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Les coudières sont peut-être les protections les plus compliquées à choisir. Pour ce qu’elles sont, les Racer Smart Skin ont de bons arguments dans la balance. Voilà pourquoi…

 

 

59,95€
110 grammes la paire, en taille L
Taille S, M, L, XL
Sous manches courtes et longues, maillots et base-layers VTT, maillots tailles M et L pour pilote de 1m80, lavage en machine systématique, 6 mois d’essais

 


Temps de lecture estimé : 7 minutes


Est-ce pertinent ?

Qui n’a jamais eu de problème avec ses coudières. Parfois trop proéminentes. Elles ne passent pas sous les manches des maillots sans en déformer le tissu. Elles tournent au moment de la chute et exposent ce qui est censé être protégé. Parfois trop lourdes ou mal taillées, elles tombent à force de vibrations. Bien souvent dans ce cas de figure, on préfère ne rien porter. Dans ce cas, les coudières Racer Smart Skin ont leur intérêt.

En préambule, il s’agit de coudières légères, non certifiées. Leur niveau de protection est donc moindre que certains produits plus protecteurs. On peut leur reprocher ce faible niveau de protection, ou bien la difficulté à cerner combien elles sont protectrices, ou non. Mais on les essaye ici pour ce qu’elles sont : des coudières légères.

Comprenons qu’elles se destinent initialement aux pratiques Trail et XC où leur poids est un atout… Et au BMX, où les pistes sont lisses et où leur finesse permet de passer sous les vêtements sans entraver le mouvement.

Aucune couture, sangle ou sur-épaisseur qui vienne s’opposer à se glisser partout. À l’image des genouillères légères qui fleurissent sur le marché, ces coudières peuvent réconcilier avec ces protections, abandonnées par le passé, faute de produits adaptés. Pour une pratique All Mountain et Enduro aussi, privilégier le maintien, le confort et l’aisance peut avoir du sens, quand privilégier le niveau de protection est un échec.

 

 

Est-ce pratique ?

Pour que les coudières Racer Smart Skin remplissent parfaitement leur rôle, il faut impérativement choisir la bonne taille. Notamment pour s’assurer que les deux bandes silicone soient bien plaquées sur la peau. La grille des tailles Racer peut aider.

Le Lycra est extensible, mais pas à l’infini. Pour ma part, 29cm de tour de biceps et d’avant bras, la taille L convient bien. En cas de doute, on peut compter sur le fait que le tissu élastique se détende, pour accepter un tour 2cm plus important que prévu à la grille des tailles.

Les bandes silicone sont particulièrement adhérentes. À tel point qu’elles tirent les poils et peuvent compliquer l’enfilage des coudières. Petite astuce pour y parvenir sans mal…

Après ces précautions, les coudières Racer Smart Skin se font presque oublier. Elles passent sans mal sous tous les maillots et base-layers manches longues essayé jusqu’à présent. Pour peu que le poignet du maillot soit ce qu’il faut d’élastique, elles peuvent même s’enfiler après coup. Il suffit de retrousser ses manches, les enfiler, puis les recouvrir.

 

 

Est-ce utile ?

À l’usage, sous manches courtes ou longues, la tenue est impeccable. Elles ne bougent pas, se font quasi oublier. La souplesse de la protection lui permet de suivre les mouvements de l’articulation sans difficulté. Surtout, elle ne tombe ou ne vrille pas, à passer sur ou sous le coude, à force de mouvement.

Elles peuvent réconcilier avec les protections, ceux qui s’y refusent, par manque de confort ou de tenue. Hormis quelques rares occasions, je ne mettais plus de coudières avant de les avoir en ma possession. Désormais, j’en porte plus de 50% du temps.

En cas de chute, leur prestation est similaire aux genouillères légères. Portées sous manches longues un peu serrées au moment d’expérimenter malencontreusement leur niveau de protection : elles s’avèrent être efficaces et surtout, ne pas s’enfuir. Reste un petite irritation de la peau, type brûlure superficielle, sous la force de l’impact.

