EWS Finale 2016 – Cartons pleins ce samedi !

Le spectacle est au rendez-vous ici à Finale ! Après les reconnaissances, le premier jour de cette EWS Finale 2016 promettait de belles choses. Il tient ses promesses : dans l’air et en bord de piste, l’ambiance est chaude. Les pilotes aussi. Le dernier round de la saison est lancé, et de quelle manière…

Temps de lecture estimé : 6min // Photos : Enduro World Series

 

 

Martin Maes keeping things low on stage 3

Martin Maes, 3 sur 3

On sait le Belge du team GT particulièrement talentueux sur un vélo. De ces rares pilotes capables, tour à tour, de solliciter ou de laisser faire son vélo. Une aisance et un sens de l’équilibre sans égal, qui ne laisse pas indifférent.

Une qualité certaine qui saute aux yeux sur les spéciales de cette EWS Finale 2016. Martin Maes est chaud, rapide et spectaculaire… Jusqu’en bas des spéciales. Notamment les deux premières, très engagées, techniques, cassantes et sinueuses sur la fin.

Un des rares, et incontestablement le plus à même de conserver son style et ses qualités même après plusieurs minutes intenses. Jusque sur la ligne d’arrivée. Ce qu’il faut pour être arrivé non loin de son prédécesseur… à trois reprises ce samedi !

3 victoires en autant de spéciale aujourd’hui. Martin Maes est en tête du classement général provisoire avec près de 30s d’avance…

 

 

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La meilleure défense…

Sur Richie Rude, deuxième. De bon matin pourtant, quelques indices pouvaient laisser penser que le pilote Yeti la jouerait comme l’an passé. Une course sur la retenue pour assurer le titre. Pneus carcasses DH, Camelback sur le dos…

Il n’en est rien. Dans un style tout autre, lAaméricain a choisi l’attaque pour éviter de trop cogiter. Lui verrouille bien plus ses mouvements. En puissance, en force, en résistance dans les appuis, il place le vélo, et lui impose de travailler.

Entre les deux leaders de cette première journée, le contraste est saisissant, mais les résultats, au rendez-vous. D’une certaine manière…

 

 

Nico Lau, incognito

Puisque derrière, on pourrait presque dire que l’on n’attendait pas Nicolas lau à pareil fête. Non pas que l’on renie le talent du Vosgien. Comme à son habitude, il déploie toute sa technique dans les portions les plus sinueuses, et affiche un belle sérénité.

Juste que sa présence sur le podium du jour a mis du temps à se dessiner. Discret lors de reconnaissances, très régulier entre la 5ème et la 7ème place du jour, le pilote Cube profite de sa constance pour coiffer au poteau quelques concurrents aux dents longues…

 

 

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Nico Vouilloz, fino fino

À commencer par Nicolas Vouilloz, 4ème pour 2,5s à peine. Toujours dans le coup, le pilote Lapierre est excellemment bien parti, signant le second temps de la première spéciale. Fluide et coulé tel un chat. Rusé comme renard.

Terrain sec et poussiéreux. Possible risque de pluie. Dans les deux cas, un certain choix de pneus pouvait s’imposer. Nicolas Vouilloz l’a osé. Prototype de Mud Michelin à gros volume chaussé sur la roue avant du pilote Lapierre.

 

 

Remy Gauvin enjoying the flow of stage 4

Du monde au portillon

Derrière, la bataille s’annonce plus serrée que jamais. C’est bien simple, 10s séparent le pilote Lapierre, 4ème, de Jesse Melamed, 10ème. À peine plus de 2s d’écart d’un pilote à l’autre. Et chacun à son mot à dire !

Rémi Gauvin, très en vue 5ème sur le nouveau Slayer, étale toute sa technique de descendeur… Et fait hurler la foule à chaque passage. Théo Galy, 6ème, ne rate pas l’opportunité : celle de tout donner une dernière fois avant la trêve hivernale. Sam Hill, parti prudemment, n’en finit plus de surprendre. 7ème après deux top dix dans les spéciales les plus éprouvantes.

