5 mois et demi ! 25 longues semaines se sont écoulées depuis la finale de la Coupe du Monde 2016. En cette fin mars, les Enduro World Series 2017 débutent leur tournée mondiale par une étape aux antipodes.

Direction les collines de Rotorua, Nouvelle-Zélande, pour découvrir ce que la saison à venir nous réserve : programme de la saison, parcours et timing de cette première étape, forces en présence…

L’essentiel pour se remettre dans le bain et suivre la saison qui débute avec attention. Enduro World Series 2017, nous y voilà !

 


Temps de lecture estimé : 5 minutes / Photos : Enduro World Series


 

 

Calendrier 2017…

Les Enduro World Series 2017 débutent ce week-end des 25 et 26 mars à Rotorua, en Nouvelle-Zélande. Les pilotes ne font pas le déplacement à l’autre bout de la planète pour rien, puisque 15 jours plus tard, les 8 et 9 avril, la seconde manche se déroule à Derby – petite ville de Tasmanie, île sauvage intercalée entre le pays de la fougère et celui des kangourous…

Retour en Europe, ou presque, ensuite, et répit de 5 semaines. De quoi ajuster ce qu’il faut d’entrainement pour aborder le second enchaînement de la saison : Madère, les 13 et 14 mai, puis Wicklow, Irlande, le 28 mai. Ou comment risquer de vivre le chaud et le froid en 15 jours à peine.

Nouveau break de 5 semaines avant de passer le milieu de saison à Millau les 1 & 2 juillet, en France, dans la torpeur des Natural Games. À cette date, le gros de la saison aura été fait, mais des points importants resteront à distribuer lors de la tournée nord américaine : Aspen – Colorado – les 28 et 29 juillet, Whistler – Canada – le 13 aout.

Pas d’étape au mois de septembre cette année, il faudra donc faire tirer 7 semaines avant d’atteindre la dernière étape, emblématique, de ces Enduro World Series 2017 : Finale Ligure, les 30 septembre et 1er octobre prochains…

 

 

Rotorua, Nouvelle-Zélande

C’est donc à Rotorua, en Nouvelle Zélande, que la saison Enduro World Series 2017 débute ce week-end. La ville se situe sur l’île Nord du pays, 230 km et 2h45 de route au sud de la capitale, Aukland, et son aéroport international où la plupart des pilotes étrangers ont atterri ces dernières semaines.

Hémisphère Sud oblige, tout y est inversé. Cette fin mars correspond à la fin septembre chez nous : nous connaissons le début du printemps, ils connaissent le début de l’automne. Deux périodes finalement proches en terme de températures et de précipitations.

Autour de 20°c (+/-3°c) ces derniers jours, et ce week-end. Des passages nuageux denses, des averses et des éclaircies… À s’y méprendre, les prévisions de la moitié Sud de la France ces derniers temps.

Côté décalage horaire aussi, tout est à l’envers ! Pour l’heure, 9h du matin en France correspond à 9h du soir sur place. Avec notre passage à l’heure d’été, décalé du leur, le décalage ne sera plus que de 11h avec la Nouvelle Zélande ce dimanche…

 

 

Programme et parcours

Très concrètement, la course se déroule sur un jour : dimanche. Les premiers départs dès 7h du matin, les derniers arrivés autour de 19h, heure locale. Nous devrions donc avoir les premiers résultats définitifs en tout début de matinée, ce dimanche, en France.

Avant ça, les pilotes auront bataillé sur un parcours de 7 spéciales au travers des collines qui séparent le lac de Rotorua de celui de Rotokakahi. Les 4 premières éloignant progressivement de Rotorua, les 3 dernières ramenant les pilotes à bon port.

Les spéciales 2, 3, 4 (en partie) et 5 de cette première manche Enduro World Series 2017 sont connues : elles constituaient déjà les parcours de l’épreuve en 2015. On peut donc s’attendre, une fois de plus, à une carte postale de la Nouvelle-Zélande : des fougères, de grands arbres, des racines et de la terre aussi meuble que sombre à leur pieds.

Envie d’en voir plus ? Les caméras embarquées des spéciales sont en ligne, sur le site de l’organisation Crankworx…

En 2015, les intempéries et la fâcheuse tendance du terrain à garder l’humidité avaient réservé quelques surprises aux pilotes. La glaise rendait le sol extrêmement glissant par endroit, et les racines jamais dans le bon sens en avait surpris plus d’un…

Les premières images et les prévisions qui nous parviennent laissent supposer la même configuration..! Avec le profil et les dénivelés contenus du secteur qui s’ajoutent, les pilotes ne sont plus très loin de connaitre quelque chose de similaire à l’étape irlandaise de ces dernières années…

 

 

Les forces en présence…

Plusieurs angles peuvent permettre de suivre la compétition Enduro World Series 2017 et les premiers résultats qui nous parviendront. Celui, évident, des top pilotes prétendants au titre mondial en fin de saison…

À moins que certains outsiders branchés sur courant alternatif les saisons passées, finissent par trouver la clé de la régularité sur ces Enduro World Series 2017 : Yoann Barelli, Théo Galy, Greg Callaghan, Jesse Melamed, Josh Carlson, Marco Osborne ou Curtis Keen, pour venir jouer les trouble-fête et redistribuer les cartes ?!

Une autre vague pourrait tout aussi bien jouer ce rôle : les jeunes pépites de l’Enduro moderne qui n’en finissent pas d’éclabousser le circuit de leur talent…

Et puis, n’oublions pas les locaux talentueux et assimilés, la Nouvelle-Zélande en regorge…

Chez les dames, on a tout aussi hâte de lire les premières feuilles de classement. Sur l’ouverture de Coupe de France de Levens, l’ordre mondial semblait respecté entre Cécile Ravanel et sa dauphine, Isabeau Courdurier. À moins que l’hiver ait porté conseil à l’une de leur poursuivante pour bouleverser l’ordre établi ?!

 

 

À suivre…

Idées à confirmer en Coupe du Monde, dès ce week-end ! Une analyse que l’on ne manquera pas de vous relayer et livrer, dès que les bons éléments seront entre nos mains. À très vite donc, pour suivre cette ouverture de saison Enduro World Series 2017 !

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