Ça y est, c’est reparti ! Après deux jours de reconnaissances sur un terrain aussi beau que glissant, les pilotes Enduro World Series ont repris le chemin des chronos. Quelles étaient les conditions du jour ? Que s’est-il passé ? Comment Sam Hill et Cecile Ravanel sont-ils arrivés en tête ?! Endurotribe au rapport !

 


Temps de lecture estimé : 4 minutes – Photos : Enduro World Series


 

Au sommaire de cet article :

 

 


Les conditions du jour…

Depuis que le circuit mondial a posé ses valises à la frontière Austro-Slovène, les conditions météos jouent au chat et à la souris avec les pilotes. Pleuvra ? Pleuvra pas ?! Après 2 jours de reconnaissances humides, le soleil a finalement fait son apparition ce samedi matin.

Pour quel résultat ?! Tom Garcia, rédacteur/testeur/pilote Endurotribe nous en dit plus, en direct des lieux…

“Avec le soleil, la chaleur est revenue : 30°C par moment. Ça a bien séché, mais pas partout et globalement, tout est plus défoncé qu’aux recos. C’est un défi technique par endroit, qui occasionne beaucoup de chutes… Et de rubalises arrachées ! Ça reste glissant et les passages qui restent gras durcissent bien la course.”

 

 


L’impact sur la course ?!

À la lecture des chronos, les conditions du jour et la configuration des parcours ont indéniablement eu un impact sur les débats. En haut de tableau, les batailles dans chaque catégorie ont débuté par une première spéciale serrée avant que les faits de course ne finissent pas dessiner une certaine hiérarchie.

C’est notamment la régularité de certains plus que d’autres, qui a dessiné un premier ordre à l’issue du second chrono, puis du troisième, le plus long du jour avec plus de 13 minutes au cumul… Qui, comme on pouvait l’imaginer, a un impact non négligeable sur le cumul du jour.

 

 


Chez les Hommes…

De cette manière, Sam Hill et Martin Maes se détachent comme les deux plus réguliers du jour. Ils occupent donc logiquement les avant-postes. 9 secondes les séparent. Derrière, à 20s, il aura fallu attendre le troisième chrono pour y voir clair.

Damien Oton, premier français, était dans le coup, avant de chuter au cinquième rang à 38s de la tête. Entre lui et le podium, le Loco Vid Persak, que l’on annonçait avec flair en présentant l’événement, ainsi que Robin Wallner et Eddie Master comblent l’écart.

Côté frenchies, le gros de la troupe se situe entre Damien Oton, 6eme, et Youn Deniaud, 17eme : Florian Nicolaï 7eme, Thomas Lapeyrie 9eme, Camille Servant 11eme, François Bailly-Maitre 13eme, Dimitri Tordo 15eme… Les Frenchie quadrillent le top 20.

 

 


Chez les Dames…

Ce week-end, la compétition féminine ne manque pas de piment. Surtout si l’on considère qu’elle a débuté dès les reconnaissances ! Dans des conditions difficiles, Isabeau Courdurier est cette fois victime d’une chute qui la touche à la cuisse.

Pas étonnant donc de ne pas la voir à sa place habituelle de dauphine à l’issue des deux premières spéciales… L’espace d’un temps, une française de poche en remplace une autre. Auteur de très bons chronos, Mélanie Pugin se fait remarquer ! On se demandait à Olargues le temps qu’il lui faudrait pour trouver le bon rythme en course : réponse en cours !

Derrière, Katy Winton perd gros dans la seconde spéciale, et certainement toutes ses chances de bien figurer. Pour l’heure donc, podium 100% français chez les dames, avant la journée du dimanche qui se profile. Pour six petites secondes, Isabeau arrache la seconde place, mais rien n’est fait. 

 

 

Chez les Juniors et les Masters…

Eliott Heap conforte, en partie, les propos que l’on pouvait tenir à son égard au moment de présenter cette étape. En bien, notamment, lors du premier chrono du jour, durant lequel il réalise un temps dans la même seconde que son équipier, Sam Hill ! Voilà qui l’aurait placé 6 au scratch ! Un effort maintenu jusqu’ici puisqu’il occupe la tête de la catégorie, avec une grosse minute et demie d’avance. Derrière, la chasse est menée par un représentant du clan tricolore : Theotim Trabac occupe la seconde place !

Chez les Masters enfin, la compétition est plus ouverte qu’à l’acoutumée. Karim Amour, champion en titre, était bien parti à l’occasion du premier chrono, avant de perdre du terrain. Schéma inverse pour son concurrent direct au classement, Michael Broderick, qui s’empare de la tête pour une demi-minute devant Vlastimil HYNCICA, et quelques secondes de plus sur le Français.

 

 


La suite ?!

Pour l’heure, les jeux commencent à se dévoiler sur les pentes austro-Slovènes. Chez les Hommes, tout est encore jouable entre les deux champions en tête. D’autant que l’on connait Martin Maes du style à ne rien lâcher jusqu’au bout, tandis que Sam Hill est maître en matière de gestion…

Chez les Dames, Cécile Ravanel dispose d’une confortable avance, 1min34s, mais derrière, les accessits vaudront cher ce dimanche ! Avec à peine 20s entre la 2eme et la 5eme place, le suspens risque d’être au rendez-vous. Vivement la suite !

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