Un peu plus d’un mois après la seconde manche Enduro World Series qui prenait fin en Argentine, nous voilà aux prémices de la troisième étape de la saison, qui se déroulera ce week-end à Wicklow, en Irlande. L’Emerald Enduro, nom officiel de la course, promet une nouvelle fois un spectacle de très haut niveau, mais pour des raisons diverses. Explications…

 

 

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Le spot – Carrick’s Mountain, Wicklow, Irlande

Glenealy, le village exacte où se déroule l’événement, se situe dans le comté de Wicklow, 50 km au sud de Dublin. Si l’endroit est d’abord habité par nombre de personnes qui profitent des lieux pour échapper au train train de la vie urbaine de Dublin, c’est aussi la colline de Carrick voisine qui attire les riders du coin.

Elle culmine à 381m d’altitude et ses flancs offrent au maximum 300m de dénivelé par spéciale. Son sommet a déjà fait l’objet de nombreuses images devenues cultes, pour ses enchevêtrements de rochers et genévriers nains qui marquent le départ de chaque run. Ses flancs sont recouvert de forêt à la densité plus ou moins importante, en fonction de l’exploitation forestière qui en est faite.

Dans tous les cas, l’endroit ne renie pas sa forte empreinte de pays de l’archipel Britannique. En cette période, la météo semble typique. À en croire les prévisions, les conditions pourraient très vite changer, passant d’un soleil franc à quelques bonnes averses irlandaises pour entretenir l’onctuosité du sol tourbeux des lieux. Quoi qu’il en soit, les températures oscilleront autour de 10°C tout au long du séjour des meilleurs pilotes mondiaux dans le secteur…

 

 

On prend les mêmes…

Après l’aventure sud-américaine des deux premières manches, tout ce beau monde revient en terrain connu, et pour cause : outre le spot, les spéciales et les liaisons devraient être les mêmes que l’an passé. Et si l’on s’avance plus encore dans l’analyse du programme, l’ordre des spéciales, lui aussi, sera strictement identique. À tel point que l’on peut compter sur le descriptif de l’an dernier pour apporter tous les détails du parcours. Nicolas Filippi, déjà sur place avant de nous livrer sa première rubrique ” de l’autre côté de la rubalise ” nous confirme un tracé “à 95% identique à l’an passé.”

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Sur cette petite colline d’Irlande, les 45km qui attendent les pilotes proposeront donc 7 spéciales qui se courront toutes autour des 3min30s, une seule dépassant la barre des 5min, pour un total de 1700m de dénivelé tout à la pédale. Les plus curieux d’entre nous peuvent consulter le descriptif complet de l’an passé, pour se faire une idée précise du programme.

Spéciales courtes et intenses, terrain connu et anticipé par tous, autant dire que la compétition s’annonce serrée, et d’un très haut niveau, où l’erreur se paiera cash et où seul celui qui excellera à ce petit jeu peut avoir espoir de l’emporter haut la main.

 

 

r3-wicklow-irelandQuelques points clés du week-end…

Outre le parcours, la course en elle même propose un format différent des deux manches précédentes. Au premier rang des différences notoires, le déroulement même de la compétition. Deux jours de reconnaissance permettent toujours aux pilote de prendre progressivement connaissance des parcours. Spéciales 1 à 4 ce vendredi, spéciales 5 à 7 ce samedi…

Et donc, course sur la seule et unique journée de dimanche, où les pilotes enfileront les 7 spéciales du jour sur un laps de temps de 6h30. Ainsi, à en croire la start list actuelleBenoit Clément prendra le premier départ paddock du Top 30 à 12h30, tandis que Richie Rude devrait revenir et valider sa course un peu avant 19h30 – heures françaises, +1h par rapport aux horaires irlandais fournis par l’organisation.

Autre point important du Race book, tout ce beau monde aura aussi loisir de choisir le casque avec lequel il prendra part à la course. L’intégral n’est ici pas obligatoire, le casque Jet étant aussi autorisé en spéciale. L’an passé, les deux avaient été observés, il sera intéressant de voir ce qu’il en est cette année…

 

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Les enjeux du moment

Après ses deux succès de rang en début de saison, Richie Rude sera donc une nouvelle fois dans tous les viseurs. Sur une course plus impulsive et intense encore que les deux précédentes, le jeune américain sera-t-il à même de tirer partie de toute sa puissance ?

Martin Maes, le seul à l’avoir réellement inquiété jusqu’à présent ne doit certainement pas l’entendre de cette oreille. Jérome Clementz, Nicolas Vouilloz et Damien Oton, qui complètent le Top 5 général actuel non plus… Côté Frenchies, on suivra également Cécile Ravanel, grande favorite féminine, et les deux Espoirs Adrien Dailly et Sébastien Claquin – en petite forme après son abandon aux Terres Noires – qui survolent pour l’instant les débats…

Mais, outre les pilotes en verve au sujet desquels nous pourrions longuement argumenter, un autre paramètre à enjeux semble se profiler… L’actualité récente côté matériel semblerait bien laisser planer le doute quant aux montures utilisées par certains. Quelques cadres permettant l’usages de roues de 29 et/ou d’amortisseurs métriques pourraient bien circuler dans les paddocks, et prendre part à la course.

Qui osera ces paris ? Réponse sous peu, “de l’autre côté de la rubalise” et via l’ensemble des publications qu’Endurotribe s’apprête une nouvelle fois à proposer pour suivre ce week-end de coupe du monde EWS comme il se doit !

D’ici-là, on fait tranquillement monter la température avec ce retour en images sur la course de l’an dernier. Petit casque, petites spéciales, grosse intensité et passage flat out au milieu d’une grosse ambiance… Ça promet !

 

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