Le compte à rebours a sonné. Ce week-end, il reste 7 spéciales Enduro World Series 2017 pour départager les meilleurs pilotes du monde. Qui de Sam Hill ou Adrien Dailly sortira vainqueur et champion à l’issue de cette saison ?

La réponse se trouve dans les résultats de l’ultime manche Enduro World Series 2017 qui prend, une fois de plus, place à Finale Ligure. Plus qu’une tradition, un pèlerinage annuel qui réserve toujours son petit lot de surprises. Voyons plutôt…

 


Temps de lecture estimé : 5 minutes – Photos : Enduro World Series


 

 

Finale Ligure, cette année…

On ne va pas faire l’injure à nos plus fidèles lecteurs de refaire le topo précis sur ce que représente précisément le spot de Finale Ligure. L’endroit, niché sur la côte Ligure (ITA) fait partie des destinations les plus en vue du moment.

Qui plus est, les Enduro World Series ont pris coutume de finir leur saison ici. Cela fait donc plusieurs années désormais que le gratin mondial sait prendre ses quartiers dans les parages. Il n’empêche que cette année peut-être plus que les autres, la compétition revêt un visage quelque peu différent.

 

 

Navettes au programme !

À commencer par une première… Finale Ligure est réputée pour être pourvue d’un des dispositifs de dépose navette des plus développés au monde. Pas moins d’une vingtaine de compagnies est référencée sur le territoire et tourne de février à novembre sans discontinuer.

Pourtant, la course la plus réputée de l’année s’en passait jusqu’à présent ! Bon gré, mal gré, les compétiteurs devaient, les jours de course, rejoindre les plus hauts sommets à la pédale, au départ du bord de mer.

C’est chose révolue cette année, avec le parcours du samedi qui prévoie une dépose navette au col de Melogno, quelques 1000m d’altitude au dessus de la mer. Peut-être la condition nécessaire pour permettre la suite, dans des considérations qui restent humainement raisonnables…

 

 

Du plus haut sommet…

Car pour l’heure, le programme ne fait rire personne. Dans le paddock, il en fait même cogiter plus d’un ! De l’aveux de certains, il s’agit même de l’édition la plus difficile qu’ils aient connu à Finale. La course a en effet décidé de prendre son départ du plus haut sommet des environs.

La spéciale 1, le Karmatrail, part en effet du Mont Carmo, 1389m au dessus de l’eau salée, pour 1300m de négatif cumulé sur 7km de long, une vingtaine de minutes à priori. Viser le plus haut sommet pour s’offrir le plus de dénivelés : une composante de l’Enduro qui devrait presque être une constante au cahier des charges…

 

 

Décantation rapide !

Surtout que de là-haut, la compétition ne mettra pas longtemps à reprendre ses droits. Les deux premières spéciales sont en effet dantesques : techniquement très exigeantes, où les difficultés s’enchaînent sans pouvoir se relâcher une seconde.

La course devrait donc être déjà bien décantée après les deux premiers chronos du week-end. En d’autres termes, le tri aura été fait, et seuls ceux qui auront pris le bon wagon pourront espérer jouer dans les runs suivants, plus courts et typés.

Entre spéciales qui tricote, qui pédale ou qui dévale la pente, il sera alors de toute façon intéressant de voir qui aura quelle stratégie pour l’emporter. Gageons alors que parmi les protagonistes, certains des plus en vue du moment soient toujours dans le jeu…

 

 

Le duel tant attendu

On pense bien sûr à Adrien Dailly et Sam Hill. Les deux pilotes qui ont d’ores et déjà marqué la saison occupent la tête du classement général. L’Australien compte 110 points d’avance sur le Français. Il est donc, pour l’heure le mieux placé pour l’emporter.

Concrètement, il faudrait qu’Adrien Dailly l’emporte et que Sam Hill ne termine pas mieux que cinquième pour que le jeune Français soit titré. Il y aura alors égalité de points au classement, et le mieux placé lors de la dernière manche de la saison l’emporterait selon le règlement Enduro World Series…

 

 

Sur la touche…

Quoi qu’il arrive, ce que l’on a déjà pu voir des spéciales de cette Enduro World Series 2017 de Finale proposent ce qu’il faut pour que le duel ait bien lieu, tant le terrain se prête aux deux styles qui doivent se disputer la gagne…

On aurait aussi pu penser à Jesse Melamed pour se mêler à la fête, tant le Canadien a le style et l’engagement pour briller ici. Ce sera sans le vainqueur de la dernière manche, à Whistler : ses côtes, son humérus, et les abords de ses vertèbres n’ont pas résisté à la chute dès le premier jour des reconnaissances.

 

 

Outsiders sur les rangs

On pense donc à d’autres outsiders de renom à surveiller. On pense notamment à Martin Maes, vainqueur ici l’an dernier et toujours très à l’aise à Finale. On pense également à Jérôme Clementz, format de poche qui sait se faufiler et à qui cette course pourrait avoir une signification particulière.

On pense aussi à une petite brochette de frenchies bien sentis : Florian Nicolaï et Alex Cure, Niçois de renom que le terrain des deux premières spéciales dantesques risque fort d’inspirer tant il a des similitudes avec celui de Levens. Ou bien encore Damien Oton et Théo Galy, que l’on a pu voir particulièrement appliqués lors des reconnaissances…

Côté filles enfin, on voit difficilement Cécile Ravanel et Isabeau Courdurier passer à travers tant le terrain semble se prêter à l’expression de leurs styles respectifs. Même si la première est déjà titrée, quand on sait que les deux font une bonne partie de la différence sur l’engagement qu’elles mettent dans leur pilotage, nul doute qu’elles aient ici de quoi creuser des écarts.

 

 

La suite ?

Compte tenu de la configuration particulière de la course, rendez-vous donc dès ce samedi, fin de journée, pour en savoir plus sur ce que la course aura réservé à tout ce beau monde. On en saura alors suffisamment pour relater les faits importants du jour, et préciser encore le compte à rebours final vers le titre 2017…

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