Troisième île, troisième course de la saison Enduro World Series 2019… Et troisième occasion de confirmer qu’en ce début de saison, Martin Maes et Isabeau Courdurier sont plus que jamais les champions à battre.

Cette première journée de course sur les pentes volcaniques de Madère le confirme. Tous deux mènent la danse avec une aisance évidente. Heureusement que derrière, la baston est au rendez-vous, et que les noms varient pour pimenter le spectacle. Voyons plutôt…

 


Temps de lecture estimé : 3 minutes – Photos : Enduro World Series


 

 

 

Matelas…

Trois spéciales, trois scratchs ! Aussi bien pour Martin que pour Isabeau, le début de compétition ne fait pas dans le détail. Au soir du premier jour de compétition, les voilà déjà sur des matelas confortables : 19 secondes sur le reste du plateau pour le pilote Belge, 23 secondes pour la pilote de poche française.

Dans les deux cas, la poussière, le terrain défoncé par les recos et les appuis fuyants/changeants n’ont pas eu de secret pour les deux leaders du général provisoire. Derrière, par contre, les écarts sont bien plus serrés, et la bataille fait rage…

 

 

Mouchoirs…

Chez les hommes, Adrien Dailly donne des signes encourageants de retour au niveau qu’on peut lui souhaiter. Déjà visuellement très rapide et à l’aise lors des reconnaissances, le voilà qui confirme en prenant la deuxième place provisoire. Il la tient pour quatre petites secondes sur le local de l’étape, lui qui est Portugais : Jose Borges.

Autre retour au premier plan : Sam Hill, désormais sur ses roues de 29 pouces ! Le voilà 4eme à 1 seconde de Jose. D’ailleurs, l’Australien serait sur le podium provisoire sans avoir perdu du temps dans le troisième chrono du jour, où il signe un 19eme temps rédhibitoire.

Derrière ces hommes forts du moment, le top 10 est complété par les autres habitués des bonnes places en ce début de saison : Jesse Melamed, Florian Nicolaï, Dimitri Tordo, Kevin Miquel… Ce sont Ed Masters et Gustav Wildhaber qui s’invitent cette fois-ci dans la danse..!

 

 

…Et dentelle !

Si l’on relève que c’est serré derrière le leader chez les Hommes, que dire chez les Dames ?! 13 petites secondes entre la deuxième et la onzième, dont une seconde entre le sixième et ce même onzième rang… C’est fin, très fin !

À ce petit jeu, c’est Ella Connoly, pilote privée, qui prend la deuxième place, trois secondes devant Anita Gherig et son casque fraîchement décoré par Cécile Ravanel. Au pied du podium, un trio français qui croyait au podium en début de journée.

Finalement, Morgane Charre, Laura Charles et Mélanie Pugin devront encore cravacher ce dimanche pour remonter sur la boite… Mais clairement, rien n’est joué ! D’autant plus si la course ne se décante pas plus qu’aujourd’hui…

 

 

Plus classique… Quoique !

En parlant de course qui se décante, les écarts et temps paraissent déjà plus conventionnels chez les Espoirs et les Masters. Antoine Vidal, dans la même logique du début de saison, mène la danse. Il devance deux de ses sérieux concurrents : Duncan Nason et Brady Stone.

Chez les Masters, écarts classiques mais ordre singulier. Après avoir subit la concurrence de Lionel Séquéra en Tasmanie, Karim Amour fait cette fois-ci face à un autre concurrent de taille : Cedric Ravanel est de retour de blessure, et désormais classé chez les anciens. Il mène pour 6 secondes…

 

 

La suite ?!

Ce dimanche, la suite de la compétition promet encore de quoi donner l’occasion de se battre à couteaux tirés. 5 spéciales encore au programme sur ce terrain fuyant, poussiéreux et qui se creuse avec les passages.

Si certains ont déjà un petit pécule qui pourrait bien servir dans de telles conditions, d’autres ont soit à prendre leurs distances, soit à passer devant, avant qu’il ne soit trop tard… alors, quelle issue pour cette troisième manche Enduro World Series 2019, à Madère ?! Rendez-vous très vite sur Endurotribe 😉

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