À peine le temps de souffler ! Après l’ouverture de la saison la semaine passée à Rotorua (NZ), les Enduro World Series continuent dès ce week-end, cette fois-ci à Derby, en Tasmanie (AUS). Toujours la tête en bas, les questions se bousculent à l’aube de cette seconde manche… 

À quel parcours s’attendre ? Quelles qualités pourraient faire mouche ?! Doit-on compter sur les mêmes prétendants à la victoire ?!! Endurotribe fait le point et décrypte les premières infos en provenance du grand Sud… 

 


Temps de lecture estimé : 4 minutes – Photos : Enduro World Series


 

 

 

Back in the days…

C‘est la seconde fois que les Enduro World Series font étape à Derby, toute petite bourgade de Tasmanie. La première, c’était il y a deux ans tout juste. À l’époque, Isabeau Courdurier avait chipé la victoire à Cecile Ravanel, et Adrien Dailly l’emportait devant une flopée de gros noms : Callaghan, Hill, Nicolaï, Graves, Maes !

Et cette année là aussi, la pluie s’était abattue sur la course, comme auparavant, à Rotorua. Un début de saison arrosé 2017 qui devrait contraster avec celui de cette saison 2019. Les prévisions annoncent des conditions tempérées, comme la semaine passée à Rotorua.

Les températures devraient être idéales et agréables en ce week-end de course, tandis que quelques averses devraient ponctuer le week-end et pimenter les choses…

 

 

Ce qui fait le charme…

Pourquoi pimenter ?! Parce qu’à Derby, le terrain a son charme. La végétation y est, comme à Rotorua, luxuriante, et la terre assez typique de ce que l’on trouve au pied des cèdres rouges. Mais surtout, elle est clairsemée de rochers, à la surface relativement abrasive, mais parfois proéminents et occupant une bonne partie de la trace. Jugez plutôt avec cette caméra embarquée de Yoann Barelli aux recos…

 

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@bluederby @world_enduro practice are ON and so far I’m having a blast !!!! This weekend is going to be a hell of a show ????!! LET’S SEND IT ?.

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Le programme

Ce terrain typique devrait agrémenter les 6 spéciales au programme ce week-end. Une première samedi après-midi, les 5 suivantes dimanche, pour conclure en beauté…

Comme c’est parfois le cas, on pourrait penser que la première spéciale soit une mise en bouche, histoire de faire le spectacle à la veille du grand jour. Faux ! Cette année, à Derby, les Enduro World Series commencent par le plat de résistance, d’entrée de jeu… Ce sera la spéciale reine, qui octroie 40 points aux vainqueurs homme et femme, valable au classement général de la saison.

 

 

Le format de la course

Un coup d’oeil au format de la course nous en dit plus sur cette première spéciale : tout simplement la plus longue, et de loin, du week-end… Plus de 3 kilomètre et 425m de dénivelé. Top to bottom ! Un premier morceau de bravoure pour créer des écarts après lesquels il faudrait courir dimanche…

Et pas de n’importe quelle manière : à la pédale, souvent en prise, très certainement. Il n’y a qu’à voir les pentes moyennes : autour de 100m/km à peine en moyenne, mention spéciale à la SP3, 74m/km, parmi les plus plates depuis que l’on lit Entre les Chiffres de chaque manche Enduro World Series.

Tout ça avant, finalement, de plonger sur l’arrivée par la dernière spéciale qui, elle, penche le plus du week-end, dans les mêmes proportions que la SP4, juge de paix du week-end dernier, à Rotorua… Bref, même si la spéciale reine incite à tout donner dès samedi soir, il y a matière à ce que le spectacle batte son plein jusqu’au bout dimanche.

 

 

Back-to-back ou come-back ?!

En matière de spectacle justement, à quoi s’attendre ?! La semaine passée, Martin Maes écrasait la concurrence et s’octroyait la première victoire de la saison de manière autoritaire. Sur un vélo en 27,5/29 pouces qui plus est.

De quoi défrayer la chronique en soit, mais le Belge ne s’arrête pas là. Alors que ses semblables s’affairaient à reconnaître les spéciales à pied avant le début des reconnaissances officielles, lui s’amusait sur les pistes d’à côté, et faisait des donuts sur un parking adjacent….

 

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Inspired by @dan_atherton??. ? @maddogboris

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Le tout, déclarant à nos confrères de Vital MTB que selon lui, les recos à pied sont une mauvaise chose pour le sport. OK. L’issue de la course lui donnera-t-elle une fois de plus raison dimanche ?! Martin est en tout cas plus que jamais convaincu de ses méthodes, et la confiance est dans son camp pour un back-to-back que tout le monde attend.

À moins que son rival désigné, Sam Hill – double Champion en titre en difficulté à Rotorua – signe un come-back après une semaine de récupération ?! L’Australien est celui que l’on attendrait peut-être le plus, mais d’une certaine manière, la prestation de Martin Maes la semaine passée ferait de toute façon passer n’importe quelle autre performance pour un come-back, tant il a pris le pouvoir de manière évidente. Bref, que le spectacle commence ! 

 

 

Chez les dames

Cette fois-ci, nous sommes obligés de l’écrire : Isabeau Courdurier se présente en grandissime favorite. Non pas, comme la semaine passée, que l’absence de Cécile Ravanel sur la ligne de départ lui ouvre grandes les portes du succès. On a vu à Rotorua que ce n’était pas si facile…

Mais bien qu’en ayant gagné là où tout le monde l’attendait, et désormais en terre tasmanienne où elle s’était déjà imposée par le passé, tout pousse à la récidive. À moins que Morgane Charre, l’autre Française en forme du moment, joue les trouble-fête ?!

Dans tous les cas, pas certain que la bataille soit aussi serré avec Bex Baraona ce week-end. La Britannique a chuté aux reconnaissance et souffre d’un poignet. A quel point ?! On en saura plus dès que les choses sérieuses, et les chronos, auront commencé ! À très vite !

 

 

En bonus – Les spéciales, en cam embarquées

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