On peut donc penser aux compétiteurs, pour qui les règlements sont parfois contraignants, ou bien dont les exigences en matière de maintien, d’aisance et de confort sont primordiales au point de moduler le niveau de protection.

 

 

Quelle durée de vie ?

Six mois d’essai, à cheval entre le milieu de l’été et le milieu de l’hiver. Les coudières Racer Smart Skin ont connu toutes les conditions de température, de transpiration et d’humidité. Lavage systématique en machine après chaque usage.

Et pour l’heure, aucune trace de vieillissement, si ce n’est un logo qui s’efface avec le temps…

Une vieillissement particulièrement respectable, et des prestations de conforts et de maintien, qui laissent penser que le choix de la taille est le bon, ne sur-sollicitant pas les tissus et coutures outre mesure. Tant qu’elles restent sous un maillot, elles peuvent être durables, même après plusieurs chutes. Le doute est permis si on tombe en manches courtes. Le revêtement de la gomme D3O parait fin.

 

 

Ce qui peut progresser ?

Il n’existe qu’un cas de figure pour lequel les coudières Racer Smart Skin se font sentir. Lors de flexion très prononcée du coude. Dans ce cas, le tissu intérieur a tendance à plisser, et former une épaisseur qui limite la manière avec laquelle on peut plier les coudes.

Il ne s’agit pas d’une gêne ressentie sur le vélo, en pilotant. Le cintre est suffisamment large et les poignets limitent le mouvement avant qu’il ne devienne inconfortable. C’est plutôt dans les gestes de la vie quotidienne que la gêne se fait sentir : en enfilant un maillot, en fouillant dans une poche arrière, en portant le vélo, en buvant à la gourde, en enfilant un sac à dos…

Rien d’handicapant, juste un gêne qui peut s’effacer avec quelques travaux de développement. C’est pourquoi cet aspect ne plombe pas la bonne notation du produit. Cet axe d’évolution est d’ailleurs connu de la marque, et les prochaines productions devraient en tenir compte.

 

 

La concurrence ?

Face aux coudières Racer Smart Skin se dressent les connues et reconnues G-Form Pro-X, premières du genre à être apparues sur le marché. Les Racers utilisent une protection D3O, matériau connu et reconnu du milieu, là où les G-Form comptent sur leur propre matière RPT.

Surtout, contrairement à ce que certaines informations peuvent laisser penser, les deux modèles ne sont pas certifiés CE en matière de protection destinée au cycle.

Il en va d’ailleurs de même pour les SixSixOne Recon, qui se classent dans la même catégorie. En matière de conception, ces deux concurrents fixent la protection au tissu par une couture, là où les coudières Racer Smart Skin font usage d’un thermocollage qui parait plus durable dans le temps.

 

 

Est-ce que ça les vaut ?

Les coudières Racer Smart Skin sont vendues au prix public conseillé de 59,95€. Même tarif que les concurrentes SixSixOne Recon, et dix euros moins cher que les réputées G-Form Pro-X. Un placement intéressant vis-à-vis de la concurrence.

Plus globalement, un prix qui les place au milieu du marché des coudières. Aux portes du haut de gamme même. D’une manière générale, les prestations décrites au sein de cet article sont à la hauteur de ce tarif, et à l’image de ce positionnement.

 

Coudières Racer Smart Skin
Pertinent ?8
Pratique ?8.5
Utile ? 8
Durable ?8
Abouti ?8
Concurrentiel ?9
Bon marché ?7.5
Principale qualité ?
fines, légères, confortables et bien maintenues, elles se glissent partout et se font quasi oublier.
Principal défaut ?
les plis et l'entrave à la flexion complète du coude pour qu'elles soient totalement abouties.
8.1
/10
En conclusion
Fines, légères, durables et juste ce qu'il faut de protectrices... Pour ce qu'elles sont - des coudières légères - les Racer Smart Skin peuvent réconcilier avec les protections de cette zone exposée du corps, trop souvent négligée faut de produit adapté. Particulièrement pratiques et à propos sous un maillotmManche longue ou 3/4.

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