C’est le printemps (ou presque) ! Et comme à son habitude, Santa Cruz Bicycles profite de la période pour présenter ses nouveautés. Après le Nomad 4 et le Hightower LT l’an passé, c’est au tour des Santa Cruz Highball & Blur d’être mis au goût du jour.

Oui, ce sont bien deux modèles de XC dont on parle aujourd’hui… Et une fois n’est pas coutume, Endurotribe est dans la boucle ! Entre souhait de couvrir davantage la pratique raid / Trail /All Mountain et enquête sur le carbone, l’opportunité n’était pas si éloignée que ça de nos centre d’intérêts…

 


Temps de lecture estimé : 5 minutes – Photos : Santa Cruz / Gary Perkins / Gary Forest


 

 

Pourquoi diable ?!

La Coupe du Monde de Descente, le Syndicate, Mark Scott, les EWS… Et puis quoi ? C’est toujours un peu le cas chez Santa Cruz : l’état d’esprit californien et l’ambiance qui règne sur place ont toujours tendance à défendre une certaine vision fun, plaisir, décalée, voir rebelle, du VTT.

Au point que ces derniers temps, l’offre à petit débattement qui pédale bien ait trainé un peu plus que les autres pour se renouveler. Il y a pourtant de la demande sur cette pratique aussi, auprès de la marque californienne. Même si un Tallboy, 5010 ou un Hightower pédalent sacrément bien, ils ne peuvent rivaliser sur certains points.

À moins de 10kg, avec 100mm de débattement, des roues de 29 pouces, une potence longue et un stack propice à mettre le nez dans le guidon, la marque annonce la couleur : les Santa Cruz Highball & Blur reviennent pour ne pas perdre une miette de nos coups de pédales !

 

 

Pas flou le Blur…

Pour le coup, c’est bien ce à quoi s’attèle le Santa Cruz Blur. Dans sa conception, le dernier né des tous suspendus de la marque ne peut pas nier qu’il descende d’une longue lignée…

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Logique donc qu’il partage certains traits de caractère avec les modèles à fort débattement que l’on connait de la marque. Comme ces autres VPP, la suspension du Santa Cruz Blur fige ce qu’il faut dès que la chaîne se tend.

Le Santa Cruz Blur va même plus loin puisque qu’à l’usage, la suspension se montre ferme, même à 30% de SAG. Hydraulique ? Ratio ? les deux ?! Dans tous les cas, ce Santa Cruz là remplit la mission de pédaler aussi bien qu’il le puisse.

Peut-il pour autant s’adonner aux pratiques qui nous concernent ? Sur le papier, le Tallboy reste une référence, notamment pour l’usage d’une fourche avec 20 à 30mm de plus, qui lui confère ce qu’il faut d’angle et de stack en plus… Mais pour ceux qui voudraient une suspension arrière plus ferme encore, l’opportunité d’un montage hybride se présente.

 

 

Le Highball ?! De la balle ?!

On pourrait craindre de vivre pareil impression au guidon du Santa Cruz Highball : pure machine de XC ?! Pas tant ! Dans sa conception, ce semi-rigide démontre certaines avancées intéressantes pour la marque Californienne…

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Avec cette conception, Santa Cruz met à profit ses investissements en matière de conception à base de fibres de carbone. Et à l’usage, le concept s’avère pertinent. Pour faire simple : le ratio filtration/précision de ce vélo m’a simplement bluffé.

Sur ce point, le Santa Cruz Highball se place à hauteur du Commençal Meta HT AM – en aluminium / pneus plus – essayé il y a peu. Impressionnant pour un vélo de XC que l’on pourrait craindre raide et peu tolérant en vertical, flex et imprécis en torsion, sous les gros appuis…

Au point qu’au guidon du Santa Cruz Blur, je me surprends à sauter des marches déraisonnables, à tirer des bunny-up pas beaucoup plus sensés, à sortir les pieds en courbe et à taper dans les appuis comme si… Comme si les freins, Sram Level en 160mm, en permettaient plus !

Pour le reste, tout tient la dragée haute et confère des capacités intéressantes à ce semi-rigide de Cross Country : cadre, roues, cintre et potence… les produits en carbone Santa Cruz forment un sacré ensemble ! Rien ne flanche, rien ne crie famine, tout s’accorde dans un bon compromis entre appuis francs et bon confort.

 

 

À quoi bon en parler ?!

Alors… Vous voyez où je veux en venir ? Outre des freins dimensionnés à la hausse, imaginons le Santa Cruz Highball avec : quelques degré d’angle de direction en moins, une potence plus courte, un cintre plus large et, tant qu’à imaginer une autre géométrie, une fourche avec 20 ou 30mm de débattement en plus qui augmente un peu le stack…

Rouler le Santa Cruz Highball donne des idées pour la suite. Pour l’heure, il s’agit d’un pur vélo de XC… Mais à la gamme californienne, le Chameleon prend un coup de vieux… Et à voir le sourire de Josh Kissner, Chef Produit de la marque quand on lui suggère l’idée… On pose une pierre, laisser une marque, militer pour une idée…

 

 

Dimension d’avenir ?!

Surtout, je profite de l’opportunité pour porter un premier éclairage sur un aspect intéressant. Le Santa Cruz Highball joue sur la flexibilité de son cadre. Ce n’est pas “nouveau” en soit. D’autre s’y sont essayés avant. On n’hésite d’ailleurs pas à parler de cet aspect, de la cohérence avec les roues, les pneus et le poste de pilotage quand c’est opportun.

Et il me semble que depuis un petit moment, l’ensemble des vélos passés à l’essai ne me laissent pas indifférents en matière de raideur et de cohérence. J’ai le sentiment qu’en la matière, les marques peuvent mettre la main sur une nouvelle dimension sur laquelle innover. Il leur fallait, pour ça, progresser dans certains domaines en matière de production à base de fibres de carbone…

Sur ce point, les voyants commencent à être au vert. Cadre, cintre, jantes en sont ici un bon exemple. Ce sont les premières conclusions d’une enquête menée sur le sujet depuis quelques temps qui me le font dire. Celle-là même qui m’a amené jusqu’à Santa Cruz, et dont les bonnes lignes seront à lire bientôt sur Endurotribe 😉

 


 

Détails des modèles Santa Cruz Highball & Blur disponibles sur le site internet de la marque > https://www.santacruzbicycles.com/fr-FR/bikes

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