C’est parti ! La folle semaine de la Megavalanche de l’Alpe d’Huez est belle et bien lancée. Le soleil brille, les oiseaux chantent et… La station se remplie d’anglais – toujours très friands de l’événement – au fur et à mesure des jours qui passent. Petit à petit, chacun prend ses marques et profite des lieux pour préparer au mieux le défi qui l’attend : passer les qualifications de vendredi, et, au mieux, rouler dimanche !

 

 

Quoi de neuf sous le soleil ?

Avant ça, passage incontournable par les reconnaissances de la course… Ou plutôt, des parcours. Comme c’est la tradition depuis le début des années 2000, «qualif» et «course» n’empruntent pas le même tracé. Les deux ont pourtant en commun le massif des Grandes Rousses… Et cette année, une bonne dose de neige !

Le Dôme des Rousses, départ des qualifications – 2800m d’altitude – nous avait habitué à offrir son décor roux et minéral. Cette saison, il se pare d’une robe blanche plus fournie qu’à l’accoutumée.

Le départ devrait s’y faire en courbe, entre deux talus de neige, avant d’emprunter la piste et ses épingles, dégagées pour l’occasion. Plus bas, les dalles habituelles se font plus rares. Si d’ordinaire, deux névés résistent à un océan de roche, cette année, on cherche les dalles au milieu de la neige…

Au départ de la course, sur le glacier de Sarenne, même constat ! les conditions d’enneigement sont idéales, pour ne pas dire exceptionnelles. Belle épaisseur de neige, pas de cailloux, pas de glace vive à fraiser… Si les murs n’étaient pas encore damé ce mercredi matin, ils devraient l’être sous peu..

La langue blanche s’étend idéalement jusqu’à l’entrée du pierrier, où quelques névés bien placés compliquent à peine les choses. Des conditions qui ne devraient pas évoluer d’ici la fin de semaine. Jusqu’à dimanche, les conditions anticycloniques synonyme de grand soleil doivent se maintenir. Nuits fraiches et étoilées, journées ensoleillées, le cocktail presque idéal !

 

 

Du pain sur la planche…

Aussi bonnes soient-elles, les conditions d’enneigement ne font pas à elles seules une bonne Méga. Après tout, elles ne représentent qu’un petit quart du parcours. En dessous, Anim’Alp et UCC se sont retroussés les manches. Si, ces dernières années, les traces pouvaient s’être creusées au fil des passages des 2000 participants annuels, c’est une histoire ancienne…

Pour un temps du moins : si tout n’est pas parfait, à plusieurs endroits, parfois étriqués, pelles, pioches et terre rapportée bouchent les trous et rendent les choses plus fluides et fun. C’est notamment le cas pour la mythique partie « des qualifs » qui passe sous le DMC… Dans les terres rouges entre « le chalet de l’Américain » et « les pâtures. » Et dans le bois de Oz, devenu un toboggan géant aussi jouissif que spectaculaire !

 

 

Qui dit quoi ce mercredi ?

Au fur et à mesure des jours qui passent, les favoris et pilotes en vue se montrent donc de plus en plus loquaces. Si le jeu des qualifications dressera sa liste des favoris en lice pour le titre de vainqueur, certains éléments donnent déjà une idée des états de forme de chacun.

Ainsi, le finlandais Matti Lehikoinen (Nukproof/Mavic) était le premier à être aperçu sur les pistes, dès mardi. Pendant ce temps, la plupart, dont Nicolas Quéré, faisaient du jus et profitaient des charmes de la station pour prendre du bon temps…

Mercredi matin, Rémy Absalon (Scott/SR Suntour) et Damien Oton (Devinci) étaient de la première benne pour le Pic Blanc. L’occasion de valider certaines gommes et leurs approches : déterminée pour le vosgien, prudente et appliquée pour le catalan. Laquelle paiera dimanche ? Pour l’heure, on sait juste qu’à 8h45, le glacier était un peu… Glacé !

D’autres, lève tard ou patients, c’est selon, ont expérimenté le glacier ramolli par le soleil au fil de la matinée. C’est le cas notamment de la clique Commençal, les Ravanel et Nicolas Quéré notamment. Après la glace, la soupe donne une idée de la maitrise et de l’expérience qu’il faut pour profiter du glacier au bon moment…

Yoann Barelli profitait quant à lui des traces qu’il affectionne avant de subir la traitrise d’un “ciel” cachant la suite…

Plus zen et décontracté, Thomas Lapeyrie préférait abordera journée en musique. Après avoir remporté celle de la Réunion par le passé, Cédric Gracia découvrait quant à lui enfin la Méga de l’Alpe… avec, ça fait plaisir à voir, Anne-Caroline Chausson dans la roue !

 

 

Qui dit quoi ce jeudi ?

Pour profiter d’un glacier parfait, il fallait patienter jusqu’à jeudi matin. température un poil plus chaude, neige en cours de transformation, murs damés… Tout y était pour lâcher les freins comme jamais. Le preuve en image avec la bande du Team Rocky Sport & Co :

Dans le lot des confiants, tous ne sont tout de même pas passé sans encombres. Même action, point de vue différent, et sortie un peu large de Kilian Bron…

D’autres continuent leur apprentissage de la Méga. Cédric Gracia entre autre, qui donne le sourire à Anne-Caroline Chausson qui, prudente et patiente, prendra un peu de repos bien mérité au lieu de se risquer à la course.

Même constat chez Commençal, où les Ravanel se sont réconciliés avec la neige. Jugez plutôt…

Non content de sa glissade de la veille, Rémy Absalon est lui aussi retourné au sommet pour tâter du glacier. Et cette fois, il n’avait pas de mal à mettre de l’angle…

Que dire de Nicolas Quéré. À peine les crampons posés sur la neige, le marseillais volant, roi du glacier, n’a pas trainé pour s’élancer… Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une fois de plus, sa caméra embarquée est une démonstration du talent unique qui l’anime sur la neige. Lui seul, ou presque, se permet quelques fantaisies. Et si les autres finissent par l’imiter, lui a toujours une longueur d’avance…

Le pilote commençal n’est pas le seul à bien se débrouiller. D’ailleurs, les anciens font de la résistance. François Dola, premier vainqueur de la Megavalanche au siècle dernier (!), s’est même permis de déposer François Bailly-Maitre…

Vincent ” Bucheron 25 ” Haulet, autre habitué des lieux, faisait partie des pilotes impressionnants ce jeudi. Ses trajectoires “quasi” parfaites au bas du second mur en attestent. la chute, en fin de glacier, n’enlève rien au festival bine mené jusqu’alors…

 

 

Voilà donc les recos terminées. Demain, jour de qualification, tout le monde tentera de bien figurer pour remettre le couvert dimanche. Pour l’heure, comme à l’habitude, les derniers détails de l’organisation finissent de se mettre en place. Chacun vaque à ses occupations et suit son programme. La course, ses débuts, sont pour vendredi 10h, premier départ des qualifications. À très vite 😉

 

 

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