Pour sa 4ème édition, Endurotribe a pu participer au Kenny Enduro Ride durant l’été. Une course méconnue d’Enduro en itinérance dans les belles vallées situées aux portes du parc du Mercantour (Alpes Maritimes).

Pendant 3 jours début juillet, nous avons parcouru de magnifiques sentiers ancestraux remis en état par toute l’équipe organisatrice de Destination 06. Nadine nous raconte son aventure en images…

 


Temps de lecture estimé : 6 minutes – Photos : Endurotribe


 

 

 

Cette année, plusieurs nationalités sont présentes sur l’événement : Anglais, Danois et étonnamment que quelques Français.

 

 

Pourtant, Christian Tabard et toute son équipe se mettent en quatre pour offrir un Enduro de qualité et convivial sur un format original de 3 jours tout compris. Avec au programme cette année, 5 vallées différentes, environ 40km de spéciale, 5000m de dénivelés sans compter les liaisons à la pédale et/ou en navettes.

Pour cette occasion, je roule avec le Hail 1 de chez Liv afin de terminer l’essai de ce bike après l’avoir découvert aux Championnats de France à Allos.

 

 

J1 – Roubion et ses alentours

Après l’accueil des concurrents lors d’un petit déjeuner royal au village de Roubion, avec vue imprenable sur la vallée, nous partons pour le premier jour de ride sous un grand soleil.

 

 

5 spéciales sont au programme de cette première journée. Le tracé de la spéciale 1 emprunte une crête puis serpente dans les bois. Le terrain est terreux et meuble, c’est une bonne mise en bouche pour tout le reste de la course.

 

 

La spéciale 2 s’élance un peu plus haut que le Col de la Couillole et nous emmène dans la vallée du Cian en dessous de Bueil. Le sentier est étroit et rapide par moment. Les premières chutes arrivent avec notamment George qui explose son casque qui lui a bien servi !

 

 

Après un ravito fraîcheur avant de remonter au Col de la Couillole, la spéciale 3 emprunte la toute nouvelle spéciale de l’Enduro de Roubion 2018. Forêts, relances, passages techniques s’enchaînent tout le long de cette longue spéciale qui ravit tout le monde.

 

 

Suite à ces 3 premières spéciales, nous sommes attendus pour le break de la journée qui permet pour certain de remettre en état leur vélo.

 

 

La spéciale 4 se parcourt sur un lit de verdure. Pas dure, rapide, courte, c’est le sprint de la journée.

 

 

Enfin la dernière spéciale du jour est la classique de Roubion qui ramène sur la station des Buisses/Roubion où il faut vraiment faire attention aux crevaisons car les “requins” sont de sortie.

 

 

Repos, contrôle des vélos, préparation pour le lendemain puis direction le village de Roubion pour un bon repas chez “Joelle”.

 

 

J2 – Du col de la Sinne à Pierlas

Aujourd’hui, 4 spéciales sauvages et inédites nous attendent. Pour commencer, nous pédalons en liaison jusqu’au Lauvet d’ilonse au niveau de la Bergerie de la Clap. Un liaison en hauteur avec un panorama extraordinaire.

 

L’ensemble de la spéciale 1 est assez plate et linéaire et donc bien physique. L’arrivée est au niveau du col de la Sinne. Le démarrage de la journée est déjà bien engagé.

 

 

Pour rejoindre la spéciale 2, nous prenons un petit sentier montant qui met à l’épreuve les pilotes de VTTAE notamment le staff équipé pour l’occasion de VTTAE Overvolt, Lapierre étant partenaire de l’événement.

 

 

La spéciale suivante est celle que j’ai la moins appréciée du KER. Au début le sentier a subit des dégâts avec les orages puis la fin de la spéciale est une petite piste linéaire également défoncée, pas intéressant…

 

 

Par contre après un bon portage/pédalage jusqu’à la spéciale 3 du jour, nous découvrons un sentier de toute beauté qui mène à Pierlas. Mais, attention, la chute est interdite car à gauche le ravin est direct. Le sentier est large et facile, c’est une ancienne voie romaine mais l’appréhension de la chute et du vide le rend compliqué à rouler. Je crois bien que tout le monde à rouler avec assurance sur celle-ci mais on s’est tous régalés et nous étions satisfaits d’arriver en bas !

 

 

Arrivée à Pierlas, le staff nous a organisé le repas du midi en plein air à l’ombre des arbres pour un bon moment de rafraîchissement et de repos.

 

 

Vers 15h, nous repartons en navette pour la dernière spéciale qui connecte le Col de la Sinne à Pierlas directement.

Le départ est rapide dans la forêt puis s’enchaîne de nombreuses épingles empierrées typiques de notre région pour finir plein gaz sur une voie romaine.

La spéciale s’arrête 1 km avant Pierlas car la dernière portion du sentier est exposée jusqu’au pied du village.

 

 

La journée terminée, les participants rejoignent leurs gîtes avant de se retrouver à “l’auberge Lou Poumié” pour un dîner gastronomique de qualité !

 

 

Une adresse à découvrir, entre le dîner du soir et le petit déjeuner, on s’est régalé ! 😉

 

 

J3 – A travers la Tinée

Pour le dernier jour, nous basculons dans un autre vallée, la Tinée, après une liaison par navette jusqu’à Ilonse.

 

 

De ce village perché, nous enchaînons deux longues spéciales assez physiques entrecoupées par la traversée le petit hameau perdu du Pous, habité en été. Nous empruntons une voie romaine d’en haut jusqu’en bas pour arriver dans la Tinée au niveau de la Bolinette. Fini la forêt et le terrain meuble. Rocaille, gravette, terre sèche prennent le dessus. On est face sud et on le ressent bien.

Ce type de terrain fait vite des dégâts. Plusieurs crevaisons et pour ma part, une pierre tord la pâte de mon dérailleur entraînant le blocage de ma chaîne dans un des galets du bas. J’ai bien cru que tout s’arrêtait là.

 

 

Une fois que tout le monde a réparé les dégâts et est prêt à repartir, une navette nous mène jusqu’au dessous du Col de la Sérena. Nous sommes face nord de la vallée de la Tinée cette fois-ci et nous retrouvons la forêt.

Cette troisième spéciale est longue et technique avec de nombreuses épingles dans la pente. Une spéciale bien caractéristique de chez nous qui a nécessité de nombreuses heures de travail pour la remettre en état. Merci Christian, car ça en valait vraiment le coup !

 

 

Pour finir cette journée et le KER, les navettes nous remontent faire la spéciale 4 du premier jour . C’est sympa de terminer sur une spéciale déjà roulée dans le week-end. On termine donc de façon ludique ce bel événement.

 

 

 

Les résultats

Au final, ce fut Manu Pupier (Sospel VTT) qui remporte le général en VTT, François Dola (Mavic La Roue Libre Lapierre) en VTTAE et moi chez les féminines.

Tous les résultats sont consultables sur le lien suivant > http://www.destination-enduro-06.com/site/kenny-enduro-ride/

 

 

Après ces 3 jours de rides et de convivialité, participants et organisateurs ont créé de vrais liens d’amitié. Le nombre réduit de concurrents, l’implication et la présence du staff tout le long du parcours (contrôle du balisage, mise en place des bénévoles, débalisage, chronomètre, ravitos), tout se fait en “live” et de façon fluide. L’équipe est bien rodée, les participants ne sont pas stressés, le parcours bien étudié, tout est bien réuni pour que tout se déroule au top. Seuls, ces types d’événement sur plusieurs jours permettent ce type d’ambiance. J’adore !

 

Bravo à toute l’organisation, on s’est bien régalé ! 🙂

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