Le mois de mai a commencé et les jours se décomptent maintenant jusqu’à ce week-end des 18 et 19 mai 2019 et sa fameuse Transvésubienne…

Pour certains, cette course est l’objectif de l’année pour tenter de faire une performance, pour d’autres un défi, simplement d’essayer de la terminer !

Mais pour tous, le départ est facile à prendre du haut de la montagne mais personne n’est sûr de rejoindre la mer sans encombre. Alors avez-vous pensé à tout bien préparer ? Nadine, notre ambassadrice, 5 fois vainqueur en VTT et 2 fois en VTTAE, nous livre quelques astuces et conseils qu’elle a acquis durant ses multiples participations…

 


Temps de lecture estimé : 6 minutes


 

 

Bientôt la Transvé ! Avez-vous tout bien préparé ?

 

Préparation du bike

Pour aller jusqu’au bout de la Transvésubienne, parcourir les 75km et les 3000m de dénivelé, votre vélo doit être en parfait état de fonctionnement. C’est la base !

Vérifier tous vos serrages, vérifier vos plaquettes, vos câbles et essayer de l’alléger au maximum. Sur une telle longueur de course, sur des sentiers techniques en descente comme en montée, lors des portages, le moindre gramme gagné est important et peut se faire ressentir en fin de course.

 

Mettez un petit garde boue à l’avant, le départ matinal étant donné à l’aube, la rosée durant les premières heures de course peut être gênante.

Ne négligez surtout pas vos pneus. Dans le Sud, le terrain est cassant et les rochers sont prédominants. Je déconseille fortement de rouler en chambre à air. Privilégier le tubeless avec du préventif et des pneus suffisamment renforcés (env. 800g).

 

 

Cette année la descente entre le Brec d’Utelle et Pont de Cros va être longue et d’un seul tenant. La deuxième partie est une voie romaine, pas dure mais bien cassante. Attention, les bras et les mains vont chauffer ! Ne mettez pas des pneus de XC, ils seront trop fragiles et pas assez confortables (minimum section en 2.2).

Enfin, la météo n’est jamais la même, nous avons déjà connu la neige et la canicule suivant les années donc le terrain peut être très gras comme très sec. L’idéal est d’avoir dans les bagages 2 pneus, notamment avants, pour mettre celui qui conviendra le mieux le jour de la course en fonction du temps.

 

Préparation de votre matos personnel

Là aussi, choisissez des vêtements et équipements les plus light possible. Cherchez également à gagner des grammes même si cela peut vous sembler ridicule ! Même s’il fait froid au départ, ne partez pas trop couvert car, sauf conditions climatiques hivernales, on se réchauffe vite ! Privilégiez les manchettes et genouillères s’il fait vraiment froid au départ par exemple car elles se retirent sans perdre de temps par la suite et se glissent facilement dans son sac ou une poche.

Pour les chaussures, chaussures neuves déconseillées ! Pensez qu’il y a des portages donc vous allez devoir marcher avec. Il faut qu’elles soient suffisamment confortables et efficaces au pédalage ! Des chaussures rigides mais pas trop…

 

 

Dans votre sac, amenez le matériel de réparation et n’oubliez rien : chambre à air, démonte pneu, des mèches (petites et grosses) indispensables, pompe, bonbonne d’air, multi-outils avec dérive chaîne, maillon rapide, un câble de rechange, un morceau de plastique souple si vous déchirez votre pneu… Personnellement, je prends aussi une cale SPD de rechange, quelques vis stratégiques (manette de dérailleur, de freins…), une paire de plaquettes neuves, un peu de scotch, des colliers de serrage et une mini bouteille d’huile surtout s’il pleut.

Vous devez également prendre une poche à eau (ou un bidon) et le matériel de sécurité imposé par l’organisation.

Optez pour un sac adapté à ce que vous allez transporter et qui soit bien fixe sur le dos.

