15 jours après l’ouverture des débats en Nouvelle-Zélande, tout le petit monde des Enduro World Series continue sa tournée downunder. Direction la Tasmanie pour la seconde épreuve de la saison 2017.

Qui a fait quoi ? Où ça se passe ? À quoi s’attendre ? Réponse, avec toutes les bonnes infos ou presque, pour suivre les débats du week-end sur Endurotribe !

 


Temps de lecture estimé : 5 minutes / Photos : Enduro World Series


 

 

Entre deux…

La Tasmanie et la Nouvelle Zélande sont deux terres voisines. Vu d’Europe du moins. Pas question donc pour quiconque de rentrer au bercail entre les deux événements. En lieu et place, chacun profite des plaisirs de ce coin du globe à sa manière.

Certains, comme les néo-zélandais du podium, Jerôme Clémentz ou encore Richie Rude, ont choisi de rester quelques jours de plus à Rotorua. Les Crankworx s’y déroulaient dans la foulée de l’EWS #1. Matt Walker a ainsi glané le titre de king of Crankworx – classement combiné d’une partie des épreuves.

D’autres ont préféré profiter d’un peu plus de tranquillité et de sérénité pour récupérer des folles conditions vécues à Rotorua. Le team Sunn, Thomas Lapeyrie et Isabeau Courdurier ont ainsi mis le cap sur les terres poussiéreuses de Queenstown, sur l’île sud du pays.

Pour les autres, cap sur la terre inconnue qu’est la Tasmanie. Après tout, la destination a son charme et l’occasion d’explorer ce coin du globe ne se présente pas tous les jours. Bryan Regnier, Rémy Absalon et le Commençal Vallnord Enduro Team, entre autres, nous ont déjà fait partager quelques images de leurs découvertes sur place…

 

 

Derby, Tasmanie – Australie

Pour ceux qui ont encore un doute, la Tasmanie est un territoire australien, qui se situe au Sud-Est du continent Austral, sous les “40èmes rugissants”. Sur une carte, l’endroit peut s’apparenter à une île. Une grosse île dans la mesure où la sa superficie fait celle de l’Irlande.

La plupart des pilotes atterrissent à Launceston, deuxième ville du territoire. Derby, lieu même de la course, se situe à 100km/1h30 de route. C’est donc le Nord-Est de la Tasmanie qui attend les participants. 

Derby est une ancienne place minière, minuscule de par sa population : 200 habitants à peine. Mais la communauté locale de ridere en provenance des territoires voisins semble tout de même active puisque les trails y apparaissent progressivement.

Les prévisions météo y sont une fois de plus à l’image de ce que l’on connait actuellement sur la moitié sud de la France : de 10 à 20°C, et des passages nuageux variables. Pour dimanche, les dernières tendances annoncent une baisse des températures, et des averses. Décidément…

 

 

Le programme

Comme en Nouvelle-Zélande, la seconde manche Enduro World Serie 2017 se déroule sur une seule journée de course. Les reconnaissances officielles débutent ce vendredi et se poursuivent samedi. Le matin pour la première moitié des spéciales, l’après-midi pour l’autre.

Dans tous les cas, deux jours pleins de reconnaissances qui peuvent laisser des traces et soulever quelques stratégies différentes. Qui va en faire un maximum ? Qui va s’économiser ? Quels parcours auront les préférences des pilotes ? Le terrain va-t-il à nouveau se dégrader au fil des (nombreux !) passages ?

Réponse dimanche, jour de la course. Situé un peu moins à l’Est, l’événement n’accuse plus que (!) 8h de décalage horaire avec l’Europe. 4h, soit mine de rien, une petite demi-journée de déphasage à gérer pour les pilotes.

Il sera donc 8h30 en France, dimanche, quand les derniers à s’élancer doivent parcourir la dernière spéciale vers 16h30, horaire local annoncé. Premiers résultats définitifs en milieu de matinée donc, heure française…

 

 

Les parcours

Sur place, les pilotes affrontent un parcours similaire à celui de Rotorua : 7 spéciales, à chercher entièrement à la pédale, répartie sur 45km et 2000m de D+/-. 

Deux boucles sont au programme, avec passage au paddock en milieu de journée, après les 3 premières spéciales. Le reste du temps, une majeure partie du spectacle se déroule autour du Devil Wolf Live Site, lieu d’arrivée de 4 des 7 spéciales du week-end.

Le terrain s’y annonce légèrement différent avec alternance de passages sur dalles rocheuses et sentiers aménagés d’appuis et de sauts en tout genre. Certaines spéciales s’ouvrent pour la première fois au passage des pilotes à l’occasion de la course.

Les meilleurs mondiaux vont donc mettre les trajectoires et les appuis frais à l’épreuve… 

 

 

Qu’attendre de la course ?

Gageons que les conditions météo, mitigées pour l’heure, épargnent cette fois-ci les pilotes. Du moins, que leur impact sur le terrain soit la plus équitable possible pour le bon déroulement des débats.

À ce propos, l’ordre de départ devrait différer de la première manche, puisqu’il doit désormais s’appuyer sur le classement général provisoire de la saison. Soit les résultats de Rotorua. Une règle qui pourrait bien, pour le coup, avantager les top-pilotes distancés au général, et qui pourraient partir plus tôt, sur un terrain moins marqué…

Cette seconde manche devrait donc, quoi qu’il arrive, redistribuer une partie des cartes et donner l’opportunité d’y voir plus clair dans l’état de forme de chacun. Du moins, dégager une meilleure tendance de ce début de saison.

Adrien Dailly et Sam Hill vont-ils concrétiser sur leur évidente forme d’il y a quinze jours ? Wyn Masters, Matt Walker et Eddie Masters vont-ils capitaliser sur leurs premières belles prestations ? Qui sont les top-pilotes qui vont rebondir après un premier opus difficile ?

On sait déjà que François Bailly-Maitre ne sera pas de la partie, il a déjà annoncé sa non participation. Mais que Yoann Barelli lui, s’est remis de sa chute et veut prendre le départ de cette seconde manche Enduro World Series 2017.

Des points sont à prendre avant une trêve d’un gros mois et le prochain enchaînement Madère/Wicklow à la mi-mai.

 

 

À suivre…

On suit donc bien évidement tout ce beau monde et ne manquons pas de partager les bonnes infos lorsqu’elles se présentent. Résultats et bien sûr, analyse Entre les Chiffres à l’appuis ! Bon week-end 😉

Article lu 5 928 fois. Merci !