Focus sur un produit qui sort de l’ordinaire dans le domaine de l’hydratation : la ceinture/banane Camelbak Palos 4LR. Ceux d’entre vous qui ont pratiqué l’enduro ou le trial moto avant de se mettre au vélo ont très certainement déjà connu ce concept. Pour les autres, voici plus de détails…

Sur le principe, nous enduristes, avons une fâcheuse tendance à attaquer à outrance quand la pente s’inverse… Et à parfois passer des heures à y prendre un malin plaisir. Combien d’entre nous ne se sont pas plaint, au bout d’un certain temps, de devoir trainer leurs sacs à dos ? Lourds, encombrants, mal tenus, tenants chaud, tirants sur les épaules, frottants les arbres…

 

 

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Le concept de la Camelbak Palos 4LR

Camelbak, l’emblématique marque qui a fait son succès sur le concept des sacs d’hydratation – jusqu’à devenir le nom commun pour «sac à eau» pour certains – a bien saisi la problématique. Elle propose donc, sur le principe de la ceinture lombaire, La Camelbak Palos 4LR, une alternative qui doit continuer à garantir les recettes de base qui ont fait le succès de la marque. Alors, en quoi consiste cette ceinture ?

 

 

Qu’embarque-t-on ?

À première vue, il est possible d’embarquer une multitude d’éléments dans cette Camelbak Palors 4LR. Le volume, relativement réduit par rapport à un sac à dos classique, propose des compartiments de différentes tailles où chaque élément trouve sa place. Veste légère, pompe, chambre à air, et poche à eau dans le plus grand. Multi-outils, dérive-chaine, cartouche dans un des rabats. Couverture de survie et pansements dans l’autre. Barre de céréale et gel dans une poche latérale. Portefeuille et téléphone dans la dernière… À moins que sur les hanches – premières à prendre les pizzas en cas de chute – la forte exposition de ce dernier, précieux, ne pousse à l’enfouir dans la poche principale…

 

 

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Le bon usage…

Il s’agit là du chargement théorique que les volumes de rangement acceptent sans compromettre leur fermeture. À l’usage, il faut cependant rester prudent. Plusieurs ajustements et questionnements sont nécessaires pour en tirer pleinement parti. Ceinture ainsi remplie, le système de serrage et de maintien est à la limite de ses capacités. la sangle principale a toujours tendance à glisser dans la boucle, se desserrant progressivement. Une fois la veste et un demi-litre d’eau mis de côté, l’usage de la ceinture s’en trouve facilité. En fait, elle a tendance à recevoir davantage qu’elle ne peut raisonnablement en transporter.

«L’ensemble doit ainsi faire corps avec le bassin…»

Il faut ensuite veiller à bien positionner la ceinture. Au dessus des hanches, aucun serrage efficace n’est possible. Il faut la positionner sous les crêtes iliaques, sur la ceinture du short, afin que le maintien se fasse en encerclant fermement le bassin. Ainsi, la charge libère la mobilité des lombaires, s’appuyant plus bas, sur le sacrum. L’ensemble doit ainsi faire corps avec le bassin.

 

Bien réglée, la ceinture offre alors des sensations bien différentes du sac à dos…

 

 

 

Quelle différence ?

La charge, plutôt que de se déplacer sur les omoplates, reste concentrée sur une seule ligne transversale au bas des reins. La transpiration, au lieu d’être importante sur une grande surface, est limitée à l’appui formé au pied de la colonne vertébrale.

Qu’on le veuille ou non, il s’agit d’embarquer un chargement. Il représente donc une masse concentrée, une «gêne». Elle est différente, car ne se réfère pas au même segment. Le sac s’associe aux mouvements du tronc. La ceinture à ceux du bassin. Bien souvent, les erreurs d’équilibre se traduisent pas davantage de balancement au niveau des épaules qu’au bas du dos. La ceinture a donc un avantage : celui d’être accolée à une partie du corps qui balaye moins de distance, génère donc moins d’inertie, donc moins de fatigue, des membres qui compensent : bras et jambes…

Conception différente signifie également usage différent. Celui du tuyau, même s’il n’est pas révolutionné, connait ses petites adaptations…

Au rang des petits désagrément, les projections de la roue arrière qui ne s’accrochent pas au maillot – donc ne le saliraient pas – tombent entre le maillot et la surface d’appuis. quelques éclats suffisent  pour que la terre soient incrustée au tissu du maillot à force d’être concassées par les nombreuses oscillations.

 

 

 

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Pour qui, pour quoi ?

Alternative à l’encombrant sac à dos, la ceinture Camelbak Palos 4LR permet de réduire et concentrer le chargement. Jusqu’à 2h30 ou 3h de sortie, pour peu que les conditions soient clémentes et stables, elle permet de profiter d’une aisance supplémentaire par rapport au sac à dos. Son bon usage et son maintien permettent de l’utiliser en randonnée. Ce n’est pas un hasard si nous l’avons utilisée pour agrémenter les illustrations de l’essai du Lapierre Zesty 827. Il suffit de lire les conclusions quant à l’usage de ce All Mountain pour saisir ce à quoi elle se destine. À l’inverse, les compétiteurs en quête de davantage de discrétion s’orienterons vers d’autres solutions… Nous y reviendrons 😉

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