Il y a deux ans tout rond, la nouvelle formule des essais Endurotribe débutait tout juste lorsque le Devinci Troy passait à la casserole. À l’époque déjà, une expérience particulièrement inspirante. Elle donnait notamment l’envie de profiter d’un Troy avec un soupçon plus de débattement…

Alors forcément, lorsque les lignes du nouveau Devinci Spartan ont été dévoilées, la question se posait plus que jamais : la chimère se concrétiserait-elle ?! Il n’en fallait en tout cas guère plus pour aiguiser la curiosité et pousser à l’essai.

Le temps de se replonger là où l’on avait laissé l’histoire – reprendre l’essai du Troy – et nous voilà de nouveau sur le pont. Premiers éléments de réponse, dans les tuyaux du Devinci Spartan, millésime 2018 !

 


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Au sommaire de cet article :


Devinci Spartan Carbon GX Eagle

À la gamme de la marque canadienne, le Devinci Spartan, tout comme le Troy, ne sont pas des noms nouveaux. En l’occurrence, la précédente génération du modèle intercalé entre le All Mountain et la Descente, portait déjà cette appellation évocateur.

Elle était issue des travaux de la marque pour préparer l’illustre Steve Smith aux controversés Championnats du Monde de Pietermaritzburg en 2013. Un modèle clairement inspiré du monde de la Dscente, tandis que la filiation de cette nouvelle version crève l’écran.

Dans ses lignes comme dans ses gènes, le Devinci Spartan 2018 démontre clairement un lien de parenté avec celui que l’on désignera désormais comme son petit frère – Le Troy – même si, chronologiquement, la logique est inverse. Laissons plutôt celle du débattement prendre le dessus. Avec 165/170mm de course, le Devinci Spartan se veut effectivement un cran au dessus…

 


Comme un air de famille !

Habituellement, je n’ai pas pour manie d’énoncer certains chiffres qui peuvent aisément être lu dans les fiches produits et catalogues. Mais cette fois-ci, la distinction s’impose. Sans cette notion de débattement, et ce qui suit, on pourrait confondre le Devinci Spartan et le Troy.

Dans l’allure globale, comme dans les lignes, on pourrait presque prendre le premier pour une mise à jour, un relooking, du second. À l’oeil nu, il faut d’ailleurs se prêter au jeu des septs différences pour profiter pleinement de ce qui distingue le Devinci Spartan…

 


Géométriquement parlant…

Un coup d’oeil avisé aux chiffres permet ensuite d’en apprendre un peu plus sur le dernier né canadien. Comme le Troy, le Devinci Spartan profite de cette mise à jour pour entrer dans l’ère moderne. Celle des angles de chasse couchés et du reach plus long.

Pour quelques millimètres – 5mm de reach – le Devinci Spartan taille un poil plus grand que le Troy. Mis à part ça, les deux sont donc désormais sur la même génération et jouent des mêmes approches. Plus de craintes ou de questions à se poser de ce côté là.

“Le Devinci Spartan affiche certaines prétentions…”

Reste néanmoins qu’entre les deux, les choix géométriques diffèrent. 4mm de bases en plus, 2 degrés d’angle de chasse en moins, 38mm d’empattement supplémentaire… Le Devinci Spartan ne fait pas véritablement dans le copié/collé : il affiche certaines prétentions !

Les Devinci ont l’habitude de proposer deux positions de géométrie : High & Low, jouant principalement de 5mm sur la hauteur du boitier de pédalier. Ici, c’est bien cette valeur qui varie le plus de l’une à l’autre. L’empattement – 1mm – et les angles – 0,5° – n’en pâtissent pas véritablement.

 


Côté suspensions

On en parlait récemment Dans les tuyaux du Ibis Mojo HD4 : Dave Weagle sévit une fois de plus. L’ingénieux propose ici un autre brevet dont il a le secret. Le Split Pivot a ici une double particularité…

Connaissant le système pour l’avoir déjà mis à l’épreuve précédement, l’essentiel saute ici au yeux…

 


Première impression…

Toutes ces observations sont belles, mais ne valent finalement rien tant que l’épreuve du terrain ne leur apportent pas une certaine perspective. C’est pourquoi les premières impressions au guidon du Devinci Spartan ont toute leur importance ici.

Notamment pour constater qu’en première intention, il rappelle aux bons souvenirs et participe à étayer ce que l’on peut porter comme caractère aux vélos de la marque canadienne : train arrière compact, facile à placer, vif à la relance et ne demandant qu’à faire décoller la roue avant…

Tiens, tiens ! que de bons souvenirs… Pourtant, je note aussi une différence fondamentale. Si j’ai bien senti la filiation et retrouvé des repères, le dernier né me parait aussi faire une différence fondamentale : quand le pilote fatigue ou flanche, le Troy avait tendance à perdre de vitesse assez naturellement. Le Devinci Spartan bute moins les obstacles, mais décuple parfois sans prévenir, certains gestes.

 


Pour la suite ?!

Voilà une première impression que je ne saurais qualifier : qualité ? défaut ? Il me faut cerner sa provenance et ce qu’elle implique à l’usage du vélo avant de me prononcer. À commencer par explorer les opportunités de réglage qui s’offrent à moi.

Qu’est-ce qui, dans la configuration du vélo, engendre ce trait de caractère ? Est-il finalement prépondérant ? Puis-je trouver une forme de sérénité ? Des questions qui exigent réponses. Tout l’objet de la suite de cette essai du Devinci Spartan. À très vite !

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