Après les deux premières manches de la saison 2019 dans l’hémisphère Sud, les Enduro World Series reprennent du service mais dans le Nord cette fois. Bien qu’on change d’hémisphère, on reste sur une île : à Madère, comme en 2017 !

Qu’est-ce qui attend les pilotes pour ce troisième round des Enduro World Series ? Serait-ce comparable à l’année 2017 ? Quels sont les dernières nouvelles du front ?! Sur quel format s’affronteront-ils ? Endurotribe fait le point sur ce qu’il est bon de savoir sur cette manche…

 


Temps de lecture estimé : 6 minutes – Photos : Enduro World Series


 

 

Retour sur 2017 !

Une manche à Madère, ce n’est pas la première fois. En 2017, les Enduro World Series faisaient déjà étape sur cette île portugaise. Et qui dit île, dit météo changeante et imprévisible !

Elle avait d’ailleurs jouer des tours à certains ! Jesse Melamed y faisait bonne figure cette année là, dans le top 5 avant que les conditions changeantes aient raison de son attaque/agressivité et surtout de sa roue arrière qui n’avait pas tenu le choc des 2 jours de course !

Aussi, Greg Callaghan s’imposait juste devant Martin Maes, encore plus jeune de 2 ans, mais déjà sur le devant de la scène ! Depuis la manche irlandaise, qui suivait la manche sur l’île de Madère à l’époque, Greg n’a plus gagné

Alors forcément, plusieurs questions se posent ! Et tout d’abord quand on connait l’impact que peut avoir la météo sur la course : quel temps fera-t-il ? Quel sera aussi le format : retour à 2 jours de courses !? Qu’est-il donc au programme ? Bref, jetons un oeil vers Machico, ville d’accueil de la course, pour y voir plus clair…

 

 

Ce qu’il est prévu

Même si la météo s’annonce belle et ensoleillée sur la côte, à Machico même, l’influence océanique sur cette petite île n’empêche pas les sommets de se retrouver dans les nuages et de subir le mauvais temps… Rien n’est gagné d’avance !

Malgré tout, deux jours de reconnaissances ont déjà commencé à l’heure où nous écrivons ces lignes et deux jours de courses enchaîneront par la suite, samedi et dimanche !

 

Au programme donc, une première journée avec 3 spéciales à aller chercher entièrement à la pédale. Et une seconde journée avec 5 spéciales mais une dépose navette le matin en altitude. C’est donc plutôt dimanche que le mauvais temps pourrait venir faire des siennes sur les spéciales en altitude, 1000m au dessus de la mer : sur la SP4, SP5 et SP6 !

Mis à part le début de la SP7 et la SP3/SP8 – qui emprunte la même partie naturelle au début, mais avec un final allongé en ville pour la dernière spéciale – aucune spéciale n’était au programme en 2017. Mais tout n’est pas inconnu pour autant :

SP4 : Gamble

Cette spéciale emprunte en partie la piste que Loïc Bruni roule dans le film Gamble, d’où son nom !

 

SP5 : Ratboy

Celle-ci porte le surnom de Josh Bryceland qui l’avait roulé pour la présentation du Santa Cruz Bronson il y a quelques années.

 

 

 

Entre les chiffres

Mais dans tout ça quelle est la spéciale reine !? Où seront les 50 points supplémentaires ? C’est en fait la SP7 qui se voit décerner la lourde responsabilité de la spéciale reine !

Mais alors pourquoi avoir retenu cette spéciale ? Quelle incidence peut-elle avoir sur la course ?! De nouveau, Entre les chiffres peut nous éclairer

L’occasion de se rendre compte qu’il ne s’agit pas de la spéciale la plus longue ou de la plus pentue comme la spéciale reine laisse à penser habituellement. Mais bien de celle qui cumule pente et longueur : la SP7.

Elle a aussi la particularité de se trouver en fin de course après une looooongue liaison. Une notion que les pilotes qui joueront ces 50 points garderont certainement en tête pour y arriver avec un brin de fraîcheur… quoique !?

 

 

L’état des troupes

Début de saison et début des hostilités riment souvent avec l’arrivée des premiers blessés ou le come-back de certains après une convalescence. Mais cette fois, c’est malheureusement une pluie de blessés qui s’abat sur cette manche. Quelques changements en tous genres sont aussi au goût du jour :

Joe Nation, bras cassé

Tête du radius cassée pour le Néo-zed’ de chez Pole Bicycle… Aucun espoir de le voir à Madère pour le coup !

 

Ruaridh Cunningham Out

Après avoir suspecté un état de fatigue important dû aux différents jetlags de ce début de saison, les choses semblent en réalité plus compliquées pour l’Écossais. Un écoulement du liquide cérébro-spinal – qui laisse présager une communication anormale entre le milieu extérieur et les méninges – pourrait être la cause de ses douleurs !

