La dernière heure de cette quatrième manche Enduro World Series 2018 a sonné ce dimanche ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le suspens y a joué un rôle clé pour définir les places au sommet des classements. Si Sam Hill et Cécile Ravanel l’emportent, toute la question se pose sur la manière avec laquelle ils ont conquis leurs succès. Début de réponse sur Endurotribe !

 


Temps de lecture estimé : 4 minutes – Photos : Enduro World Series


 

 

Les conditions du jour…

Après un début d’événement sous l’eau, il semble que le soleil ait finalement choisi son camp, celui des pilotes, en ce dimanche. C’est ce que nous confirme Tom Garcia, toujours au coeur de la course…

“Il fait soleil ce dimanche. La température est plus basse, mais le terrain a encore séché, sauf dans la SP5 en sous-bois plus humide. Les racines sont donc moins ressorties qu’hier. Les spéciales du jour ont chacune leur spécificité. Du flow à trouver dans les enchaînements gauche/droite/gauche/droite de la SP4, la SP5 était plus plate mais aussi plus engagée que les autres et enfin, la SP6 définitivement la plus longue et la plus dure du week-end : beaucoup de relances à la pédale, de mouvement à pumper pour garder la vitesse… Et pas mal de trajectoires différentes. Il fallait aussi être bon à vue…”

 

 

L’impact sur la course ?!

Dans des conditions plus constantes et moins sous l’influence des conditions météo, la nature même des spéciales et la stratégie de chacun a eu l’occasion de payer. C’est en tout cas ce que l’on peut croire à lire les feuilles des temps dans chaque catégorie.

On voit à cette occasion que le format particulier de la course, avec deux spéciales en début de journée avant un long run final, est aussi à l’origine d’un suspens particulier. Une fois de plus, les classements bougent et se resserrent avant que le départ du dernier chrono soit donné.

 

 

Chez les Hommes…

Le cas de figure s’est présenté entre les deux hommes forts du week-end. Hill en tête à l’issue du premier jour, Martin Maes est revenu à 1,6s de la tête au profit des spéciales 4 et 5, avant de s’installer en tête des chronos au terme de la SP6.

De quoi retenir tout le monde en haleine jusqu’au passage de Sam Hill sur la ligne, avec un chrono… 9 secondes plus rapide ! Soit une nouvelle victoire de l’Australien pour à peine plus de dix secondes au final. Un résultat habituel donc, mais qui relève d’un suspens à son comble jusqu’aux derniers instants !

Derrière les deux rivaux, Robin Wallner complète le podium, devant Ruaridh Cunningham et le héro local Vid Persak qui, malgré une chute aujourd’hui, signe un top 5 de légende à domicile. Damien Oton, premier Français, n’a jamais récupéré les secondes perdues sur chute ce samedi. Il est sixième, tandis que derrière, l’escadrille tricolore resserre les mailles avec Florian Nicolaï 8eme, Thomas Lapeyrie 9eme, Youn Deniaud 11eme, Camille Servant 13eme et Dimitri Tordo 16eme.

 

 

Chez les Dames ?!

Le suspens a aussi tenu ses promesses dans la course féminine. Pas nécessairement pour la gagne, que Cécile Ravanel s’adjuge une nouvelle fois de manière évidente, mais derrière, où les performances n’ont eu de cesse de changer de camp.

Première à la manœuvre aujourd’hui, Isabeau courdurier, vainqueur de la SP4 de belle manière, afin de consolider sa seconde place habituelle. Mélanie Pugin répond dans la SP5, pour tenter de garder la main sur ce qui aurait pu être son premier podium mondial.

Mais c’est ben le dernier chrono du jour, décrit comme exigeant, qui a fait la différence pour le dernier strapontin. Casey Brown y signe un chrono 35s plus rapide que la jeune Française et monte sur la boite pour onze petites secondes au final.

 

 

Chez les Juniors & Masters…

On avait laissé Karim Amour au troisième rang samedi soir, le voici une nouvelle fois devant à l’issue d’un second jour de course mené sur le thème de la chasse à l’homme. Il aura ainsi fallu 3 spéciales au Niçois pour refaire son retard sur son dauphin au classement, Michael Broderick… Mais au final, l’ordre au classement général provisoire est respecté… Et amplifié !

Une logique mondiale que Elliott Heap semble enfin capable de s’accaparer ! Le junior le plus en vue du moment tient enfin un résultat qui démontre son talent, et lui permet de saisir quel doit être le rythme de course. Vainqueur avec une confortable avance de 51s, il aura surtout remporté les 4 premières spéciales du week-end avant de gérer dans les deux dernières. Théotim Trabac, deuxième devant Mirco Vendemmia, ne peut que constater.

 

 

À venir ?!

À l’image de la cheville de Sam Hill, légèrement touchée lors d’une cascade sur la SP3, les pilotes du circuit mondial sont désormais à mi-saison et doivent gérer les quatre étapes à venir.

À commencer par la concurrence des deux leaders évidents que sont Sam Hill et Cecile Ravanel. Comment rivaliser davantage ? Prendre le dessus, l’espace d’une étape ? Pour l’heure, il semble de plus en plus évident qu’eux seuls aient les clés de la saison et décide de quand ils s’adjugent la victoire…

Un constat à préciser, et détailler, à la lecture Entre les chiffres de cette nouvelle étape Enduro World Series, à lire sous peu, à la Une Endurotribe 😉 À très vite !

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