La manche Enduro World Series de Finale 2017 est en train de vivre un moment particulièrement intense : dans leur duel, Adrien Dailly et Sam Hill vivent des émotions poussées à leurs paroxysmes, allant de rebondissement en rebondissement.

Comme s’il ne savait véritablement pas quel camp choisir, le titre balance littéralement d’un bord à l’autre. Pourquoi ? Comment ? Qui en profite ? Autant de questions qui trouvent réponse au plus près de la compétition : Endurotribe est aux premières loges et garde un oeil sur l’essentiel…

 


Temps de lecture estimé : 5 minutes – Photos : Enduro World Series, Endurotribe & N. Brizin


 

 

Première spéciale épique…

Comme prévue et redouté de tous, la première spéciale du jour est d’abord le théâtre d’une des plus belles passes d’arme de la saison. Sam Hill, en pleine concentration au moment de voir partir Adrien Dailly du plus haut sommet des environs, le sait certainement.

Au petit jeu d’un énorme run de 17min59s – pour Damien Oton – la course effectue bien un tri important : 4 pilotes en 12s, les autres déjà relégués à près de 30s..! Outre l’aigle catalan, on retrouve aux avant-postes les protagonistes du jour : Martin Maes (3eme à 4s) vainqueur l’an dernier…

Mais aussi et surtout : Sam Hill (2eme à 2,7s) et Adrien Dailly (4eme à 12,4s). Des écarts ridicules tant ce premier parcours offrait d’occasion de partir à la faute… Les deux prétendants au titre sont donc bien là, même si l’on sent un petit doute dans l’esprit du plus jeune au moment de prendre connaissance des résultats : 12s à reprendre sur une légende du sport, pas une mince affaire, en effet…

 

 

Flottement dans l’air…

Le filtre du premier chrono passé, c’est au terme du second que les débats connaissent les moments le plus fous du jour. Par rapport aux reconnaissances, la ligne d’arrivée est placée quelques dizaines de mètres plus bas. De quoi ajouter une épingle particulièrement escarpée à un run déjà dantesque.

Sur zone, on perçoit un certain doute parmi les observateurs avertis : les pilotes ont-ils été informés de cette modification ? Les freinages approximatifs et les erreurs de certains laissent perplexes. Petit à petit, un doute s’installe : le titre si disputé profiterait-il de cette opportunité pour vaciller ?! Ambiance au passage d’Adrien Dailly…

On le voit aux images, et on l’entend à la voix expressive de Nicolas Vouilloz son mentor, le jeune Français est à l’extrême limite de tout perdre à cet instant précis, et dans ces circonstances. Un moment particulièrement intense qui fait parler les spectateurs présents, et trouve son pendant, quelques secondes plus tard…

 

 

La pression… à son comble !

Dans la foulée, Sam Hill est auteur d’un passage très conservateur… Et pour cause ! L’Australien est victime d’une crevaison lente. Pneu arrière pincé, l’enveloppe laisse une partie de l’air s’échapper avant qu’une mèche et le préventif fasse son oeuvre.

Adrien Dailly, aux premières loges pour proposer son aide, comme tout le monde autour, passe par toutes les émotions. Quelques instants plus tôt, la situation vient de démontrer que l’issue de la saison tient à un fil. Quelques instants après, elle pourrait tout aussi bien choisir le camp inverse.

 

 

Damien Oton, solide leader du jour !

À la montre, les deux pilotes sont finalement séparés par quatre secondes en faveur du Français. Martin Maes fait jeu égale avec le meilleur temps. Damien Oton, vainqueur du premier chrono, complète un top 4 qui reprend les mêmes protagonistes qu’auparavant.

Les écarts se resserrent donc, et le résultat du jour est scellé dans le dernier chrono. Damien Oton y signe son second scratch et vire en tête ! Une domination nette et sans bavure du Catalan, vu de beaucoup comme le plus fluide, rapide et constant de la journée.

Même si pour le coup, lui non plus n’a pas eu une première partie de course tranquille. Dans la seule ligne droite de répit du second chrono, il accroche une pédale et finit au sol.  Maillot marqué à l’épaule, mais pas de mal pour le bonhomme. Les débats de ce dimanche gardent donc toutes les chances d’être relevés !

 

 

Faites vos jeux…

En tête de ce premier jour, le quatuors de tête a creusé l’écart. Greg Callaghan, 5eme, est à plus de quarante secondes. Les places restent véritablement mouvantes par la suite. Une poignée de secondes entre chaque, tout reste à faire pour rester ou finir dans le top 10.

Pour l’heure, on y remarque la présence de Youn Deniaud, sixième. Le jeune Français n’a pas manqué les deux premières spéciales (5eme et 7eme), et récolte les fruits de son engagement et de son talent. Il devance Jérôme Clementz et Thomas Lapeyrie de six et huit secondes. Rien ne va plus, faites vos jeux !

 

 

Dés jetés ?!

D’autant que par ailleurs, les jeux ne sont pas faits, mais très clairement orientés. Cécile Ravanel, déjà titrée, a écrasé la course dans le chrono le plus difficile du jour. Une minute ronde, prise à Isabeau Courdurier, sa plus proche concurrente. Katy Winton, elle, occupe la troisième place à vingt deux secondes de la seconde Française.

Même topo, ou presque, chez les Masters, au profit de René Wildhaber. Mégaman est en tête de cinquante cinq secondes devant Bruno Zanchi et Karim Amour. Ici aussi, grâce à une performance dantesque sur le plus long run de l’histoire de cette Enduro World Series de Finale.

 

La suite ?

Après les péripéties du premier jour, il règne comme un petit flottement au moment d’aborder la suite. Ce dimanche, 4 spéciales relativement courtes attendent les pilotes. L’occasion seulement de prendre tous les risques pour faire la différence et prendre le dessus.

Si une tendance se dégage de ce premier jour, la compétition prend plus que jamais le chemin d’une course à élimination directe désormais. L’issue de la seconde spéciale du jour est dans tous les esprits. Quelle peut en être l’issue ? Quelles traces laissent-elles dans les esprits ? Comment chacun tire parti de la situation pour prendre le dessus ? 

Rendez-vous ici même, et sur les réseaux sociaux Endurotribe, pour tout savoir des dernières nouvelles du front..! D’ici-là, Résultats complet et par catégories, à retrouver au lien suivant : http://www.enduroworldseries.com/live/live-results/

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