La BC Bike Race 2012 en Sandman – Deuxième partie

Pour faire suite au premier article, voici les dernières nouvelles des aventures d’Adrien et de son Sandman lors de la BC Bike Race…

Day 3

Et bien voilà, c’est déjà le troisième jour de course. Après un réveil très pluvieux, on se retrouve toujours pour le même déjeuner. Je me rapproche de plus en plus des quelques Français présents, ça fait quand même du bien de parler sa langue maternelle. On engloutit tout ça et direction le bus car oui ce matin on commence par un long trajet en bus puis en ferry. Le trajet dure bien 3 h et dire que j’ai gagné le tirage au sort pour faire ce trajet en hydravion mais comme tout bon Français, je n’étais pas au briefing, du coup je ferai le trajet avec tout le monde dommage…

A 14 h le départ est donné et après 4 km de route, c’est du pur bonheur pendant les 45 autres. C’est de plus en plus beau ! Aujourd’hui, je suis bien décidé à me reposer pour demain mais comme tout bon compétiteur, je fini par me mettre à bloc. Je me suis même surpris à rouler sur une piste en plat montant à 36 km/h… Pas mal avec mon bike de 15 kg et mes pneus en 3.8 ! D’ailleurs parlons un peu du bike, ce n’est pas un vélo pour une course de XC mais ça reste super ludique dès que les singles arrivent, le comportement est bon et le confort très bon sur les racines.

Aujourd’hui, on arrive sur la plage avec la tente posée sur le sable. C’est vraiment du pur bonheur et cette course tient vraiment toutes ses promesses. En ce qui concerne mes résultats, ça va de mieux en mieux : 42e le premier jour, 28e le second et maintenant 23e aujourd’hui. Demain, grosse étape de 68 km…

Un Baggy en 1ère ligne

Au programme aujourd’hui, la plus longue étape de la BC Bike Race avec 68 km à parcourir. Mais on a déjà le droit à un petit trajet en taxi-boat et on s’en met plein les yeux, c’est vraiment joli. Le départ est donné sur le port et le soleil commence à faire son apparition. Aujourd’hui je me dis ça passe ou ça casse. Je vais essayer de rouler fort, tout fier de moi sur la première ligne avec mes gros pneus et mon baggy short (le seul de la première vague) !

Je pars à fond, j’essaye de me mettre en première position mais impossible les 5 premiers kilomètres sur de la route, du coup je prends un gros éclat. La première partie est assez roulante, c’est vraiment dur pour moi et je décide de lever le pied pour profiter du paysage qui est magnifique. Au fil des kilomètres les jambes se font lourdes et malheureusement pour moi la moisissure a bouché le tuyau de mon camelback… Impossible de boire, ça va être vraiment long…

A partir de la mi-course nous voilà repartis dans ces fameux singles où ton compteur annonce 1 ou 2 km/h ! Dur pour le moral mais tellement joli à rider. Les 10 derniers kilomètres sont descendants. J’en profite pour me faire une ou deux sorties de route avant l’arrivée. Maintenant on va aller manger des bonnes frites bien grasses car il faut reprendre des forces pour demain.

Top 20 ?

Nous sommes ce soir à Squamish, c’est super beau. Notre camp de base est juste sous ses fameuses falaises. La journée s’est très bien passée, toujours aucun gros problème technique et aucune grosse chute. Le circuit d’aujourd’hui était très roulant sur les 10 premiers kilomètres et ensuite c’était juste du pur bonheur. Les singles étaient magnifiques. On se demande combien ça a prit de temps pour shaper tout ça. Tout est conçu pour se faire plaisir : chaque passerelle, chaque virage, chaque appui a été pensé pour que le rider se fasse plaisir. C’est juste indescriptible… On roule là dedans 2 à 4 heures par jour et on arrive quand même à oublier qu’on fait une course.

Pour en revenir à la compétition, ben je pense avoir fait mon meilleur résultat. On verra ça dans 1h, lors de l’affichage. Une place dans le top 20 me ferait bien plaisir. Le vélo lui se comporte bien, je commence à prendre confiance même si je préfère assurer afin de finir cette course mythique.

Pour info, cette course est vraiment à découvrir, alors j’espère qu’on sera beaucoup de Français (l’an prochain ?) et j’en connais même un qui va m’accompagner pour la gagner… Oui oui tu vas te reconnaitre et commences à t’entrainer un peu ! (NDLR : un indice, c’est un jurassien…)

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