Il y a Coupe du Monde d’Enduro ce week-end : comme on le présentait il y a peu, Derby – en Tasmanie – accueille la seconde mande Enduro World Series 2019. Et la compétition a commencé ce samedi avec la première spéciale du week-end. 

Plus qu’une mise en bouche, il s’agissait de la spéciale reine, attribuant des points bonus valables au classement général de la saison. Alors, en combien s’est courue la spéciale la plus longue du week-end ? Qui a empoché les points ?! Et qui reste en embuscade pour dimanche ?!

 


Temps de lecture estimé : 4 minutes – Photos : Enduro World Series


 

 

 

6min30s pour en découdre…

Une fois n’est pas coutume, cette manche Enduro World Series 2019 de Derby débutait donc par la spéciale reine. Spéciale désignée ainsi pour sa longueur la plus importante du week-end. À rythme de course, on sait donc désormais que les runs de dimanche ne durent pas plus de 6 minutes, puisque cette spéciale reine, elle, s’est conclut en 6min19s pour le meilleur du jour.

Autre fait du jour : une légère averse de pluie venue pimenter les choses, comme on pouvait s’y attendre. Vu les rochers présents en nombre, et la terre parfois bien lustrée et glissante, il y a dû y avoir tempête sous certains casques au moment de prendre le départ. Quoi qu’il en soit, les classements sont tombés, et les premiers enseignements sont intéressants… 

 

 

Maes sur sa lancée

Pour le suspens dimanche, il faudrait que Martin Maes laisse à ses poursuivants l’opportunité de l’atteindre. Le Belge en forme et revigoré, prend la tête des débats devant une flopée de prétendants qui se tiennent à quelques dixièmes de seconde d’écart entre eux… Mais à six secondes de lui… Minimum !

Parmi eux, la délégation de l’hémisphère Sud fait un carton : Connor Fearon deuxième, puis Rhys Atkinson, Keagan Wright, Graeme Mud, Tim Eaton et Sam Hill de la septième à la onzième place… Ils sont, en tout, 8 Australiens ou Néo-zélandais dans les 20 premiers ! Et Sam Hill fait partie des moins biens classés : déjà à quinze secondes de la tête.

Pour compléter le top 10, ce sont les autres hommes forts du moment que l’on retrouve : les Français Florian Nicolaï, éternel troisième, et Kevin Miquel, cinquième, devancent respectivement les Canadiens Jess Melamed, quatrième, et Remi Gauvin, sixième.

 

 

Courdurier contrôle

Même son de cloche chez les dames : Isabeau Courdurier a pris la tête, comme on pouvait s’y attendre. Derrière elle, à quatre secondes, Morgane Charre confirme sa forme entrevue la semaine passée à Rotorua. Il devrait donc à nouveau y avoir bataille entre les deux Françaises ce dimanche.

Pour la troisième place, les cartes sont rebattues. Bex Baraona, troisième la semaine passée et souffrant d’un poignet, a bien pris part à la course ce samedi. Mais elle termine à une lointaine dixième place. Katy Winton, habituée des podiums l’an passé, à quant à elle chuté et n’a pas terminé la spéciale.

Pour la troisième place provisoire, c’est finalement la locale de l’étape, Rowena Fry, qui en profite. Elle complète le trio de tête et profite des encouragements nombreux des spectateurs massés en nombre le long des rubalises.

 

 

À moins d’une seconde

Chez les Masters et les Espoirs, enfin, les écarts sont plus minimes – moins d’une seconde – mais les logiques sportives de la semaine passée sont plutôt respectées. Chez les anciens, Karim Amour prend la tête devant un autre Français de la belle époque, plus habitué à freerider qu’à chasser du chrono : Lionel Sequera ! Mickael Broderic, principal concurrent habituel, n’est que cinquième.

Chez les Espoirs, Antoine Vidal et Brady Stone continuent leur mano-à-mano. Cette fois-ci, au profit du français qui prend une très courte avance – six dixièmes de seconde précisément. L’autre français en lice, Nathan Secondi, n’est quant à lui pas à la fête cette fois, quatorzième à dix sept secondes…

 

 

La suite ?!

Voilà la course lancée. Les favoris aux avant-postes, et les écarts qui laissent perplexes : l’air de rien Martin Maes et Isabeau Courdurier ont déjà prix un certain avantage. Suffisant pour gérer dimanche ?! Si l’on en croit ce qui attend les pilotes, et la débauche d’énergie nécessaire, il se pourrait quand même que le coeur de la course soit à venir.

Dans quelle mesure ? À quel point ?! Quelqu’un est-il capable de renverser les rois – Martin Maes – et reines – Isabeau Courdurier – une fois de plus couronnés de points ce samedi ?! Réponse ce dimanche, dans la matinée, sur Endurotribe !

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