un best-seller des tiges de selle télescopiques. Tout juste fait-on allusion à sa principale caractéristique : sa commande hydraulique, là où la concurrence fait usage d’un câble métallique. Dans l’imaginaire collectif, cette tige de selle a cristallisé bien des impressions : pas parfaite, mais suffisamment efficace pour devenir une référence.

Au rang des discussions : la vitesse de transfert – réglable mais parfois limitée – permise par le système, la fiabilité du mécanisme interne dans le temps et les dimensions disponibles pour faire face à l’évolution de la demande. Trois points sur lesquels la RockShox Reverb Stealth C1 évolue.

 

 

En interne…

En interne, trois évolutions se cachent elles-même dans les entrailles de la RockShox Reverb Stealth C1. Chacune visant à améliorer ce qui peut encore l’être…

Nouveau piston flottant

À l’intérieur de la RockShox Reverb Stealth C1, le mécanisme qui permet à la tige de se mouvoir, et de bloquer sa position, fait usage à deux fluides : de l’air sous pression, et de l’huile. Entre les deux, un piston dit flottant, qui assure la séparation, et se déplace en fonction des besoins du mécanisme.

C’est ce piston qui évolue dans sa forme et sa manière d’assurer son difficile rôle de pièce qui doit bouger le plus librement tout en assurant la meilleure étanchéité. Identifié comme artisan majeur de la vitesse à laquelle la tige peut se mouvoir, les travaux effectués visent à réduire de 50% l’effort nécessaire au déclenchement du système…

 

Nouvelle Huile

On l’a découvert au moment de présenter ses fourches de la série Signature, RockShox fait désormais collaboration avec le producteur d’huile américain Maxima. L’huile utilisée à l’intérieur de la tige de selle n’y échappe pas. Ici aussi, l’idée est de travailler sur les caractéristiques de ce fluide afin de faciliter le mouvement.

À noter que cette évolution porte sur l’huile au sein de la tige, pas celle qui sert au circuit de commande, entre le levier au guidon et le pied de la cartouche. Cette huile, que l’on peut purger plus facilement, reste identique à celle utilisée jusqu’alors…

 

Vent Valve

C’est elle qui constituait la plus grosse évolution en matière de travail sur la fiabilité au lancement de la RockShox Reverb AXS… Et c’est elle que l’on retrouve désormais bien dans les RockShox Reverb Stealth C1 : la Vent Valve.

Pour rappel, son but est de permettre d’intervenir lorsque qu’au bout d’un moment, l’huile et l’air du mécanisme semblent se mélanger quelque peu. Dans ce cas, un bruit de succion caractéristique et un léger jeu vertical se font sentir. Dans ce cas : on actionne la valve, on presse la tige de selle à fond, c’est fait. La manœuvre doit renvoyer l’air à sa place, et laisser l’huile à la sienne.

 

 

Nouvelles dimensions !

Outre ces évolutions, la RockShox Reverb Stealth C1 introduit également de nouvelles dimensions. L’occasion pour la marque américaine de coller toujours plus à une demande grandissante : celle de tiges de selle télescopique à fort débattement…

Nouvelles courses

La RockShox Reverb Stealth C1 conserve les courses de 100, 125 et 150mm telles qu’on les connaissait jusqu’alors, et introduit les 175 et 200mm au catalogue. Toutes sont disponibles en 30,9mm, 31,6 et 34,9mm. Soit, en tout et pour tout 15 références différentes rien que pour les dimensions.

À noter que désormais, l’information de débattement est disponible en externe, sans démonter la tige : elle complète le marquage Reverb qui ornait déjà le sommet du tube, au pied du chariot. Dommage que le diamètre ne semble pas avoir droit au même traitement, pour éviter pour de bon de tout démonter…

 

Nouvelles longueurs

Outre les deux nouvelles courses, les longueurs de l’ensemble des RockShox Reverb Stealth C1 évoluent. Entendons par là la longueur totale – raccord de durite exclu – qui correspondrait à celle d’une tige de selle fixe. À débattement équivalent, elles sont désormais plus courtes.

Si l’on fixe la longueur de tige nécessaire pour obtenir sa hauteur de selle fétiche, les RockShox Reverb Stealth C1 favorisent l’usage du débattement le plus important possible. Une idée qui veut accompagner les cadres récents, qui cherchent à réduire les tubes de selle, justement pour proposer l’usage de tiges à plus grand débattement…

Voici les longueurs totales désormais en vigueur, auxquelles il aurait été intéressant de la part de la marque d’ajouter les longueurs d’insertions maximales dans le cadre, pour permettre à chacun de faire le bon choix…

Courses100mm125mm150mm175mm200mm
Longueurs301mm351mm414mm467mm519mm

 

 

La suite ?!

On s’arrête là en matière de nouveauté. Le nouveau chariot de selle, aux ajustements plus faciles et différenciés, restera donc pour l’heure, l’apanage de la RockShox Reverb AXS. En attendant, les RockShox Reverb Stealth C1 sont annoncées disponibles dès cette fin juin 2019, tandis que les précédentes, version B1, ne seront plus produites après cette même date : 390€ PPC avec commande standard, 445€ PPC avec commande compatible 1x.

Elles devraient donc progressivement apparaître sur le marché, tel que c’était le cas récemment sur un nouveau vélo présenté à Nadine Sapin, notre ambassadrice Endurotribe. L’occasion pour elle de noter le fonctionnement effectivement plus fluide et rapide de cette nouvelle génération… Mais aussi de noter que le son précédemment très audible en fin de course, le fameux TOC, ne se fait plus entendre à l’oreille. Pour résumer, vitesse et son se font oublier, au point d’inciter Nadine à nous confier qu’on y pense plus… Tant mieux ?!

Article lu 1 626 fois. Merci !