 

Lewis Buchanan, poignet en vrac

L’autre Écossais qui pointe sur le banc de touche avec un poignet dans le sac

 

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Cast off today & no surgery needed which I’m pumped about. New cast on but had to grab a photo of this bruising ?

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Sam Hill en 29 pouces

Dans un tout autre registre, Sam Hill, leader incontesté 2018, semblerait s’essayer pour de bon aux grandes roues. Alors perturbé par son début de saison mitigé ? Ou simplement en quête de nouveaux repères pour reprendre les rênes !? Reste que ce week-end, il sera à nouveau sous les feux des projecteurs…

 

Richie Rude toujours absent

Pour des raisons que l’on connait, Richie Rude fait à nouveau l’impasse sur une manche des EWS 2019, comme pour Rotorua et Derby en début d’année…

 

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So thankful for this setup ?. Hoping everyone a safe and fast race in Madeira ?. #yeticycles #sb150

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Martin Maes, taureau ailé !?

Leader actuel, Martin Maes se voit offrir un contrat chez RedBull avec la légitime et emblématique peinture du taureau volant sur son casque Bell ! Reste maintenant à continuer sur la même lancée qu’en début de saison…

Après avoir annoncé qu’il participerait à quelques Coupes du Monde de DH cette année, il pointait malgré tout absent à Maribor le week-end dernier. Alors leader des EWS, préférait-il peut-être garder de la fraîcheur et ne pas prendre de risque inutile pour conserver sa pole position !? Certainement…

 

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A huge achievement and some wings for the rest of my career. ?@redbull @redbullbe

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Cécile Ravanel toujours convalescente

Cécile, la reine 2018, est toujours en convalescence mais a tout de même suivi son équipe sur l’île portugaise histoire de profiter du climat, de l’ambiance locale et des Coral ou d’aider ses teammates

 

Katy Winton, une commotion qui demande du temps

Après une commotion pendant le round de Rotorua, Katy est toujours en Nouvelle-Zélande par sécurité. Elle doit se reposer, loin de son vélo pour laisser son cerveau récupérer avant de songer à rentrer chez elle !

 

Des Frenchies sur place : hommes et femmes !

Quelques frenchies ont fait le déplacement. Baptiste Gaillot et Camille Servant seront de la partie. Ils étaient le week-end dernier au Portugal pour les Championnats d’Europe de DH avant de décoller pour l’île portugaise.

On retrouvera aussi Mélanie Pugin et Laura Charles, récente vainqueur de l’Epic Enduro, au départ chez les filles. Les courses, désormais dans l’hémisphère Nord, sont plus accessibles aux pilotes français, qui n’hésitent donc pas à faire le déplacement ! Tant mieux !

 

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Dh en enduro : C est un peu comme faire la course avec des rs4 alors que t es en saxo VTS !! Mais crois moi qu une saxo sa ouvre. Final run was wiiilld and a bit more agressive, small crash at the middle ! P30 but don t care, I will come with bigger @rockymountainbicycles !! Congrats to @cam.bal and @baptistepierron8 for this shred ! Le run final était Fasst ! Et meme un peu trops, perte des 2 roues dans trops de virages, a m en donné ça passe plus et ça pause le coude…, mais qu est ce que c était BON à rouler, bref cette première vrai course de DH est loin d etre un désastre. P 30, Je reviendrais avec une plus grosse cylindré et toujours sur du @rockymountainbicycles ! Bravo au champ c était lourd ! On ce reconcentre sur le vrai objectif pour ce weekend direction madeira baby ! #ews #dhx2 #ridefox #raceface #foxracing #downhillmtb #endurolife #enduromtb #quesablague #modefouel #rockymountain

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A quoi s’attendre !?

Une liste de blessés longue comme le bras qui traduit l’implication physique et mentale nécessaire pour atteindre le haut niveau en Enduro. L’engagement physique semble aussi avoir passé un cran cette année et implique de gros bouleversements dans les classements et les pronostics

Le malheur des uns faisant souvent le bonheur des autres, le spectacle s’en voit gratifié… Qui vaincra donc !? Rien ne le dit clairement, surtout que l’île de Madère et sa météo imprévisible réservent parfois quelques surprises. Il n’y a donc plus qu’à suivre la course de près ou de loin, à vous de voir 😉

 

 

En bonus – Les spéciales, en cam embarquées

SP1 :

 

SP2 :

 

SP3 et SP8 :

 

SP4 :

 

SP5 :

 

SP6 :

 

SP7 :

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