A peine remis de nos émotions en terres bretonnes que voila de nouveau réuni le “gang” Incrustational Orbea Sram, reformé pour rencontrer un nouveau passionné.

Nous attaquons la deuxième moitié d’octobre, l’été indien joue les prolongations, nous arrivons chez David sur les pentes du Pilat, l’un des deux gagnants du concours saison 1. Bienvenue chez lui !

 


Temps de lecture estimé : 7 minutes – Texte & photos : Endurotribe


 

 

Comment nous en sommes arrivés là

Nos lecteurs les plus fidèles et curieux, ceux qui nous suivent aussi sur VTTAE.fr, le savent déjà… Il y a peu nous vous contions nos aventures avec Léo en Bretagne, le gagnant de l’épisode “électrique”. Une très belle expérience mêlant rencontres, passion, superbes spots insoupçonnés et convivialité.

Imaginé à l’époque de notre magazine interactif Endurotribe – un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître 😉 – L’Incrustational est une escroquerie organisée idée toute simple de concours lecteurs, devenue réalité cette année grâce au soutien d’Orbea et de Sram. Plutôt que de vous faire (banalement) gagner un trip VTT dans une destination de rêve, on innove et on inverse les rôles, on vous “offre” l’occasion unique (!!!) de nous accueillir chez vous pour partager durant toute une journée vos spots préférés.

Après sélections “impitoyables” parmi les nombreuses et indécentes propositions, c’est David Soyère, 43 ans et père de deux enfants, qui a retenu notre attention pour l’épisode typé Enduro au guidon d’un Orbea Rallon R5 full SRAM. Et pour la p’tite histoire, c’est ce même David qui nous avait déjà proposé, à l’époque en 2010, l’une des meilleures candidatures, sans que nous ne donnions finalement suite.

Le Pilat nous tendait les bras, nous y voila !

 

 

Pilat, nous voilà !

C’est vers 17h30, jeudi 18 octobre au soir, que nous débarquons avec Simon André et Altino Lourenco sur les contre-forts rhodaniens du massif du Pilat, dans la commune de Bessey près de Pélussin.

David nous accueille chez lui, au milieu des pommiers. La météo est plus que favorable, le matériel reluisant, c’est l’heure de faire plus amples connaissances en réglant nos montures Orbea Rallon R5, entièrement en carbone.

 

 

Altino profite de la télémétrie embarquée Quarq ShockWiz pour peaufiner les settings des suspensions RockShox.

 

 

Les roues SRAM Roam 60 s’équipent quant à elles de TireWiz qui, reliés à une appli dédiée, permettent de recommander en direct de façon très précise les pressions optimales en fonction du vélo, de la pratique, de la façon de piloter, de la morphologie du pilote…

 

 

On termine la soirée autour d’un burger et d’un bon coup de Saint Jo’.

 

 

C’est quand même beau le Canada Pilat !

Vendredi matin, 8h30, tous les acolytes sont fins prêts pour une nouvelle découverte. Comme pour la Bretagne, ni Simon ni Altino ne connaissait le coin à VTT. Quentin en avait eu un avant-goût plus que prometteur quelques jours avants lors de la Pilatrack, l’épreuve Enduro locale que l’on vous recommande.

Afin d’optimiser le timing de la journée – séances photos obligent et la nuit arrivant relativement tôt – nous décidons d’opter pour un programme “navette” : dépose en pickup à mi-hauteur et matinée de roulage. On ne prend le matériel photo qu’en cas d’extrême urgence photogénique.

 

 

Des bois d’Epicéas denses aux forêts feuillues de Hêtres, finalement tout est beau ! Difficile et pas le temps de faire un choix, mais bon on a tout l’après-midi pour cela. La plupart des traces empruntées s’apparentent à des “secret spots”, délicatement shapés et jalousement “gardés” par les locaux. Les entrées de sentiers ainsi que les bifurcations ne sont pas nécessairement bien marquées.

C’est l’heure du repas, direction Roisey pour reprendre des forces à l’auberge de la veille.

En ce début d’après-midi, nous profitons d’un coup de main du voisin de David (MERCI !) pour rejoindre à nouveau, en pickup, les hauteurs, cette fois-ci jusqu’au point haut du trip : le Crêt de l’Oeillon.

 

 

 

On profite d’un chirat, coulée de blocs rocheux typique du Pilat, pour shooter le vélo de David. Dans ce décor escarpé, l’appareil photo en main, la double fracture tibia/péroné n’est pas loin. Les paris sont lancés par de mauvaises langues (si si, on a les stories…), finalement sans succès.

