Depuis leur arrivée sur place, les meilleurs pilotes mondiaux profitaient de conditions estivales pour découvrir ce que cette nouvelle étape Enduro World Series de La Thuile leur préparait… Jusqu’à ce que, progressivement, le temps devienne de plus en plus menaçant !

Qu’en est-il finalement au soir de ce premier jour de course ?! Qui a sû tirer son épingle du jeu ? Rester plus ou moins hermétique à tout ça ? et dompter la pente impressionnante des lieux ?! On fait le point à mi-course !

 


Temps de lecture estimé : 5 minutes – Photos : Enduro World Series


 

 

Les conditions du jour…

Ce vendredi, nous laissions Tom Garcia, notre pilote et reporter sur place, sur une crainte, ou une prémonition, c’est selon : celle de l’orage et de la pluie qui devait s’inviter dans les débats. Elle s’est finalement abattue sur La Thuile en soirée, et s’est prolongée la nuit tombant.

Un déluge suffisant et des prévisions météo annonçant une amélioration tout au long de la journée, ont eu raison du programme initial. Ainsi, les spéciales du jour ont eu lieu dans l’ordre inverse de celui prévu initialement : SP3 > SP2 > SP1.

Un ordre qui a certainement facilité la bonne organisation de l’événement, mais n’a finalement pas eu un impact important sur la course selon notre reporter/pilote sur place…

“Il a plus jusque dans la nuit, mais pas aujourd’hui, malgré des passages nuageux. Je pense que le terrain a séché rapidement, sauf dans les sous bois très pentus des fins de spéciales 1 et 3. Beaucoup de grandes dalles bien lisses sont sorties avec les passages à la fin de la dernière spéciale du jour. Côté pneus, le choix des muds était risqué : biens dans les prés à vache et dans la tourbe mais risqué dans les pierriers et les fameuses dalles.Certains top-pilotes avaient des pneus retaillés aux recos et les ont gardé…”

 

 

Imperturbables ?!

Conditions incertaines, cheville douteuse… On pourrait penser que l’accumulation puisse avoir une portée sur Sam Hill, champion en titre et leader. Pour l’heure, rien ne laisse penser ça ! Certains observateurs avertis disent de lui qu’il est du genre à fixer un maximum de paramètres pour n’avoir à gérer que l’essentiel : sa course. Il semble que la méthode porte une fois de plus ses fruits…

Au soir de ce premier jour, Sam Hill mène les débats avec 23 secondes d’avance. Derrière lui, Ed Masters, en verve par moment sur les EWS, est le meilleur des autres – à 24 secondes – avec 15 secondes de marge sur celui que beaucoup considèrent désormais comme le seul à même de mettre à mal l’hégémonie actuelle : Martin Maes !

Jesse melamed quatrième, le premier représentant français est cinquième : Damien Oton, virtuel second du classement général, est en bonne posture pour marquer des points importants dans l’optique du rôle de vice-champion…  Il devance un tir groupé bleu/blanc/rouge avec Yoann Barelli – de retour avec réussite aux affaire – Youn Deniaud – en pleine confirmation – et Dimitri Tordo – en pleine affirmation.

 

 

Ordre établi…

Chez les dames aussi, il semble bien que cette cinquième étape, celle qui fait basculer dans la seconde partie de la saison, soit en passe d’étayer un certain ordre établi. Cécile Ravanel survole la course avec plus de 30 secondes d’avance, Isabeau Courdurier a cette fois moins de mal à tenir sa seconde place et derrière, Mélanie Pugin poursuit sa progression en direction du troisième strapontin qu’elle tient pour l’instant pour deux petites secondes devant Anita Gehrig.

Q’en sera-t-il demain au final ?! Tout le suspens est là. La donne aurait pourtant être différente : la Française avait pris dix secondes supplémentaires d’avance à l’occasion de la dernière spéciale du jour. Mais face à la nécessité d’évacuer un pilote blessé peu de temps avant, la course des dames a été interrompue. Faussés, les derniers chronos du jour n’entreront pas dans le cumul final.

 

 

On y vient..!

C’est donc finalement chez les Masters et les Juniors que les choses ont encore à se préciser. Dans la catégorie que mène Karim Amour, les débats sont animés : le leader actuel est relégué à la deuxième place après avoir perdu 50s dès la première spéciale du jour. En tête, c’est Florian Golay, aux affaires ce week-end, qui mène la danse avec cinquante et une secondes d’avance. S’il a fini par renversé la tendance en fin de journée, le leader français a donc encore à faire. La tâche s’annonce d’ailleurs ardue : en matière de compétition et d’Enduro, Florian Golay n’est pas né de la dernière pluie..!

Chez les Juniors, la place de leader de Elliott Heap, attendu à ce rang, n’est pas aussi pimpante que lors de la dernière étape Slovène. Ses chronos sont cette fois-ci bien plus éloignés des top pilotes. Il est, du coup, aussi très menacé par ses concurrents directs. Au premier rang desquels Theotim Trabac, deuxième à cinq petites secondes. L’écart était même d’une seule seconde avant le dernier chrono. Autant dire que rien n’est joué !

 

 

À suivre ce dimanche…

Florian Golay s’oriente-t-il vers une victoire probante ? Elliott Heap est-il enfin suffisement constant pour s’imposer ? Mélanie Pugin peut-elle en faire de même ? Quel frenchie va finalement prendre le pas sur ses compatriote pour être les meilleurs des bleus ?! On lorgne un peu ailleurs qu’en tête des classements principaux pour trouver du suspens au soir de ce premier jour…

Mais c’est aussi pour marquer à quel point, ne pas voir une nouvelle fois Sam Hill et Cécile Ravanel sur les plus hautes marches du podium dimanche soir, serait un rebondissement exceptionnel et inattendu. D’autant que cette fois, les dernières prévisions météos font état d’une tendance à l’amélioration… L’orage est passé ?! Réponse dès que possible, sur Endurotribe 😉

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