Jerome Clementz in race mode on stage 4

8ème et 9ème, Jérôme Clementz et Damien Oton ne se quittent plus. Dans leur bataille pour la 2ème place du général, les deux hommes se rendent coup pour coup. Le pilote Cannondale dégaine le premier. 4ème temps de la SP1 conquis en pilotant sur le fil, tandis que le pilote Devinci fait une cascade sans trop de conséquence. Mais le Catalan réplique sur la fin : top dix sur l’ultra physique spéciale 3 malgré ses gros pneus du jour.

Jesse Melamed, pilote Rocky Mountain referme le top 10. Presque par miracle. Il se déclarait malade au départ du jour. Les spéciales de cette EWS Finale 2016 l’ont semble-t-il soigné. Ce n’est pas le cas de tout le monde…

 

 

Jared Graves studies lines

Bailly-Maitre à plat, Graves au tapis

À commencer par François Bailly-Maitre, victime d’une crevaison dès la première spéciale. Arrivé à plat sans avoir, heureusement cassé la jante, mais crédité du 54ème temps, à 47s de la gagne. Il est 31ème au classement provisoire. Un moindre mal…

Jared Graves n’en dira pas autant. Le pilote Specialized s’est présenté à l’arrivée de la SP2 visiblement meurtri d’une grosse chute. Avant bras droit ensanglanté, maillot et short très poussiéreux et surtout, cheville droite particulièrement enflée et douloureuse. L’Australien posait à peine le pied au sol, et n’osait plus clipser aux pédales. Évacué en ambulance, il ne s’est pas présenté au départ du dernier chrono du jour…

Inès Thomas, pourrait presque dire qu’elle a eu plus de chance. Même spéciale, et grosse cascade pour la pilote Canyon. Roue avant bloquée entre deux rochers au freinage d’une épingle. Rodéo sur plusieurs mètres, avant de passer par l’avant et tomber, plusieurs mètres en contrebas, pieds en haut, tête en bas… Sur la suite de la spéciale !

 

 

Isabeau takes a moment to watch riders tackle the technical start to stage 5

Le deuxième carton plein

Ce n’est donc pas le week-end de la pilote Canyon, 3ème par ailleurs cette saison. À sa place, Anne-Caroline Chausson ! L’état d’esprit de la pilote Ibis, abordé en présentation de cette EWS Finale, porte visiblement ses fruits. Même victime d’une crevaison lente sur la fin de la spéciale 2, elle s’offre un podium provisoire au terme de ce premier jour de course…

3ème, derrière les deux intouchables de la catégorie féminine. Cécile Ravanel, vainqueur des 3 spéciales du jour devant Isabeau Courdurier, tout aussi régulière seconde… Le deuxième carton plein du jour, avant d’aborder le troisième, presque tout aussi prévisible.

 

 

Le troisième carton plein

Chez les Espoirs, Adrien Dailly ne tremble pas ! Il a remporté 4 épreuves de rang depuis son abandon en Irlande. De quoi commencer à être sérieusement sûr de sa force. Les résultats du jour ne peuvent que conforter un pareil sentiment : 3 victoires espoirs sur autant de possible… Et le meilleur temps absolu sur la première spéciale du jour !

Mais finalement, n’est-ce pas le schéma que l’on pouvait anticiper ? L’un sûr de sa force, l’autre jamais aussi fort que lorsqu’il doit chasser… Avec 35s d’avance, le pilote Lapierre a pris une sérieuse option pour le titre. Mais il ne faut pas croire que tout est joué pour autant.

Sébastien Claquin peut encore le faire. D’autant qu’il a du composer avec des pertes de pressions dans ses pneus à deux reprises, dans la première, et la troisième spéciale. Dans la seconde, à la régulière, il n’est finalement qu’à 5s de son adversaire…

Il reste 4 spéciales pour faire mieux ce dimanche, dont certaines qui peuvent sans conteste donner du fil à retordre, même aux plus talentueux.

Début de réponse à suivre en live >> http://www.endurotribe.com/2016/10/live-ews-finale-ligure-2016-resultats-week-end-direct/

Résultats complets du samedi >> http://www.enduroworldseries.com/wp-content/uploads/2016/10/Finale_Ligure_Day1-results.pdf

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