Avec la domination sans partage ou presque de Sam Hill cette saison, et les dernières performances de Martin Maes, on rêvait d’un duel au sommet entre les deux hommes forts du moment…

C’était sans compter sur quelques coups du sort qui, au soir de cette première journée de course, entretiennent plutôt le suspens au général et démontrent que rien n’est tout à fait joué. Coup d’oeil sur les faits marquant qui ont déjà redistribué certaines cartes à mi-course de cette Enduro World Series d’Ainsa 2018 !

 


Temps de lecture estimé : 5 minutes – Photos : Enduro World Series


 

 

 

Le duel fait Pchiiit !

En présentant la course et ses parcours, on se demandait hier si les prétendants à la victoire et aux places d’honneur joueraient leurs va-tout dès le premier chrono du jour, long de 7km et 800m de D-. Ça n’a pas été le cas pour Sam Hill, relégué à plusieurs précieuses secondes…

Et victime d’une crevaison dès le second chrono, lui faisant perdre 50s sur la tête de course. Le duel tant attendu n’aura donc pas lieu ce week-end. En lieu et place, c’est une scène d’entraide que les deux hommes nous ont offerts. Sam Hill est donc toujours en course.

Un détail qui peut avoir son importance au moment de faire les comptes. 32eme au soir du premier jour, Sam Hill lâche virtuellement 365 points au leader de la course, lui qui en compte 560 d’avance. Il n’y a donc pas péril dans la demeure, mais pareille mésaventure la semaine prochaine et l’issue serait terrible.

 

 

La bataille fait rage…

D’autant que devant, la bataille fait rage. En tête, Richie Rude fait honneur à sa toute dernière monture, et rappelle à tout le monde qu’il est celui qui a déjà remporté l’unique manche de Coupe du Monde s’étant déjà déroulée ici.

Au général, il devance Martin Maes, dauphin de Sam Hill au général, pour 12 petites secondes. Le Belge le plus en verve du moment maintient donc aussi, par là-même, la pression et finit de convaincre, s’il le fallait, que l’on peut compter sur lui en cette fin de saison.

Rien n’est fait pour autant puisqu’il n’a lui-même que 5 secondes d’avance sur Damien Oton, qui rappelons le, est aussi sur le podium au général. Hormis la mésaventure du leader, les hommes forts de la saison, placés au général et/ou vainqueur d’étape, sont donc bien au rendez-vous !

 

 

Les frenchies

Derrière l’aigle catalan, les frenchies nous régalent. Kevin Miquel remet ça et prouve qu’il est de plus en plus dans le coup lorsque les parcours peuvent lui permettre de faire appel à ses expériences passées.

Il est suivi à 10 et 16s par le duo des sudistes Dimitri Tordo et Florian Nicolaï, régulièrement placés cette saison. Yoann Barelli occupe lui la 10eme place et permet à la France d’occuper 50% des places du top 10. Et dire que l’Enduro des Nations n’aura lieu que dans 12 mois…

 

 

Chez les dames…

On se permet aussi de penser à cette échéance lointaine parce que chez les dames, les Françaises aussi occupent les devants. Après avoir bien fait rigoler tout le monde lors du prologue vendredi soir, Cécile Ravanel a repris un poil de sérieux pour tenir son rang. Elle devance Isabeau Courdurier qui ne semble pas diminuée par son otite. 23 secondes la séparent de Andrean Lanthier Nadeau, troisième provisoire.

Clin d’oeil aussi à la catégorie des Masters femmes où, pour tout juste moins d’une seconde, notre pilote Endurotribe Nadine Sapin occupe la seconde place derrière la Néo-Zélandaise Melissa Newell. Toutes deux loin devant Marketa Michalkova, troisième à 48 secondes, semblent promise à un duel serré ce dimanche.

 

 

Frenchies toujours…

Les Français sont décidément en verve ce week-end puisque chez les Juniors et les Masters hommes aussi, les couleurs tricolores trustent les hauts de classements. Chez les plus jeunes, on pensait ainsi voir Theotim Trabac en tête à l’issue de ce premier jour. Il est l’auteur du meilleur cumul… Mais fait l’objet d’une pénalité d’une minute qui le relègue dixième de la course.

C’est donc Louis Jeandel qui occupe la tête, 17 secondes devant le leader du général Cole Lucas. Elliott Heap, parfois en verve, n’a pas été victime des mêmes crevaisons que son teamate Sam Hill, mais, ne semble pas plus avoir les clés de la course…

En parlant de clés, les Masters ne semblent pas les avoir trouvé non plus. Karim Amour, leader du général, occupe la tête de la course à la faveur de rebondissements. Les siens tout d’abord, après une chute importante en fin de première spéciale. Puis ceux de Tomas Misser, qui casse sa roue arrière (carbone…) dans la deuxième spéciale, avant de chuter dans la dernière spéciale du jour. Au final, Karim Amour est en tête pour 20 secondes, devant Mike West…

 

 

La suite ?!

Reste à confirmer tous ces résultats ce dimanche… Et la tâche s’annonce plus difficile qu’elle n’en a l’air. Sur le papier, le dénivelé et la distance de course est moins importante que ce premier jour… Mais pour avoir parcouru une partie des spéciales qui attendent les pilote ce dimanche, il va encore falloir en avoir sous la pédale.

La spéciale 5, très majoritairement à découvert, est truffée de pierres saillantes au sol. Le moindre manque de fraîcheur, de précision et d’attention peut se payer cache. De nouvelles crevaisons pourraient venir émailler la course… Tout comme les écarts pourraient exploser si la fatigue de fin de saison venait à se faire sentir.

Même cause, mêmes effets dans la spéciale suivante, très plate et pédalante, qu’il vaut mieux avoir à faire en dilettante, que sous la contrainte du chrono ! C’est lisse, mais c’est aussi très plat. Autant dire que seuls les plus costauds marqueront des points à l’issue du week-end. Qui ça ?! Rendez-vous très vite pour le savoir sur Endurotribe 😉

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