Après s’être constitués des matelas confortables ce samedi, Martin Maes et Isabeau Courdurier étaient une fois de plus grands favoris du jour pour empocher un nouveau week-end de compétition Enduro World Series sur les pentes de l’île de Madère.

De ce point de vue, pas de surprise. Les deux leaders incontestés du moment ont répondu présent. Comment ?! Suivis de qui ?! C’est bien ces questions qui maintiennent un semblant de suspens en ce début de saison 2019…

 


Temps de lecture estimé : 4 minutes – Photos : Enduro World Series


 

 

 

Petite couture…

En matière de suspens, ce dimanche a commencé par quelques nouvelles fraîches du front. Samedi soir, dernière spéciale du jour, Adrien Dailly a heurté un arbre du coude droit en pleine portion rapide. Pas de nouvelle fracture sur ce coude blessé l’an passé…

Mais une belle entaille nécessitant plusieurs points de suture. Pas de quoi stopper le bonhomme de retour à une bonne vitesse, mais tout de même un petit suspens : dans quelles conditions peut-il se battre pour défendre sa seconde place provisoire ce week-end ?!

Visiblement bien, à en croire ses deux premiers temps du jour dans le coup pour la gagne… Avant que la spéciale reine, la SP7, ne lui fasse perdre 17 précieuses secondes, et sa place sur le podium. Adrien termine au pied du podium, quatrième ce week-end, devant un autre revenant logique aux avant-postes : Sam Hill…

 

 

Devant ?!

C’est qu’une fois de plus, Martin Maes règle tout ce beau monde. Interrogé sur sa manière de gérer la suite du week-end, le Belge avait annoncé qu’il se contenterait de cibler la spéciale reine, pour marquer de précieux points au général… Promesse tenue ! Il empoche les 40 points bonus.

Derrière lui, c’est d’abord José Borges, prophète en son pays, qui confirme sa bonne prestation de la veille. Constant, présent, le Portugais signe son premier podium Enduro World Series de fort belle manière : en jouant pour la gagne et les avant-postes tout au long du week-end.

Pour le rejoindre sur la boite à la droite du dieu de l’Enduro actuel, c’est un autre héros de Madère, déchu lui : Jesse Melamed. Coeur brisé sur crevaison alors qu’il menait la course à deux spéciales de la fin en 2017, le voilà cette fois-ci récompensé de ses efforts !

Ed Master, le Néo-zélandais encore frais, les inséparables au classement Florian Nicolaï et Dimitri Tordo, le surprenant Leigh Johnson et le plus local des locaux Emanuel Pereira Pombo complètent le top 10. Thomas Lapeyrie, Kevin Miquel et Camille Servant sont les frenchies en embuscade dans le top 15.

 

 

Écrasante victoire

Coté féminin, c’est à un règne quasi sans partage que l’on assiste ce dimanche : mis à part le run sur Gamble assuré au quatrième rang, Isabeau Courdurier n’a une nouvelle fois laissé aucune chance à ses concurrentes. Les points de la spéciale reine et plus de 50 secondes d’avance au final !

Derrière, la brochette de Françaises au pied du podium n’a pas réussi à monter sur la boite pour un hypothétique triplé. Le classement, d’ailleurs, a connu un sacré chamboulement. Ella Connoly, la privée Ecossaise, laisse échapper la seconde place après avoir déraillé et perdu 22 secondes dans la SP6.

Elle finit troisième derrière l’Israélienne Noga Korem très en verve ce dimanche. Vainqueur du run de Gamble, puis abonnée aux places d’honneur, c’est elle qui, pourtant dixième des dix filles en 13 secondes samedi soir, coiffe tout le monde au poteau !

 

 

Suspens… Ou pas !

Chez les Masters et Espoirs enfin, là aussi le suspens n’a pas fait long feu. Quoi qu’il aurait pu être plus important chez les anciens. Sur la très aérienne et relevée spéciale de Gamble, Karim Amour a commencé par rappeler à l’ancien crosseur Cedric Ravanel que lui, fût un temps, était pilote hors pair de dual-slalom et four-cross : retard de 6 secondes comblé, ils étaient alors à égalité…

Pour peu : à peine séparé d’une seconde dans la spéciale suivante, Cedric Ravanel se constitue finalement un matelas de plus de 18 secondes. Dans le team, le coach n’est pas pour autant le seul à monter sur la boite. Son poulain, Antoine Vidal, l’emporte, lui, chez les Espoirs avec une confortable marge de 31 secondes…

 

 

La suite ?!

Voilà pour les résultats, à chaud, de cette troisième manche Enduro World Series 2019 sur les pentes de Madère. À ceux qui se posaient encore la question, il s’agit bien d’une nouvelle démonstration de force de Martin Maes et Isabeau Courdurier.

Il n’empêche que ces deux jours de compétition, ces huit spéciales, le lot de rebondissements pour les accessits et l’ordre final différent parmi les dauphins des deux maîtres risquent fort d’avoir leur influence sur les classements généraux… Ça tombe bien, on est sur le point de plonger dans les chiffres, les lires en long, en large et en travers, pour mettre une nouvelle fois la compétition mondiale en perspective…

Qui suit désormais au classement général ? Qui est vraiment de retour aux affaires ?! Finalement, quelle poids peut avoir la course à Madère par rapport au début de saison passé ?! Quelles sont les tendances tenaces ? Les revirements ?! À très vite pour le savoir En travers des chiffres, sur Endurotribe !

Article lu 3 050 fois. Merci !