Ce week-end avait lieu l’Enduro Salines, première manche des European Enduro Series 2019, et nous y étions ! Retour sur un week-end d’Enduro idéal, comme on les aime, mais finalement peu plébiscité…

 


Temps de lecture estimé : 3 minutes – Photos : Oscar Santiago / Sixtvisuals


 

Spot idyllique

Maçanet de Cabrenys, petit village catalan sur le versant Sud des Pyrénées espagnoles, accueillait la première manche des European Enduro Series 2019 sous l’égide des Enduro World SeriesL’endroit et l’organisation sont réputés pour leurs courses régionales organisées depuis plusieurs années.

D’abord avec une course de DH, avant de devenir une course d’Enduro sous différentes formes : invitational, course en comité restreint, etc. En début de saison, c’est toujours une destination agréable, noyée dans les rayons du soleil, où la boue est rarement au rendez-vous !

 

 

Course aux petits oignons

Pour la plupart des pilotes, les hostilités débutent dès le vendredi, avec deux jours de reco à la pédale, ou un seul pour les retardataires comme nous, avant d’enchaîner la course le dimanche, face au chrono.

38km et 1650m de dénivelé positif dans les cailloux mais sans poussière et 5 spéciales de qualité au menu :

  • SP1 : mise en jambe dans des épingles et la terre meuble avant de pédaler 3 minutes sur un DFCI et d’en finir dans les cailloux.
  • SP2 : de la terre, des rochers, un énorme coup de cul au milieu pour une spéciale très technique. Soit on fait la diff’, soit on tombe et on peut tout y perdre…
  • SP3 : des courbes dans les épines de pins en altitude, magnifique, rapide mais très court.
  • SP4 : un première partie dans les cailloux typique du Sud français, technique mais aussi physique, avant d’entamer une montée d’une minute et de finir dans un bobsleigh tout en virages relevés. LA spéciale décisive du week-end, la plus longue et la plus exigeante.
  • SP5 : très courte, mais vicieuse, entre prairies et bosquets, c’est 1 minute et demi tout en sprint pour finir dans le paddock !

 

 

Quelques pilotes…

Quelques cadors, comme Robin Wallner, Zakarias Johansen, Anita et Caroline Gehrig, ont fait le déplacement afin de préparer la troisième manche des Enduro World Series à Madère dans une dizaine de jours ou pour affronter les locaux espagnols, tel que Guillem Sanz. D’autres, comme Damien Oton, blessé, sont venus encourager les copains depuis le bord de la piste !

Au total, douze nationalités représentées pour malheureusement très – trop ? – peu d’inscrits, seulement 110L’organisation est pourtant au point après plusieurs années d’expérience : parcours, balisage, ouverture des sentiers, liaisons, choix des spéciales… les timing sont pile-poil, presque serrés et le ravito un peu light mais sacrément bien placé dans le parcours comme pour le point de vue, et aussi présent les jours de recos ! Enfin, tout y est donc presque au top.

Alors léger manque de communication de la part de l’organisation ? Ou manque d’engouement des pilotes avec la concurrence des organisations ce week-end là ? Ou encore manque de soutien de son cadet Enduro World Series ?

 

 

Succès mérité !

Reste que, cela ne m’a pas empêché de remarquer à nouveau que quelques pilotes, tous niveaux confondus, dérogent encore aux règles dans ce milieu en quête de professionnalisme. Par manque de respect (des navettes les jours de recos bien qu’elle soient interdites, assistance en course) ou par manque d’éthique (recos les jours avant l’ouverture des recos)…

Dommage donc ! L’organisation n’est pas récompensée à sa juste valeur pour son implication et son dévouement… C’était aussi l’occasion de revoir quelques têtes, ou d’en rencontrer de nouvelles, de perfectionner son spanglish ou son catañol, de rider de belles traces, de se mettre le coeur dans la boite à gants ou encore de faire fumer les freins. Bref, tout pour un super week-end ! Et, pour sûr, nous, nous reviendrons…

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