Il y a quelques temps, nos pérégrinations et enquêtes nous ont mené au nord du Lac de Côme, Italie. Chez La Met comme on dit ici. Nous étions alors en quête d’informations au sujet sensible de la sécurité…

À cette occasion, on a découvert, et roulé, le casque Met Roam, destiné aux pratiques All Mountain et Enduro. La dernière production de la marque transalpine à destination de nos pratiques si risquées.

Genèse, détails clés et premières impressions : voici ce que le Met Roam nous a livré en chemin, à son sujet, et plus largement, sur l’exercice particulier de développement de ces éléments de style que sont les casques…

 


Temps de lecture estimé : 8 minutes / Photos : MET & Endurotribe


 

 

La part des choses

Pour les plus assidus d’entre nous, Met fait partie des meubles. La marque existe depuis une trentaine d’année. Le temps pour l’entreprise d’en asseoir les fondements, et d’en peaufiner, modèle après modèle, le style, les valeurs, les codes.

Depuis quelques temps pourtant, certains le savent, l’entreprise italienne est aussi à l’origine de la marque Bluegrass. Une autre identité et une autre approche qui doit permettre à l’entreprise de rester dynamique : porter deux marques doit stimuler les réflexions sur les valeurs de chacune.

Plus originale dans le style, portée vers les pratiques engagées – All Mountain à descente – sur des budgets raisonnables, Bluegrass est un peu la zone d’exploration des transalpins. Un exutoire qui permet de renforcer et consolider l’ancestrale Met, plus classe et haut de gamme sur les pratiques route, urbaine et VTT…

 

 

Classe à l’italienne

Le dernier né des casques de l’entreprise – dédié au All Mountain et à l’Enduro – se situe donc au carrefour entre les deux marques. Et dans son dessin, sa conception, il incarne ce vers quoi Met s’oriente. Larges aplats, surfaces aux finitions alternées, couleurs unies, dynamisme des lignes…

Des lignes indéniablement inspirées de l’automobile et des codes du monde des supercars. C’est du moins qu’inspire le Met Roam au premier coup d’oeil dans cette livrée noire et rouge, matte et brillante. Impression confirmée quand on sait que l’un des designers de la marque a été en lien avec Lamborghini.

 

 

Rigueur scientifique

Après tout, le Nord de l’Italie, Milan/Turin, porte une certaine culture du style et de la technologie en la matière. Met y baigne indéniablement. C’est le cas pour le style, ça l’est aussi pour la conception. Dimensionnement par éléments finis, soufflerie et écoulement de l’air, différentes certifications…

Autant de domaines pour lesquels la marque est en lien avec certaines entreprises et certains départements universitaires du secteur. C’est pourquoi on retrouve en ses murs une réplique exacte du laboratoire de test et de certification aux normes européennes, nord-américaines et australes…Et que les deux responsables – qualité et développement – de la marque, sont sollicités au sein de groupes de travail européens pour le renforcement des normes.

On découvre ainsi, à l’occasion de notre visite, quelques bonnes ficelles de la conception du Met Roam présenté ici…

 

 

Détails clés

L’approche parait logique, voir évidente, mais elle est pourtant à l’origine de plusieurs détails de conception propres au Met Roam…

Même logique sécuritaire au moment d’étudier la visière qui reprend certains codes du milieu…

Sécurité, facilité d’usage… et ergonomie !

 

 

Impressions terrain

Au moment de notre visite, et dans le cadre de notre enquête, les premiers exemplaires de pré-serie sortaient des lignes de production. Suffisamment avancés dans leur conception pour être portés, mais pas totalement achevés dans les détails.

C’est pourquoi le ton de nos premières impressions reste prudent. C’est pourquoi aussi elles sont précieuses à la marque. Les quelques journalistes présents officiant comme échantillon représentatif d’une certaine tranche de pratiquants.

Je note, pèle-mêle, la concrétisation de certains efforts ergonomiques. D’un tour de tête de 58,5cm, j’opte pour la plus grande taille. La coque me couvre ainsi mieux le crâne. À l’arrière, j’ai d’abord tendance à descendre le serrage au plus bas de sa position.

Une fois à vélo, tête levée pour regarder loin devant, il remonte de lui-même sur la position intermédiaire. La force des crans des différents éléments du serrage occipitale doit encore être ajustée d’ici à la production. Reste qu’une fois calé de lui-même, il ne bouge plus, signe qu’il trouve sa place.

“On mettra la main dessus, pour confirmer le bien pensé !”

Cas évident notamment lorsque je cherche à lever les yeux, ou que j’appose le masque sous la visière, comme le Met Roam veut s’y prêter. Je m’attend à ce que la nuque repousse la boucle de serrage vers le haut. Il n’en est rien.

Pour mon tour de tête, je suis à la limite du serrage occipital, et j’ai la sensation de serrer un peu plus fort qu’à l’accoutumée. Pour autant, une fois calé, je n’y revient plus. Aucune douleur, aucune gêne. Pas plus de problème même le masque apposé sur le casque, augmentant pourtant sensiblement l’inertie de l’ensemble : tout reste bien en place.

À propos du masque, la compatibilité est à la hauteur des meilleurs concurrents. Les ailettes latérales de maintien n’ont rien de sorcier, le bandeau s’y glisse presque naturellement une fois sur deux. À l’arrière, la nervure est palpable, très bon indicateur pour veiller au bon positionnement de l’ensemble.

Les conditions extrêmes de ces deux jours de roulage ne sont pas propice à faire monter la température. Mais force est de constater que l’on sent l’air frais s’y engouffrer  et circuler sans sourciller. Première impression qui donne envie de mettre en tout cas la main sur les premiers exemplaires de série…

 

 

Disponibilités

Met nous annonce être en mesure de se prêter au jeu au coeur de l’été, au moment même où l’on pourra mettre ces qualités d’aération à rude épreuve. Tout juste avant que les premiers exemplaires ne prennent les chemins des réseaux de distribution et arrivent en magasin, au mois de septembre.

Le Met Roam sera alors proposé en 7 coloris (noir et blanc non presenté), dont le bleu pastel adopté par Isabeau Courdurier – deux versions : avec ou sans le système MIPS – trois tailles S (52/56cm) M (56/58cm) L(58-62cm) – aux prix de 150€ (MIPS + 20€).

Pour en savoir pluswww.met-helmets.com

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