 

Préparation de l’alimentation

N’innovez surtout pas ! Préparez et prenez ce que vous avez l’habitude de manger lors de vos entraînements. Prévoir au minimum 2 barres énergétiques par heure. Prenez des aliments qui se mâchent facilement pendant l’effort. Je conseille de mettre une petite pochette à l’avant du bike pour pouvoir accéder à l’alimentation facilement. La pochette doit être petite, bien fixée et s’ouvrir, se fermer d’une seule main pour pouvoir l’utiliser tout en roulant. Vous pouvez aussi y glisser quelques comprimés anti-crampe.

Pour les barres énergétiques, si vous jouez le chrono, ouvrez les emballages et coupez les en morceaux pour pouvoir les mâcher facilement. L’idéal est de manger régulièrement un morceau toutes les 30 minutes environ et de boire une gorgée d’eau toutes les 15 minutes et ça dès le début de la course ! Pour bien gérer ce timing, mettez une alarme sur votre montre toutes les 15 minutes et essayer de respecter la cadence.

Et pour rappel, il est formellement interdit de jeter les emballages sur le parcours, respectez notre belle nature svp !

Si vous avez la chance d’avoir une assistance, prévoyez des aliments sucrés et salés qui se mangent facilement (comme de la compote ou des fruits sec), les recharges en barre énergétiques et en eau pour la suite de la course. Sinon, variez votre alimentation au niveau du ravito de l’organisation et surtout n’oubliez pas de faire le plein d’eau avant de repartir.

 

 

 

Les jours qui précèdent la course

Reposez vous, faites tourner les jambes mais sans plus et dormez un maximum !

 

 

Pas la peine de se suralimenter, mais incorporer des féculents à chaque repas tout en vous hydratant correctement. Prendre un trop gros repas la veille au soir de la course vous fatiguera plus qu’autre chose car la digestion sera trop longue.

 

Pendant la course

Sauf pour ceux qui visent les podiums et les experts, ne partez pas trop vite. Ne vous faites pas embarquer dans une cadence de pédalage au dessus de la votre. C’est l’erreur la plus courante. Vous partez pour 8 à 10h de course voir plus, sur un terrain sur lequel il est difficile de récupérer donc la régularité paye toujours plus. Si votre voisin part trop vite pour vous, soit il est vraiment plus fort donc pas la peine d’essayer de le suivre, soit il part trop vite et vous le redoublerez à un moment ou un autre. En descente ne roulez pas à 110% de vos moyens mais à 90%. Gardez une marge pour éviter la chute qui ne pardonne pas sur ce type de course.

Comme dit auparavant, alimentez vous et hydratez vous régulièrement. Essayez de ne pas perdre inutilement du temps aux ravitos ou en vous arrêtant pendant la course car il faut respecter les portes horaires.

 

 

Dans les descentes, essayez (j’ai bien dit “essayez”…) de soulager les jambes et dans les montées de relaxer vos bras. Pour le dos, faites comme vous pouvez !

Dernier conseil, pour ceux qui n’ont jamais porter leur vélo sur le dos, entraînez vous à le faire (soit sur une épaule ou les 2) mais habituez vous à le soulever et à le basculer sur vous.

Et dernière information toute fraîche, la fin du parcours a été un peu modifiée. Une belle descente étroite et sinueuse dans un vallon sauvage et une longue montée remplace les crêtes du Mont Cima. On vous conseille donc de garder de l’énergie pour relier Levens à Nice 😉

La Transvésubienne est une belle aventure personnelle avant tout. Le tracé est magnifique. Cette course représente l’image du VTT de montagne sur des sentiers ancestraux de toute beauté.

Si vous n’êtes pas encore inscrits et que vous roulez régulièrement, il est encore temps de vous inscrire et pour les autres rendez vous sur la ligne de départ dans quelques jours ! 😉

 

Pour tout savoir sur l’édition 2019 > https://www.ucc-sportevent.com/transvesubienne/

 

Restez connectés, François Dola et Nadine nous ferons partager en vidéos sur Endurotribe les dernières reconnaissances de ce formidable terrain de jeu, et les nouveautés de l’édition 2019 !

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