EWS #1 de Punta Ala : Le compte-rendu de Théo Galy

Objectif : Top 20

Me voilà de retour en France après un super séjour en Italie. Première étape de la World series en Toscane, plus précisément à Punta Ala, en bord de mer Méditerrané. Je débarque donc le mardi avec le maillot de bain dans le sac, les tongues, le vélo… bref tout laisse à penser que ces “vacances” vont être magnifiques !

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Et pourtant, d’entrée de jeu la météo vient gâcher le rêve. Les rayons de soleil se font rares et les températures sont loin d’être estivales. Dés le mercredi j’attaque les recos, je commence par faire 1, 2, et 3 dans la matinée puis j’enchaîne dans l’après midi 4 et 5. Le terrain est très sec et énormément roulé, du coup il y a beaucoup de poussière. Finalement je m’aperçois que lors de ma venue au mois de mars je n’avais reconnu que des portions des spé 2 et 3. Heureusement nous sommes qu’en début de semaine, il me reste donc encore du temps pour reconnaître. Après cette bonne journée de vélo, la soirée fût courte !

Jeudi en me levant, je n’ai pas le sourire : le ciel est bien chargé et il pleut des cordes. Tant pis, je décide quand même de poser les roues dehors, mieux vaut connaître le terrain détrempé au cas où dimanche ce soit les mêmes conditions ! Je choisis de refaire les spés 1, 2, et 3 qui pour moi sont les plus techniques. Finalement les conditions boueuses ne sont pas si désagréables que ça, il fait doux et le terrain n’est pas très glissant. Les descentes étant moins rapides je me régale d’autant plus ;-). Le soleil revient seulement dans l’après midi histoire de pouvoir faire sécher les affaires…

Vendredi matin même scénario, la pluie tombe toute la matinée. Cette fois-ci je reste au sec, et c’est une bonne chose puisque le soleil apparaît vers midi. En fin d’aprèm je pars faire un petit tour histoire de reconnaître une seconde fois les spés 4 et 5, mais le terrain est en train de sécher les pneus bourrent et la descente est rendue glissante. Je ne suis pas spécialement à l’aise avec ces conditions. Point positif durant ces trois jours de reco, j’ai pu découvrir toutes les conditions possibles pour dimanche et j’ai eu le temps de faire deux passage sur chacune des spéciales 🙂 . Vendredi soir je pense avoir fait de bonnes reconnaissances, même si certains ont beaucoup plus roulé les tracés que moi !

Samedi matin je préfère me reposer pour le prologue du soir. Le prologue c’est une spéciale très courte environ 40 secondes en ville et le plus spectaculaire possible. Première reco du prologue à 16h, la descente est rigolote avec des escaliers, des pif-paf, des épingles, un module en bois, et des grosse relances le tout dans des ruelles pavées !! Bref tout est bien jusqu’au moment où la pluie vient une nouvelle fois semer le trouble, les ruelles une fois mouillées glissent énormément. Heureusement pour moi les départs se font par ordre inverse des plaques, les gros dossards partent avec les pavés encore mouillés mais petit à petit les rues sèchent et j’ai la chance de partir pratiquement sur le sec.

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39 secondes de folie, hyper intense, une foule énorme massée dans les rues, des pilotes légendaires, une grosse ambiance, bref un concentré de bonheur ;-). En bas je suis content de ma descente, je signe le 18ième temps de ce prologue. Après tout est vite réglé, un bon repas et direct au dodo histoire de bien récupérer pour la grosse course du lendemain !

Dimanche matin, 8h45, départ pour la première liaison sous un beau soleil. Collègue de la journée Loïc Bruni, il a le dossard 29 et moi 30 nous feront donc la boucle ensemble.

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C’est parti pour environ 50 km avec 4 spéciales (au lieu de 5 prévues, la spé 2 étant annulée pour raison “météo” ), cette première liaison pour rallier le départ de la spé 1 est interminable et sans grand intérêt. Il y a d’abord 30 minutes de route, puis un long faux plat montant sur une piste et sur la fin ça monte fort il y a même des portions où je décide de pousser la bicyclette. Après 1h20 de liaison me voilà au départ de la première spéciale, le stress est bien là. A mes côtés, Steve Peat, Greg Minnaar, Samuel Blenkinsop, Jared Graves, Brian Lopes, Josh Bryceland, Nicolas Vouilloz, Fabien Barel, Dan Atherton, Cédric Gracia et j’en passe. Bref je me lance dans la pente, les premiers mètres sont glissants, je reste prudent et assure un run propre mais malheureusement pas très rapide, en bas j’ai le 31ième temps… aïe 🙁 . Sans course préparatoire je manque de rythme, cette première spéciale était mon premier chrono de la saison !! Pas le temps de pleurnicher il ne faut pas traîner pour la deuxième liaison. J’arrive au départ de la spé 2, les deux premières grosse liaisons se font déjà sentir. Cette spéciale est la plus longue des 4, elle sera certainement décisive. La première portion de la spéciale est très physique, c’est un long plat en devers assez technique il faut être vigilant car la trace est vraiment étroite. Ensuite ça plonge fort dans la pente, les parties rapides défilent, je fonce entre les arbres. Plus je descends et plus je me fais secouer, le bas de la descente est vraiment défoncé mais il faut continuer à bloc

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La fin de la spéciale est à nouveau très physique, grosse relance, coup de pétard bref je ne lâche rien jusqu’au bout et ça portera ses fruits puisque j’obtiens le 15ième temps 🙂 . Je suis super content de mon run, le chrono est bon, le bike fonctionne à merveille, tout roule comme sur des roulettes. Troisième liaison, c’est reparti pour 20 bonnes minutes de goudron vers le paddock pour un “arrêt au stand”, juste le temps de laver la machine, ravitailler le bonhomme, j’aperçois le classement et je pointe en 17ième position, cool ! Me voilà déjà en route pour la troisième spé.

La liaison est assez courte mais il commence à faire chaud, heureusement cette liaison se fait en grande partie en sous bois sur de jolis petits single. Au départ de la spé nous surplombons la mer, le paysage est magnifique, sauf que pas le temps d’en profiter… Il faut se concentrer sur la spé. Je pars à fond, peut être trop. Je fais rapidement des fautes dans tous les sens, dommage la première partie de la descente est chouette, le sentier tournicote, il y a de belles trajectoires, de beaux appuis mais je n’avance pas un caramel 🙁 . Du coup je donne tout sur les parties physique qui s’avèrent très longues sur le bas de la spéciale. Je passe la ligne d’arrivée mécontent de moi et je le paye cash avec un chrono qui me place 33ième. Tant pis, je file sur la liaison en direction de la quatrième et dernière spéciale de la journée, mais je commence à être sacrément cuit. J’arrive au départ avec seulement 5 petites minutes pour me poser, ça tombe bien je n’ai pas besoin de plus ! Je me concentre, top c’est parti pour l’ultime chrono, je suis bien propre en descente et assez vite, dans la seule portion physique je donne tout le jus qu’il me reste et assure les derniers passages techniques. J’arrive en bas oxydé mais content de ce dernier run où je signe le 16ième temps ! Je trace sur la liaison qui me ramènera jusqu’au paddock, ligne arrivée de cette première World Series.

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Au final je termine 21ième de cette première coupe du monde d’enduro, très content d’avoir fini sans problème, le top 20 n’est pas passé loin. Les sensations tant en descente qu’au pédalage était vraiment bonnes, le Genius en 27,5 était le vélo idéal pour cette course et je suis hyper satisfait du vélo !! Je n’ai plus qu’une seule chose en tête : vivement le deuxième round 😉

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