On y est ! L’heure du pèlerinage annuel pour la Megavalanche de l’Alpe d’Huez a sonné. Depuis le début de semaine, la station se remplit et s’anime peu à peu au rythme des participants qui s’y retrouvent. Des puceaux qui découvrent les lieux aux habitués ultra favoris, chacun y va de son petit coup d’oeil.

Une fois de plus, Endurotribe est parmi la meute, au coeur de l’action. Elle commence, gentiment mais sûrement, par les recos, moment quasi indispensable pour savoir où mettre les roues le jour J, lorsque les 2000 participants seront, tôt ou tard, lâchés dans la montagne.

On saute donc dans les premières bennes du DMC et des téléphériques sous-jacents pour être au premières loges, et profiter des meilleurs traces. Ambiance…

 


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Comment tu t’appelles ?!

En ce début de semaine, les plaques de cadre ne trônent pas encore sur les cintres. Dans la cohue, difficile donc, parfois, de reconnaître tout le monde. Comment tu t’appelles pourrait être le gimmick du moment… Ou bien la réplique à sortir lorsque, malencontreusement, un des innombrables cailloux de la montagne fait des siennes.

Il y a pourtant un petit paquet de pilotes qui commence à connaitre chaque cailloux par son nom, prénom ou mieux, surnom. Depuis des lustres maintenant, la Megavalanche emprunte des traces au caractère immuable. Certes, le temps, la montagne et les aménagements ont fait leurs oeuvres. Mais tout compte fait, certains des passages cultes de la course sont toujours au rendez-vous.

Chaque endroit est truffé d’anecdotes et, pour la plupart, distillent un lot de sensations presque unique, du moins que seule la haute montagne sait prodiguer. Une habitude à prendre, indiscutablement. Le temps de prendre ses marques, de trouver des repères et quelques réglages pour lâcher les freins, confiant. L’occasion ensuite de confronter aux sensations des années passées. Intéressant !

 

 

Neige ou pas ?!

Quelle question ! Peut-être celle qui préoccupe le plus grand nombre de pilote présent cette semaine à l’Alpe d’Huez. Comme chaque année, les chutes hivernales, les conditions météo du printemps et les effets du réchauffement climatique nous font offrande de conditions singulières.

La question taraude d’autant plus les esprits que cette année, fait rare pour être souligner, le téléphérique du Pic Blanc a connu une panne momentanée au moment clé du jeudi matin, 8h, lorsque les reconnaissances du Glacier battent leur plein. Il a depuis repris du service.

Seuls ceux qui étaient présents la veille, à la même heure, ont donc pu tenter une reconnaissance à heure similaire à celle du jour J, dimanche matin 9h, départ de la grande Megavalanche. Plus compliqué pour les participants de l’Enduro d’Oz, épreuve de retour au programme ce mercredi.

On était, par chance, sur le glacier : on vous en dit donc un peu plus sur ce que l’on a vu… 

 

 

Glacier juste frais ?!

Cette année, peu de neige. Les prédictions scientifiques l’affirment, le glacier de Sarenne est sur le déclin. Certains disent même qu’il vit ses dernières années. C’est vrai que d’année en année, le fond de la cuvette parait toujours plus profond.

Dans cette tendance, juste ce qu’il faut de neige cette année. De quoi recouvrir le mur du départ, à 3300m, profiter du second mur, et sortir de la cuvette du glacier sur une langue de neige… Si les conditions le veulent bien.

Même constat au départ des qualifications. Le premier névé est toujours là, prêt à faire le tri. Les trajectoires qui permettent de s’y faufiler font déjà l’objet de toutes les attentions. Peu de neige plus bas en revanche, au bout des dalles du Dôme des Petites Rousses. Goulet particulièrement creusé et propice aux plus belles cascades…

Le réchauffement climatique fait donc son oeuvre, c’est un fait, mais la neige est belle et bien toujours présente. Le travail des hommes de la station pour préserver ce qu’il faut au sommet du Pic Blanc s’accentue d’ailleurs visiblement d’année en année, et permet (encore) au participants d’en profiter…

 

 

Que le spectacle commence !

Pour le reste, les traces semblent particulièrement propres et fluides cette année. À moins que ce soit l’usage d’un 29 pouces qui semble bien marcher qui fasse son oeuvre ?! Qui sait ! Dans tous les cas, relativement peu de traces compliquées à la sortie du glacier ou du Dôme des Rousses. La bagarre va être intense !

D’autant plus que cette fois-ci, le calendrier de la saison est favorable à l’aspect sportif de la course. L’étape Enduro World Serie de début juillet est passée. La prochaine n’est prévue qu’à la toute fin du mois. Résultats, une bonne brochette de pilotes de haut vol sont de la partie.

On ne va pas dresser une liste exhaustive de chaque prétendant aux places d’honneur, la tâche en serait imbuvable. Mais tout de même partager une impression globalement partagée. Cette année, les vagues de qualifications sont chargées. Les 3 places qualificatives pour la première ligne de dimanche valent déjà de l’or.

 

 

Favoris parmi les favoris…

Il n’en reste pas moins que la lettre A qui doit prendre place sur la plaque de cadre parait plus évidente pour certains que pour d’autres. Au premier rang desquels, Rémy Absalon ! Déjà 5 fois vainqueur ici, et déjà en mode Mass-start après sa victoire sur la Mountain Of Hell la semaine passée. Lors des recos, comme lors de la course l’an passé, Damien Oton lui emboîte le pas…

Et il fait bien, puisque les autres prétendants aux places d’honneur ont les dents longues… Théo Galy, François Bailly-Maitre, Iago Garay, Nicolas Quéré, Josh Bryceland, Karim Amour, Alex Cure, Yoann Barelli, José Borges, Thomas Lapeyrie, Matti Lehikoinen, Martin Maes, Kevin Miquel, Nigel Page, Dimitri Tordo pour ne citer que ceux de renommée internationale et/ou s’étant illustrés très récemment.

S’y ajoutent quelques spécialistes de la discipline, pilotes de Coupe de France et Masters toujours très performants ici. Nul doute que les joutes soient animées… D’autant qu’il en est un sur lequel tous les regards se tournent aussi. Sam Hill, la légende, s’attaque au mythe ! L’actuel second du classement général EWS met à l’épreuve son vélo éponyme sur les pentes de la Mega. Son style légendaire et son sens de la trajectoire hors cadre peuvent-ils faire mouche ?

 

 

Les rendez-vous à venir…

On en saura plus très vite. Habitude de longue date, les courses de qualification, qui permettent d’établir des lignes de départ équitables le jour J, se déroulent ce vendredi. Une étape bien utile pour y voir clair, puisque cette année, la compétition fait le plein.

2000 prétendants au mythe prêts à en découdre, et des qualifications bien utiles pour nous permettre d’y voir plus clair. La proclamation de leurs résultats nous en dira forcément plus sur les réels prétendants au Top 20 particulièrement relevé cette année.

À très vite, donc, pour la suite 😉

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