Après une semaine d’acclimatation, de reconnaissance et de délires entre amis, nous y sommes ! C’est vendredi, jour de qualifications sur la Mégavalanche de l’Alpe d’Huez. C’est ici que les choses sérieuses commencent, et que les plus ambitieux doivent briller pour espérer…

 

 

Les règles…

Le principe est simple. Prendre tous les inscrits, et les diviser en dix paquets. On forme ainsi les « vagues » de qualification. On offre aux filles la possibilité de rouler entre elles, et aux « momes » de moins de 15 ans de quoi se faire les dents. Au total, 12 vagues de 150 pilotes environ.

Répartir ensuite équitablement les favoris de la course : quelques grands noms du milieu par vagues, un paquet d’outsiders, les biens placés des années précédentes et les plus rapides à s’inscrire. Ainsi sont formées les premières lignes de chaque vague.

Pourquoi cette première ligne a tant d’importance ? parce qu’elle conditionne grandement la probabilité d’être en tête au premier virage, au premier névé, au premier tiers de la course, et, in-fine, à l’arrivée. Petit aperçu dans les roues de Nicolas Quéré et Xavier Murigneux, vague n°8 du jour…

Sur la ligne d’arrivée, les 3 premiers de chaque vague se qualifient pour la première ligne de LA Megavalanche Internationale, dimanche matin, 9h. Du 4eme au 6eme en seconde ligne, etc… En tout, les 35 premiers de chaque vague font la Méga, la vraie. du 36eme au 70eme roulent la Méga Challengers le samedi, après les filles. Les autres, du 71eme au 90eme la Méga Amateur, puis Affinity…

 

 

Les résultats du jour

Si ce petit jeu a un intérêt, c’est bien celui de permettre à chacun, du premier au dernier, de trouver un challenge à sa mesure. Encore faut-il, c’est le principe d’une compétition, franchir la ligne d’arrivée. En la matière, les qualifications de la Mégavalanche ne sont pas une mince affaire.

C’est pourtant ce que la plupart des favoris du jour s’évertuent à faire. Première vague, première indication : une fois de plus, Rémy Absalon n’est pas venu pour faire dans la dentelle. vainqueur et surtout, auteur d’un temps que l’on croira être le meilleur du jour pendant un moment…

Seconde vague plus serrée,Thomas Lapeyrie sauve les meubles. Arrivés juste à temps pour son départ, le pilote Sunn s’offre la troisième place synonyme de première ligne sur la langue de neige de Sarenne.

Son teamate Kilian Bron n’a pas tergiversé. Seul gros client de la troisième vague en l’absence de Yoann Barelli – aperçu en bord de piste, main gauche toujours douloureuse – le pilote Sunn s’adjuge la première place.

Plus de bagarre dans la vague suivante. On attendait Matti Lehikoinen, c’est Cedric Ravanel qui scratch la manche, le finlandais ne faisant pas mieux que quatrième. Jolie performance des deux cadets Noa Seret et Tom De Carlo, sixièmes et neuvièmes de la course.

Cinquième vague, cinquième configuration de course. Plus accrochée cette fois-ci, avec Cédric Gracia un temps sous la menace du vivace et coriace Camille Servant. Vincent Haulet, qui nous démontrait son sens de la trajectoire lors des recos, pourra en faire autant au départ de la première ligne, dimanche.

En sixième vague, les trois favoris s’offrent une belle bagarre au pédalage final, qui tourne finalement à l’avantage de Gustav Wildhaber, quelques secondes devant Dimitri Tordo et Baptiste Gaillot.

En septième vague, l’absence de Dan Atherton et de Iago Garaï laisse de la place au classement final. Stefan Peter, Mike Schuler et Callum Mc Cubing en profitent.

Nicolas Quéré, autre grand favori de la course, prenait le départ de b Auteur du Holshot, il ne laisse le soin à personne d’autre l’idée d’occuper la première place. Tenue de bout en bout. Derrière, Xavier Murigneux crève et Mirco Widmer et Daniel Prijkel en profite. Le Yeti SB5.5C et notre serviteur assurent une place en embuscade, seconde ligne dimanche, en prenant la quatrième place.

Neuvième vague, Damien Oton survol la course. Même en franchissant la ligne d’arrivée à plat, il conserve vingt-quatre secondes d’avance sur Damien Saint-Patrice et Clément Charles.

Dixième et dernière vague, François Bailly-Maitre s’adjuge une des dernières places mises en jeu aujourd’hui, et pas la moindre : auteur ” in-extremis” du meilleur temps absolu, il sera le premier à entrer en ligne et choisir sa place en première ligne dimanche. Un peu plus tard, Colin Favre et Guillaume Heinrich l’accompagneront en ligne A.

Chez les dames, enfin, Cécile Ravanel ne laisse le soin à personne d’incarner sa domination. La leader de la coupe du monde EWS partira donc, dès demain matin, en grande favorite de la compétition féminine…

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