Mais pas le temps de niaiser, les sentiers nous attendent ! Nous décidons de reprendre la trace la plus variée de la matinée pour immortaliser cet opus de l’Incrustational.

 

 

Sincèrement, le spot du Pilat est bluffant à rouler. C’est beau, c’est varié ! Et ça reste très naturel. Altino, Simon comme Quentin, nous avons tous eu la chance avec nos métiers de pauser nos crampons sur des sentiers aux quatre coins du monde, et on doit bien dire que là, le Pilat met la barre très haute. Crêt de l’Oeillon, Collet de Doizieux, Col du Gratteau… Prenez bonnes notes. Et ce n’est qu’une infime part du potentiel local. Et pas besoin de traverser l’Atlantique, ce p’ti paradis est à porter de main.

 

 

Les photos s’enchaînent, quelques chutes aussi 😉 . Chaque recoin est inspirant, à plusieurs en tchou tchou, c’est encore mieux, plus drôle… On fait voler la terre légère et les nuages de poussière.

 

 

Il commence à faire bien sombre, largement de quoi prolonger le ride mais pour ce qui est des photos, ça devient critique. Tandis que la lumière baisse et que les ISO de l’appareil augmentent dangereusement, on profite des dernières lueurs du jour pour immortalise les ultimes actions de cette première saison de l’Incrustational Orbea SRAM. Tirage de bourre d’anthologie dans les feuilles mortes…. Mémorable !

 

 

 

Portfolio bonus de l’aventure

 

 

 

Le vélo de David

Pour l’occasion, David – comme tous les membres de la fine équipe – avait à sa disposition un Orbea Rallon R5 customisé des dernières nouveautés SRAM.

 

 

Du haut de ses 1,83m, David roulait un vélo en taille XL, équipé de suspensions RockShox : Lyrik 160mm RC2 dernière génération à l’avant, amortisseur SuperDeluxe à air à l’arrière avec commande Gripshift de blocage au guidon.

 

 

 

Le mot de la fin

“J’avais une petite appréhension avant de voir arriver Quentin, Simon et Altino, pour dire, la nuit dernière j’avais du rouler tous les singles du coin pendant mon sommeil. Mes sentiers vont-ils leur plaire, ne vais-je pas être trop à la ramasse ?

Me voila en partie rassuré quand ils arrivent. Le contact est chaleureux et joviale.On déballe les vélos, ils sont équipés au top, Altino installe même de la télémétrie sur mon Rallon. Demain pas d’excuses possible, je ne pourrai pas incriminer le matériel ou les réglages si je n’arrive pas à suivre. Le soir, petit resto, ça parle vélo mais pas que, c’est aussi l’occasion de passer un bon moment de plus.

Le matin, j’attends l’équipe avec impatience. Les voilà, on charge les vélos et c’est parti. Après une petite montée à la pédale, on y est ! Quel bonheur de voir toute l’équipe prendre son pied à rouler sur mes traces, de réussir à suivre (de loin) et de voir rouler Simon. Chaque petite pause est l’occasion de décrypter les trajectoires, les sauts, les virages ou nos embardées, d’entendre quelques conseils de pilotage et d’essayer de les mettre en pratique. Je suis également très impressionné, par les prises de vue de Quentin…c’est du travail de pro !

J’aurais envie de tout leur faire découvrir, mais la journée passe vite.

Une super expérience, d’un point de vue humain. On avait tous le même objectif, prendre du plaisir à rouler et partager. Une superbe idée l’INCRUSTATIONAL !”.– David

 

Épilogue et remerciements

Vous l’aurez compris, on s’est gavé ! L’idée de l’Incrustational était là dans un coin de la tête et elle s’est concrétisée cette année de la plus belle des manières, et par deux fois : avec Léo et David.

Ils ont l’air d’avoir apprécié l’expérience, le défi est relevé. Une belle première enthousiasmante pour Léo en VTTAE, qui découvre sous un nouveau visage ses montagnes russes bretonnes. David, lui, on dirait bien qu’il est sur le point de craquer pour un Rallon avec coloris personnalisé MyO noir et orange (on valide à la Rédac’ 😉 )…

Authenticité, simplicité, convivialité, terroir, partage, des trails de folie, des communautés de pratiquants… A la Rédaction, nous n’avons qu’une hâte : recommencer ! Pour avoir peut être la chance de partager cela ensemble…

Un immense merci à Orbea pour ses vélos, à SRAM pour tous ses composants, à Altino et Simon pour leur confiance, leur enthousiaste et le professionnalisme sans faille.

Ami(e)s lectrices/lecteurs, à très vite pour de nouvelles aventures ! 😉

Quentin

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