Même pas une semaine après l’avant-dernière manche en Espagne, le gratin mondial de l’Enduro est déjà en Italie pour une classique, une traditionnelle, une habituelle finale !

Encore une fois, Finale Ligure revêt parfaitement son nom. Et même si l’ambiance locale, l’atmosphère méditerranéenne et les pizzas incitent plus à la dilettante, cette manche de clôture des Enduro World Series 2018 nous prévoit aussi quelques surprises…

Que nous réserve donc cette manche ? Quelles sont donc ces nouveautés ? Qu’en est-il des enjeux de cette finale ? Qui de Sam Hill ou de Martin Maes ? Qui de Cécile Ravanel ou d’Isabeau Courdurier ? La plage aura-t-elle raison de la compétition ?

 


Temps de lecture estimé : 6 minutes – Photos : Enduro World Series


 

Italian riviera

Le spot de Finale Ligure ne se présente plus ! Exceptionnel lieu de pèlerinage sur la côte méditerranéenne italienne, on y vient pour le VTT, le soleil, la plage, les pizzas, les pastas et autres antipasti locaux. Au choix !

Depuis la naissance des Enduro World Series, c’est ici que se sont jouées toutes les finales. Et cette coutume ne semble pas encore à sa fin, puisque nous savons déjà que la saison 2019 se clôturera aussi ici. Mais cette année, pour en finir avec 2018, cette classique est quelque peu différente.

 

 

Journée unique

Oui ! En fin de saison, certainement par soucis de santé des pilotes, l’organisation a préféré augmenter le temps de repos entre les deux dernières manches. Après la physique manche espagnole, place donc à une ultime manche sur une seule et unique journée de course. Une fois n’est pas coutume…

La course aura lieu dimanche. Une boucle de 52km et 1780 D+, et 4 spéciales, qui laisse penser à une grosse journée sur le vélo pour finalement peu de temps/distance en spéciale…

Il est aussi bon de noter que les reconnaissances auront lieu le vendredi. Une première qui permet de se reposer le samedi, avant d’en découdre pour de bon. Elles emprunteront aussi, par deux fois, des navettes, qui ne seront d’ailleurs pas au programme le jour de la course : pour accéder au départ de la SP1 et traditionnelle SP4…

 

 

Spéciale des spéciales ?

A croire que les Italiens apprécient les traditions… Alors, que les fans des magnifiques paysages de course, vue sur la mer, soient soulagés ! Ces nouveautés de parcours et d’organisation n’entachent pas entièrement la tradition. Fort heureusement !

La SP4 sera bel et bien une classique pour clore le bal : la mythique DH Men, avec sa vue imprenable sur la mer Méditerranée à en faire loucher les pilotes et son flot de spectateurs impressionnant… La tradition est sauve. Ouf !

 

 

Banc de touche

Après le retour tonitruant de certains en Espagne après plusieurs mois de convalescence, d’autres restent encore pour chauffer le banc de touche… Marco Osborne, Adrien Dailly et Ines Thomas pointeront toujours absents !

Nous avions omis de citer le néozed’, Ed Masters, parmi les blessés pour la manche d’Ainsa. Il n’y était pas et il en sera de même ce week-end. Souvenons nous qu’il a roulé une bonne partie de la saison avec une orthèse au genou… Il a donc préféré tirer un trait sur la fin de saison pour réparer ce genou récalcitrant : opération des croisés. Certainement pour mieux revenir l’an prochain…

Reste Lewis Buchanan, nouveau sur la touche après une chute dès le début du week-end à Ainsa et une fracture de la cheville. Trois ans après sa reconversion dans l’Enduro, l’Ecossais pointait 17ème du général, de loin sa meilleure saison. Il en va de même pour Robin Wallner, fracture du scaphoïde suite à un bon crash en Espagne. Lui aussi réalisait sa meilleure saison depuis sa venue sur le circuit EWS : 8ème au ranking. Le team Ibis Cycles en prend un coup…

 

 

Frenchies en manque !?

Bien que certains soient blessés, d’autres Français, comme François Bailly Maitre, ayant préféré la nouveauté d’une participation à la TransCascadia de l’autre côté de l’Atlantique, pointeront aussi absents.

Mais ils seront remplacés ! Pour cette finale, Nico Lau et Fabien Barel sont, eux, présents au rendez-vous. En manque de chrono, en préparation pour 2019 ou tout simplement pour le plaisir, c’est le retour de deux pionniers français des Enduro World Series.

 

 

Perception divergente

Une telle configuration de course laisse entrevoir deux visions de la course. La première : la moindre erreur se paye comptant, pas de seconde journée pour se rattraper. La seconde : c’est aussi moins de possibilité pour être rattrapé, moins de temps laissé aux poursuivants pour refaire leurs retards. Une sorte de matelas bien confortable, notamment pour la plupart des leaders dont l’avance est considérable. Mais certainement moins épais pour ceux, un peu plus loin au ranking, dont les points sont proches.

Deux approches qui font finalement la part belle au risque et au suspens. Tant mieux, le spectacle n’en sera que plus captivant !

Et comme nous l’avions vu plus tôt cette semaine, dans l’analyse Entre les chiffres, les leaders ont de l’avance. Assurer leur suffirait à sortir victorieux de cette saison. Mais personne n’est à l’abri d’une erreur…

 

 

Duel ou solo ?

Quand le leader australien fait du tourisme en famille alors que certains sont déjà à marcher les 4 spéciales au programme, on devine facilement comment il aborde cette ultime manche… Relax !

Mis à part la victoire au général, nombreux sont ceux qui ne peuvent plus y espérer mais comptent tout de même empocher cette manche. Le plus en verve actuellement, Richie Rude, sur qui on peut toujours compter. Il prouve en Espagne que sa puissance légendaire est encore là. Un atout de taille quand on connait les longues relances à plat qu’on retrouve souvent au début des spéciales à Finale Ligure. Histoire de se mettre le coeur dans la malle avant de plonger dré d’l’pentu

En ces temps, nous nous permettons de ne pas s’étaler sur les récentes performances de Martin Maes. Mais deux choses sont à savoir : c’est ici qu’il a gagné sa première EWS en 2016, et il n’a jamais été aussi proche du titre… Reste que le vainqueur de l’an passé : Damien Oton est toujours en forme en fin de saison, il l’a prouvé à Ainsa. Même s’il ne peut plus espérer au titre, l’Italie pourrait finalement lui permettre d’accrocher une victoire d’étape cette année !

 

 

Qu’attendre ?

Nous n’avons pas abordé la météo… Mais est-ce vraiment utile ? C’est souvent pareil là bas. Avec sa régularité implacable le soleil sera au rendez-vous ! Pas d’Enduro Wet Series cette année et, visiblement, la saison se terminera en beauté !

Côté compétition, bien qu’un coup de théâtre ou plutôt un coup du sort est toujours possible, l’avance considérable des leaders entache quelque peu le suspens… Mais il leur faut tout de même tenir bon. Quitte même à sauver l’honneur en sortant vainqueur de la finale. Mais qui osera prendre ce risque ?

L’ultime jour de course approche, pour certains c’est l’occasion d’en découdre, pour d’autres c’est l’impatience de fêter la fin d’une saison éprouvante. Quoi qu’il en soit, on se retrouve dimanche soir pour les résultats, avant que les festivités ne commencent 😉

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