Canyon Experience 2015 – Le récit du gagnant, Vincent Delamotte

Vincent Delamotte (l’heureux gagnant du jeu concours exclusif que l’on a organisé avec Canyon) nous raconte son aventure “Canyon Experience”, durant laquelle il a pu vivre et partager avec les pilotes, trois jours au sein du team pro Canyon Factory à l’occasion de l’EWS de Samoëns

Photos : Quentin Chevat

Trois jours au sein d’une équipe pro

Salut les gars, je vais essayer de vous faire partager cette expérience extraordinaire que m’ont permis Canyon France et Endurotribe. Je suis Vincent, j’ai 25 ans, je termine mes études d’ingénieur en agriculture par apprentissage, et je viens de Normandie (Désolé les filles je suis déjà pris) ! Pour ma part, c’était un double challenge.

Tout d’abord, le plus impressionnant est de savoir que je vais faire partie intégrante durant un week-end d’un des plus gros teams d’Enduro, qui plus est avec M. Fabien Barel. Le tout en n’étant pas un boulet mais en vivant chaque instant avec eux.

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Dès mon arrivée sur Samoëns le jeudi soir, je suis pris en charge par Guillaume Heinrich de Canyon France et Flo le team manager puis par l’ensemble du team. L’ambiance est à ce moment vraiment détendue, les gens sont heureux de se retrouver pour un week-end qui s’annonce top. Il est vrai que le chalet monstrueux qu’a loué le team aide à la décontraction. Seul Joe Barnes dort dans son fameux camping-car.

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C’est le moment d’apprendre à connaître toute l’équipe. Pour moi, le premier fait marquant est le moment du dîner. Déjà, pas de viande ni de laitage. Mais surtout, des quantités astronomiques de pâtes et légumes poêlés ingurgités par les pilotes. Ils ne sont pas épais, mais mon Dieu qu’ils ont besoin d’énergie. Il en sera de même pour les petits déjeuners…

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Vendredi, veille de course. L’organisation interdit toute reconnaissance en vélo. Les pilotes profitent donc du matin pour se reposer en attendant le dur week-end. Chacun gère son emploi du temps. Pour ma part, je profite de ce moment pour faire un tour du paddock vu de l’intérieur avec Quentin (Endurotribe). Une autre expérience vraiment top car cela permet de rencontrer et de discuter avec de nombreux acteurs du VTT (notamment chez Sram avec Altino) mais surtout des tops pilotes… L’après-midi est consacré au retrait des dossards et à la reconnaissance à pied de la spéciale 3 qui arrive en ville.

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Ce moment est vraiment intéressant en écoutant et discutant avec les pilotes des lignes qu’ils souhaitent rider. Pour eux, la trace limée par le rider lambda n’existe pas. La lecture du terrain est vraiment différente !! La fin de journée approche. La pression monte d’un cran. Les discussions ne sont basées que sur la course. Les pilotes en profitent pour visionner au maximum les vidéos qui ont pu être réalisées sur les sentiers de Samoëns afin de s’approprier au mieux le terrain.

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Pendant ce temps, les trois mécaniciens ne chôment pas. Les vélos sont entièrement démontés, remontés, vérifiés et revérifiés. Tout est optimisé à la demande de chaque pilote (cf. reportage Endurotribe). Les freins sont purgés chaque jour, il en va de même pour les plaquettes, les câbles, la chaîne. Quand on voit les écarts de certains chronos, on comprend mieux cette minutie. Selon Duggy (mécanicien de Ludo May), il prend plus soin des vélos des pros que de sa femme… C’est vous dire !

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Pour finir la journée, les pilotes sont au lit à 21h30 car demain il faudra se lever à 6h ! N’oublions pas Heda, la masseuse-kiné-cuisinière qui aide à détendre les sportifs !

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Samedi, Jour J. Réveil difficile à 6h du matin, temps menaçant qui va se transformer en pluie sur la première spéciale. Les mécanos sont déjà dans les starting blocks. On prend un gros petit déj’ puis direction le paddock pour préparer la première reconnaissance avant le run chronométré.

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La grande question, quel pneumatique adopter !? Heureusement le temps entre les recos et les runs permet de changer les pneus. L’organisation du team marche de pair. C’est un peu comme un ravitaillement de F1. Le mécanicien prend en charge le vélo et le remet comme neuf. Tout est vérifié (transmission, serrage, roues, pneus…).

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Les pilotes en profitent pour se détendre, tout en restant mentalement dans la course. Impressionnant le calme qui règne dans le paddock malgré les temps disponibles serrés. Fabien, en tant que perfectionniste, demande toujours à l’ensemble des pilotes si tout va bien. Dans le paddock, tout est à disposition pour remettre le pilote en jambe (nourriture, boisson, massage).

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C’est à ce moment qu’intervient mon deuxième challenge. Première spéciale ; réussir à ne pas chuter. Pour avoir fait quelques enduros ou DH régionales, le terrain n’a clairement rien à voir. Ici je dois avaler 1000m de D- en 15-20 minutes contre 150 m en Normandie. Les tracés sont longs, très engagés et vraiment physiques pour le haut du corps. Le niveau est bien international. Mais quel régal à rouler !!!! De la puff, des racines, des pierres, des dévers, de la pente, de la vitesse, bref, que du bon et du naturel 😉 Ce sera valable pour tout le week-end sauf sur la petite spéciale 3.

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Fin de journée, tout le monde est épuisé, c’est l’heure pour les pilotes de se reposer. Les chronos sont globalement bons mais pas suffisants pour Fabien. Les mécanos entament eux une deuxième journée de boulot à la frontale.

Dimanche, une belle journée s’annonce. Les spéciales tracées sont magnifiques. Les mécaniciens ont super bien travaillé. Les pilotes se régalent et prennent du plaisir. Le moral remonte. Fabien réalise les scratchs. Aucun problème mécanique durant le week-end pour le team et moi-même.

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Fabien fini sur la 3ème marche du podium, suivi par Joe en 11ème et Ludo en 19ème position. Inès se classe 5ème chez les femmes. Grâce à ces résultats, le team se classe 1er du week-end. Autant dire que l’ambiance dans le team devient folle !!! Ils ont même réussi à me faire monter sur le podium team, quel régal !

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Retour dans le paddock. C’est le moment de faire sabrer les bouteilles de champ’ et d’enfin boire un coup !! 😉 Pour ma part, je termine à la 157ème place (202 scratch), pas déçu pour un Normand novice mais pas suffisant pour continuer avec le team… 😉

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Les mécanos doivent ensuite remettre les vélos de course en parfait état pour la prochaine manche dans le Colorado. Les pilotes reprennent la route dans la soirée. Il est temps pour moi de conclure ce fou week-end autour d’un bon hamburger savoyard avec les membres du team. Un moment fort sympathique et relâché de toutes pressions.

Comme nombre d’entre vous, intégrer un team international est un rêve de gosse, surtout avec une légende comme Fabien Barel dans une structure à gros budget. On imagine tous l’Enduro un peu à la mode CG à boire des bières le soir… C’est beaucoup moins vrai, avec le niveau actuel, le professionnalisme est vraiment devenu le maître mot sur les EWS si le classement est prioritaire. On ressent le sérieux que l’on peut retrouver dans d’autres sports mécaniques. Impressionnant, mais ça fonctionne !!

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Un grand merci à Guillaume (Canyon France) et Quentin (Endurotribe) qui ont permis de mettre sur pied une telle aventure. Merci à Flo de m’avoir parfaitement intégré au team. Merci à Fabien, Ludo, Joe et Inès pour leur disponibilité et leur prise en compte de ma présence, merci à Laris, Duggy et Hugues pour leurs conseils en mécanique et leur bonne humeur, et enfin, merci à Heda pour sa cuisine mais aussi pour notre bien-être musculaire. 😉

Merci également aux sponsors qui m’ont fait de nombreux cadeaux (Mavic, Urge, Ergon, Julbo). Merci également à toutes les personnes que j’ai pu rencontrer autour de cette fabuleuse expérience. Comme disait un internaute sur le premier reportage : “Rien qu’à voir son sourire, ça en dit long…” Eh bien il avait parfaitement raison ! 😉

Vincent

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